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de 2904; à gauche de 2505; au niveau de la région cicatricielle: 3201 à droite; 2697 à gauche. La température est moins élevée pour tout le membre supérieur gauche, le refroidissement remonte jusqu'à l’omoplate.
Peau plus fine, desquamée sur les quatre premiers doigts. Poils plus longs sur les quatre derniers doigts, le moignon de l'épaule, le bord postéro-externe du bras, moins abondants sur la face dorsale et le bord postéro-intere de l’avant-bras: ongles cassants. Crôtes épidermiques peu appréciablies. Veines moins saillantes sur l’avant-bras et le bras gauches. Chair de poule plus marquée et plus durable sur Je bord interre de l’avant-bras gauche, quand le tronc est refroidi au moyen d’un linge mouillé. Décaléifcation des os de la main.
Le 8 décembre 1918, anesthésie générale à l’éther. Le réflexe tricipital est exalté, le réflexe de flexion du poigret est resté constamment plus vif du côté gauche. Refroidissement plus considérable à gauche au niveau de la cicatrice. L'extension des doigts n’a rencontré qu’une faible résistance; celle des muscles palmaires était plus. marquée. Au début du réveil, la contraciure tendait à reparaître. La main, l’avant-bras et le bras ont été inmobilisés ren bonne position dans un appareil plâtré pendant quinze jours.
Après enlèvement de l’appareil qui a déterminé une recrudescence des douleurs, pendant les premiers jours, les doigts restent en extension, JA main est sur le prolongement de l’avant-bras, le tendon du grand paimaire ne fait plus saillie sous la peau et le réflexe de ce muscle est à peine exagéré. Hyperexcitabilité des nerfs encore vive. Main hyperesthésique à la piqüre. Par la suitg, amélioration progressive. L'hypothermie persiste encore à certains mofnents, elle paraît cependant moins constante et moins marquée; dans Certaines circonstances, Ja tempérafure de la main gauche s'élève davantage que celle de la main droite. Le 19 févrisr 1958, à 10 heures, avec une température ambiante de 19 de”rés, la température du médius gauche est de 2203, et celle du médius droit de 2201. Un tube de glace est appliqué symétriquement sur la poitrine pendant quatre minutes. Après avoir baissé légèrement sur les deux côts pendant cinq minutes, la température monte à gauche en 27 minufes jusqu'à 2706, tandis qu’elle baisse à droite à 2104 et reste à ce degré jusqu’à la fin de l’expérience.
OBSERVATION XXXIV Observation de Louis Bazy et Georges Lataix (ohbservationtrésumée).
C..."“Edouard, acrobate équilibriste. À 21 ans, le 12 décembre 1923, fracture ouverte du genou avec broiement de cette articulation dans une chute de 12 mètres durant un exercice d’acrobatie à Montreuil-sur-Mer.
Amputation de, la cuisse droite au tiers moyen, le jour mêénre de son accidermt à l'Hôpital de Montreuil. Après l’opération, le malade eut des épistaxis: la ponction lombaire ramena plusieurs fois un liquide céphalorachidien sanglant. Au début de son coma, la température à atteint 419; le moignon, drainé transversalement, a suinté pendant quinze jours, et quand le malaûe reprit réellement conscience de lui-même, la cicatrisation était complète. .
Le malade est ensuite soigné pour une sinusite frontale. À ce moment, son moignon est déjà douloureux.
Le 30 juillet 1924, on pratique à Montreuil-sur-Mer une résection du bout du sciatique qui est le siège d’un névrome. Pendamt tout son séjour à l'hôpital, le malade a souffert de la tête: hémicranie droite à prédominance frontale.
Le 7 août 1924, le malade sort de l'Hôpital de Montreuil. Toute douleur a disparu tant au niveau du moignon qu’au niveau de la tête. Le 7 janvier 1925, au cours d’ur entraînement, nouvelle chute sur la face latèraie du moignon. Aucune ecchymose ne se manifeste, aucun phénomène dotnloureux au niveau du moignon. Après la disparition de la douleur de 1a chute, qui dure seulement quelques instarmts.
Le 10 janvier 1925, trois jours après ce nouveau traumatisme, picotements, puis lancements de plus en plus aigus au point de départ du bout du moignon. Par monrents, tremblements qu moignor. Après le tremblement du moignon, le malade perçoit des mouches volantes. La température est de 3807. Obnubilation, faiblesse générale, sans qu’il soit possible de trouver une porte d’ertrée infectieuse.
Le 12 janvier 1925, le malade va consulter Robineau et Sicard pour les phénomènes relatés. Sicard pratique deux injections de lipiodol dans moignon. Les crises cessent presque complètement pendant onze jours, puis réapparaissent plus violentes qu'avant l'injection.
Alors, Robineau, d'accord avec Sicard, décide de pratiquer une intervention chirurgicale mal relatée par le malade. On a parlé de radicotomie, de section du sympathique et de section du sciatique.
Le 20 décembre 1925, le malade virent consulter à l'Hôpital Saint-Antoine, car plusieurs fois par jour se produisent les crises suivantes : des picotements apparaissent à la face postérieure du moignon, puis à ces picotememts font suite des douleurs qui augmentent progressivement d’intensité pour atteindre leur maximum en deux ou trois minutes, puis les douleurs s’atténuent progressivement. Les crises douloureuses durent cinq minutes environ. Après la crise douloureuse, engourdissement géméral. Le malade est hépété, incapable de soutenir une conversation suivie; ressent dans le crâne des fourmillements à point de départ occipital, irradiant à“tout l’hémicrane droit. Cet état d’obnubilation cesse dès que le moignon se met à trembler, tremblements de plus en plus forts, toujours dans Je sens antéro-postérieur, Le tremblement dure cinq minutes, Si le malade essaie d’arrêter le tremblement en se contractant, il est pris d’éblouissements qui l’obligent à se raccrocher quelque part pour ne pas tomber. Le tremblement reste généralement localisé au moignorm rarement il se propage aux membres supérieurs.
Dans ses antécédents, le malade n’a aucune maladie infectieuse. ja réaction de B. W. pratiquée plusieurs fois, a toujours été négative. L’examen du cœur, des poumons, au foie, est négatif.
Les urines ne renferment ni sucre ni albumine.
On note sur la peau du moignon des phénomènes vaso-moteurs, alterrativement de la pâleur, de la rougeur; au moment des crises, le moignon devient violacé.
La palpation du moignon ne réveille aucune douleur, mais provoque au tremblement.
Examen de la tête: aucune déformation cranienne; pas de paralysie faciale, mais inégalité pupillaire, mydriase à droite. Réactior pupillaire normale, réflexes normaux au membre inférieur gauche.
OSCILLATIONS ARTERIELLES
Pressions Cuisse gauche Moignon 20 1/4 1/4 19 1/4 1/4 18 1 4722 17 2 1 16 2172 12479 15 4 { 142 14 6) LUE 13 6 14 112 8 3/4 11 8 1/2 174 10 8 1/4 9 FAT 1/4 7 6 1/4 6 5 1/2 1/4 5 5 472 1/4
La tension artérielle au membre supérieur droit est de 14 pour ia maxima, et de 9 pour la minima.
Réfiexe oculo-cardiaque
On note 80 pulsations lorsque le malade est debout.
On note 72 pulsations lorsque le malade est couché.
Dans cette position couchée, la compression oculaire ralentit le pouls, de telle sorte qu’on ne note plus que 68 pulsations.
Injection d’adrénaline sous-cutanée (ur milligramme)
Cinq-minutes après l'injection, on note les faits suivants:
Dans la position couchée: 76 pulsatiorrs.
La compression oculaire accélère cette fois le pouls et on note alors 80 pulsations.
Quinze minutes après l'injection :
Dans la position couchée : 84 pulsations.
Après compression oculaire: 84 pulsations également.
Opération le 20 décembre 1925 (Louis Bazy, Georges Lataix, Hémon).
Incision au niveau de la masse sacro-lombaire,
Section des rameaux communicants lombaires.
Après. l'opération, disparition des douleurs, disparition du tremblement.
Les oscillations redeviemnent presque normales, et les troubles vasomoteurs disparaissent.
Diminution de la mydäriase droite.
Le malade est entièrenrent satisfait.
29 janvier 1926 : maintien de la guérison; la mydriase droite a complètement disparu. M. André-Thomas note que le réflexe pilo-moteur est aboli dans le territoire du rerf petit sciatique. En janvier 1927, maintien de la guérison, mais on note l’existence d’un diabète sucré.
OBSERVATION XXXV Observation de Daniel Petit-Dutaillis, Blamoutier et Noël Péron.
A 27 ans, il fut blessé, en octobre 1915, par balle ayant provoqué un éclatement du coude droit. La blessure a guéri err laissant une ankylose vicieuse qui a nécessité en 1915 une résection, On constatait une paralysie cubitale et une paralysie radiale.
C’est dans les mois qui ont suivi cette intervention, que le malade aurait commencé à se plaindre de douleurs dans le domaine du cubital. Ces douleurs amenèrent à pratiquer à deux reprises (1917 et 1918) une libération simple du cubital. Ces deux opérations n’apportèrent qu’une sédation passagère. Les douleurs qui l’amenèrent à consulter pour Ia première fois ren février 1927 ne sort que l’aggravation d’un état qui n’a jamais cessé depuis Ja guerre.
A cette époque, sur un fond de douleurs continues se greffent des paroxysmes violents. Les douleurs continues sont comparées par le malade à une sensation de picotemerts, d’élancements. Elles ont siégé pendant longtemps au coude, apparaissant spontanément surtout à l’occasion des efforts, et se trouvant netteemnt accentuées par urre pression exercée sur le trajet du cubital.
Depuis le milieu de 1927, le territoire douloureux. s’est accru remontant sur le trajet du nerf dans l’aisselle. Le malade accuse depuis lors des sensations pénibles de constriction, de pesanteur, localisées au bord irrterne du membre, qui rendent les mouvements de l’épaule presque impossibles. Les accidents paroxystiques qui se greffent sur l’état de douleurs continues sort à type nettement causalgique. fls surviennent à intervalles variables (deux, trois ou quatre jours), le plus souvent à l'occasion d’un effort quelque peu violent. Leur durée est assez courte: une
Re
après-midi où une nuit. Les phénomènes consistent en ure sensation de brûlure très vive localisée au bord qu ecubital de Pavant-bras et surtout au niveau des quatrième et cinquième doigts. Ces douleurs né sont soulagées que par la pression forte de ses doigts et surtout par application locale d'eau froide. La main est presque constamment protégée. Au moment du paroxysime, le malade accuse une transpiration très nette au niveau des quatrième et cinquième doigts, lesquels deviennent exsangus et froids.
A l'examen, outre le coude ballänt, on remarque ume atrophie intense au membre supérieur droit.
Troubles moteurs; paralysie du cubifal et du radial.
Troubles sensitifs: anesthésie complète dans le territoire .du radial; sensibilité conservée dans le territoire du médian.
À la palpation, on réveille une douleur localisée sur le trajet du Cubital, jusqu'aux deux derniers doigts. Le tronc du nerf est nettement douloureux au-dessus du niveau de la blessure. 11 y à des troubles trophiques surtout au niveau des quatrième et cinquième doigts où la peau est mince, luisantie, rosée. Les troubles vaso-moteurs, de même topographie que les précédents, se manifestent par des alternatives de rougeur et de pâleur coïncidant avec les accès causalgiques.
Tous ces phénomènes allaierrt lentement en Ss’aggravant, malgré un traitement par l’ionisation localisée.
Le malade souffre tellement de sa main, qu’il ne peut même pas l’utiliser pour les mouvements qui lui restent. Les douleurs sont des plus intenses: elles remontent, beaucoup plus haut; toute la goutltière bra-
‘ chiale est douloureuse. Le malade réclame à nouveau l’amputation; on décide une opération sur le sympathique cervical.
Opération le 1er juin 1928 (Docteur Petit-Dutaillis)
On est frappé par le volume du tronc du sympathique cervical qui est triple du volume habituel. Les rami eux-mêmes sont beaucoup plus gros que normalement. Le ganglion cervical moyen présente aussi des dimensions inusitées. On pratique alors successivement la section des différents rami que l’on rencontre depuis le bord inférieur au ganglion cervical supérieur jusqu'au ganglion premier coratique; on isole avec un soin partieulier les différentes racines du nerf de Francois Franék. 9n sectionne également quàätre rameaux allant du premier nerf dorsal au ganglion de Neubauer et à la partie initiale de la chaîne thoracique. Au moment de ë section de ces derniers rameaux, le malade qui est opéré à l’anésthésie régionale accuse une vive douleur dans le coude et le peti doigt. ;
À la suite de cette opération, le malade se déclare considérablement . Soulagé; pendant huit jours, il ne souffre plus du tout. Cependant, à ia fin de la première semaine, des douleurs vives avec paroxysmes reviennent dans le petit doigt alors ‘qu’au coude et dans l’aisselle le malade pe souffre pas. Les douleurs au petit doigt augmentent d'intensité de jour en jour, et interdisent le sommeil.
Opération nouvelle le 17 juin 1928.
Résection des nerfs de l’artère cubitale atrophiés.
Sorti le huitième jour, le malade se déclare cette fois entièrement soulagé. Les douleurs du petit doigt avaient complètement disparu le soir même de l'intervention et ne sont pas revenues depuis lors.
Revu le 10 septembre 1928; le malade se plaint de douleurs à type causalgique localisées à l'épaule, à la région mastoïdienne. Par contre, il ne souffre absolument plus dans le membre supérieur. /
Nouvelle opération le 13 septembre 1928; on sectionne tous les rameaux Ccommunicants naissant dans les trois quarts inférieurs du ganglion supérieur. On suit la chaîne de haut en bas jusqu’au ganglion cervical moyen, où le sympathique paraît très congestionné et très épaissi. On résèque le ganglion et un segment du tone du sympathique sur une longueur de quatre centimètres.
Le malade sort le huitième jour, enchanté, ne souffrant plus.
L’examerr histologique du fragment réséqué (Ivan Bertrand) montre un