‹ Les Causalgies Post-Traumatiques de Weir-Mitchell et Leur DevenirChapitre 40 sur 69 · HOT · texte numérisé non relu

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normaux du côté opposé. Le réflexe pilo-moteur, très accentué, apparait avec une plus grande intensité sur le membre malade.

Depuis l'opération, il n’est pas survenu de troubles vaso-moteurs ou trophiques; élévation thermique légère du membre opéré. Les pupilles sont légèrement inégales (myosis du côté opéré), mais sans syndrome de Claude Bernard complet, ce qui n’est pas fait pour nous surprendre, puisque les rameaux communicants sympathiques suivent le trajet des racines antérieures.

Les aäivers réflexes pupillaires sont normaux.

OBSERVATION XXXII \ Observation d’André-Thomas (*)

R.…, adjudant à 22 ans, blessé le 26 septembre 1915, par une balle ertrée Sur la-face postérieure de l’avant-bras gauche et sortie un peu en dedans et en avant du cubitus, produisant un séton dont les orifices sont distants de sept centimètres. Au premier examen, On reconmut l'exisicnce d'une fissure sur le cubitus, dont Ia raäiographie a contirmé l’existence. . :

Quinze jours plus tard, le membre enfa depuis l'extrémité des doigts jusqu’au cou: on craignait un phlegmon qui ne se produisit pas, et. la main resta seule œaématiée pendant sept à huit mois. Dès cette époque, des douleurs très vives, apparurent, dans toute la main et sur la face dorsale de l’avant-bras, douleurs compartes à des piqûres d'aiguille et à des fourmillemrents; en même temps, les quatre derniers doigts se Méchissaient dans la paume de la main. Peu à peu les douleurs augmentèrent, revinrent par crises la nuit aussi bien que le jour, empêchant le sommeil et prenant le caractère de brûlures,

Ï1 fut hospitalisé en 1916 dans le service de M. Souques: il présentait alors les symptômes de neurasthénie qui rétrocédèrent vers le mois de juillet. Bien que les: douieurs n'aient pas beaucoup diminué, il les supportait mieux.

Au mois de juillet 1916, tous les mouvements actifs et passifs de l'épaule et du coude, du poignet et des doigts étaient limités. Les mouvemrents passifs étaient très douloureux, Les douleurs restaient localisées à l’avant-bras et à la maim Sensibilité intacte: légère hyperesthésie au pinceau dans le domaine du médian et du radial. Le blessé, signale lui-1 même que quand on lui lève la main.droite, il ressent dans la gauche des douleurs plus vives. Il ne peut pas supporter les ublutions chaudes ou froides. Les réflexes radial et tricipital existent.

Des imjections de novocaïne au niveau du piexus brachial (point d’Erb) ne procurèreut aucun soulagement et provoquèrent même quelques douleurs assez vives.

Au jaois d'avril 1917, l'attitude est la même, le jeu articulaire est limité à cause des rétractions, les mouvements volontaires sont très réduits. Il existe une atrophie marquée, la circonférence du bras est à gauche de 22, contre 27 à droite: celle dé lavant-bras, 18'à gauche, 25 à droite; de !a main, 19 à gauche, 21 à droite. La percussion du grand palmaire produit une flexion plus forte à la main gauche qu’à la main droite. L’excitabilité mécanique des nerfs et des muscles est augmentée, l’exCcitabilité électrique diminuée.

Sensibilité objective normale; cependant la piqûre ou la pression sont plus vivemeirt senties en général sur les trois premiers doigts. La mobilisation des jointures est très douloureuse. Le médian et le cubital sont douloureux à la pression au-dessus du pli du coude.

Le 29 octobre 1917, à 14 heures, avec une température ambiante de 20 degrés, la température de la face dorsale de l’avant-bras est à droite

(*) Extraite du travail de M. André-Thomas sur les Phénomènes de répercussivité,

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