DE 1813 A
(1) Alexandre DENMARK. — Medico-Chirurgical Transactions of London, Volume IV, page 48, année 1813.
Sur ue dizaine de lignes de ce travail, l’auteur entrevoit furtivement l'affection qui, cinquante ans plus tard, sera magistralement décrite par Weir-Mitchell.
(2) EARLE. — Medico-Chirurgical Transactions of London, Volume VII, page 173, année 1816.
L'auteur expose les résultats de ses observations cliniques concernant les effets de la blessure des nerfs sur la calorification du membre correspondant. I1 confirme ceux publiés en 1912 par Yellowby das le même périodique. Il montre qu'après section complète d’un nerf, les régions correspondantes sont plus froides que celles qui n’ont pas été atteintes. La .différence est surtout nette avec le membre symétrique. Après section incomplète, deux Cas sont. à considérer: dans les cas ordinaires, abaissement thermique; dans les cas où la blessure a entraîné une lésion de nature irritante, entraînant la sensatiorr de cuisson et l’aspect luisant de la peau, !a température locale est très rarement abaissée, le plus souvent, elle est nettement élevée par rapport au côté sain.
(3) LANGSTAFF. — Medico-Chirurgical Transactions of
London, Volume XVI, page 140, année 1825.
L’A. rapporte l’observatian d’une femme atteihte dune causalgie de l’avant-bras, consécutive à ure blessure. Les douleurs étaient si tenaces, qu’on en vint à pratiquer l’amputation: mais celle-ci, loin d’amener la guérison, exacerba les douleurs, et il en résulta un état convulsif permarrent des muscles du moignon. Une seconde amputation pratiquée audessus du coude amena la guérison définitive et complète. .
(4) Hamixrow. -— Dublin Medical Journal, 1838.
L’A. décrit des faits euperposables à ceux antérieurement rapportés par Denmark et par Langstaff.
(5) PAGET. —— Medical Times and Gazette, 26 mars 1864.
drone"
Quelques semaines avant la publication du mémorable travail de Weir-Mitchell, Paget, chirurgien de la Cour royale d'Angleterre, consacra, dans un mémoire du « Medical Times and Gazette », une dizaine de lignes à une description, malheureusement beaucoup trop sommaire, de l'affection si douloureuse que nous avons en vue.
WEIR-MITCHELL, G. MOREHOUSE and W. KEEN. — Gunshot wounds and other Injuries of nerves, Philadelphie, 1864, p. 101 et suiv.
. WEIR-MITCHELL. — Des lésions des Nerfs et de leurs
conséquences. Traduction Dastre. Préface de Vulpian. P. 68 à 404. Edit. Masson, Paris, 1874.
Résumant de cet ouvrage seulement ce qui nous intéresse ici, mous voyons que Weir-Mitchell et ses collaborateurs découvrirent que les blessures des nerfs périphériques, particulièrement celles du médian et du sciatique poplité interne, s’accompagnaient, assez souvent, lorsque le nerf n’était pas sectionné, d’un état spécial qu’il démomma « causalgie », Caractérisé de la façon que voici: apparition, généralement dix jours après la blessure, de sensations atroces de brûlure dans le territoire cutané du nerf blessé (il s’agit le plus souvent de la face palmaire de la main ou plantaire du pied). Cependant la causalgie peut aussi être déterminée, quoique plus rarement, par la blessure du cubital ou du radial. Le territoire cutané atteint de causalgie présente généralement de la rougeur, une élévation thermique,.toujours le « glossy-skin », une sudation exagérée d’odeur désagréable. De l’eczéma apparaît fréquemment sur la main; les ongles s’incurvent; l’état général et l’état mental s’altèrent rapidement. Le malade présente des paroxysmes douloureux à l’occasion des contacts, des bruits et des émotions; il présente de l’'insomnie et de l’irritabilité du caractère, enveloppe continuellement la main malade avec des linges mouillés d’eau froide. Les douleurs de cuisson peuvent être réveillées ou exagérées par les contacts superficiels des régions saines symétriques ou voisines. Un des exemples typiques: un malade de Weir-Mitchell atteint de causalgie de la main droite, emtourait celle-ci et celle poposée, avec des gants ouatés qu’il mouillait fréquemment; il mouillait également ses bas et remplissait ses bottes d’eau froide.
Sur une vingtaine d'observations décrites par Weir-Mitchell, huit fois le médian est seul intéressé; cinq fois, la lésion siège sur le plexus brachial; trois fois, la blessure frappe à la fois le médian et le radial, ou le médian et le cubital; quatre fois, le rrerf sciatique. Quant aux traitements institués par Weir- Mitchell on peut les grouper en traitements médicaux et en traitements chirurgicaux. Les traitements médicaux appliqués par Weir-Mitchell semblent être uniquement symptomatiques: douches d’eau froide, morphine, quinine et autres, calmants ou suranrés: vésicatoires, sangsues, cataplasmes. En sorte que l’on peut juger de l’évolution spontanée d’un certain nombre de causalgies. Toutefois, nous devons remarquer que ces cas s'appliquent à des çcausalgies d'intensité moyenre, car, dans les cas où la causalgie n’était pas atténuée par les calmants, Weir-Mitchell recourait à une intervention chirurgicale. Néanmoins, nous pouvons rapporter un Certain nombre d’évolutions spontanées vers la guérison. Dans un cas de blessure du sciatique poplité interne, la causalgie disparut complètement au bout de cinq mois; dans un autre cas de blessure du scia-