PENDANT LA GUERRE DE
(13) H. OPPENHEIM. - Zur Kriegsneurologie. Berliner Klinische Wochenschrift, Novembre 1914.
Au cours de ce travail important, l’A. parle de douleurs particulièrement violentes observées à la suite de certaires plessures nerveuses et accompagnées de troubles vaso-moteurs trophiques et sécrétoires. L’A. imsiste sur la répercussion considérable des douleurs sur le psychisme des blessés. Bien que l’A. n’en rappelle pas le nom et semble ignorer l’œuvre de Weir-Mitchell, il s’agit très vraisemblablement de causalgies.
(14) L. BRuxS (Hannover). — Kriegsneurologische Beobachtungen und Betrachtungen. Neurologisches Centralblatt, 2 janvier 1915, p. 12 à 15.
Dans la partie de ce travail concernant les blessures des nerfs périphériques, l’A. signale qu’à la suite des blessures de certains nerfs, particulièrement du médian, du sciatique et au cubital, les blessés présentent des douleurs d’une violence extrème alors qu’on n’observe aucune paralysie, aucune R. D. Ces douleurs sont accompagnées de troubles trophiques et d'une sudation abondamte dlocalisée au territoire cutané du nerf lésé. Ces douleurs troublent le sommeil et ont une répercussion manifeste sur le psychisme du blessé. Bien que l’auteur n'en rappelle pas le nom et semble ignorer l’œuvre de Weir-Mitchell, il s’agit certainement de causalgies.
En outre, l’A. montre qu’à cette époque en Allemagne, on pratiquait déjà, dans certains cas de formes douloureuses de blessures, la section au nerf suivie immédiatement d’une suture consécutive. | ,
(15) SICARD, IMBERT, JOURDAN et GASTAUD. —- Contribution à l'étude Médico-Chirurgicale des blessures des
nerfs. Presse Médicale, 25 février 1915.
Entre autres méthodes thérapeutiques concerrant les dou-
leurs des nerfs blessés, l'A. parle des névrotomies, suivies immédiatement de sutures consécutives (résultats aléatoires).
’ s (16) KiRScHXER ,(Kænigsberg). —- Ueber Schussverletzungen der peripherischen Nerven. Deutsche Medizinische Wochenschrift, 11 mars 1915, p. 313 à 315.
Dans ce travail, l'A. expose les différentes formes des bles-. sures des nerfs périphériques. Parmi celles-ci, il décrit une forme hautement douloureuse, avec troubles vaso-moteurs et trophiques. Au point de vue anatomo-pathologique, cette forme clinique correspond des néo-formations cicatricielles englobant le nerfs. La libération de celui-ci amène généralement Pévolution vers la guérison.
Bien que l’auteur n’en mentionne pas le nom et semble ignorer l'œuvre de Weir-Mitchell, il s'agit vraisemblablement de causalgies. =
(17) Henry Meice et M" ATHANASSIO-BÉNISTY. -— De l’importance des lésions vasculaires, associées aux lésions des nerfs périphériques dans les plaies de: guerre. Bull. de la Soc. Méd. des Hôp. de Paris, 12 mars 1915.
Les A. rappellent que la plupart des troncs nerveux périphériques sont souvent en rapport intime avec des artères et des veires satelliets, cheminant dans une gaine conjonctive commune, d’où, en Cas de blessure, possibilité que Ja prolifération fibreuse englobe tout le paquet vasculo-nerveux. Les A. montrent que cette association de lésions anatomiques se traduit cliniquement par des troubles vaso-moteurs et trophiques particuliers, des modifications de la pression artérielle, et des perturbations de la sensibilité profonde.
(18) Pierre MARIE et M°° ATHANASSIO-BÉNISTY. —— Une forme
douloureuse des blessures du nerf médian par plaies
| | de guerre. Bull. de l’'Acad. de Méd, séance du 16 mars 1915, et Presse Médicale, p. 81 et 82.
Les A, individualisent, parmi les blessures du rerf médian, une forme douloureuse, dans laquelle les troubles moteurs sont relégués au second plan, mais dans laquelle par contre les douleurs, et en particulier les sensations de brülure, occupent la première place. Celles-là présentent leur maximum au niveau de la pulpe des doigts, de leur talon à la partie interne de l’'éminence thénar, “et cela, quel que soit le niveau de la blessure du nerf médiam, fût-ce au creux de l’aisselle. Elles sont-généraleraent plus vives le soir, persistant pendant la nuit et interrompant le sommeil. Les blessés enveloppent spontanément leur main malade avec des linges imbibés d’eau froide, qu'ils rafraîchissent aussi souvent que possible. Les douleurs présentent des paroxysmes ou sont réveillées par les contacts, la chaleur et les émotions, et parfois par le contact de n’importe quel point du corps. Ainsi, les malades se plaignent parfois que le fait de toucher avec la main saine un objet (papier ou étoffe) sec et chaud, suffit à déterminer dans la main ma- Jade un surcroît de douleurs, alors que celui-ci n’a pas lieu quand la main saine est mouillée. Les douleurs sont enfin exagérées par les inspirations profondes, les éternuements, Île
bâillement, le rire, la marche, les bruits, les cris, la musique, une lumière qui s’allume, et jusqu’à la simple vue d’une gravure impressionnante ou comique; et par-dessus tout, par la pression le long du trajet du médian.
L'aspect de la main est caractéristique. Elle est rétrécie dans son diamètre transversal; les doigts se rapprochent par leur base horizomtale, ou transversale de la main, et s’en écartent par leur extrémité unguéale, d’où l’aspect de la main en calice. Dans son ensemble, cette main est droite, amincie, aux doigts efflés, aux ongles lisses légèrement bombés; elle prend une apparence affinée qui contraste avec la robustesse de la main opposée, surtout chez les sujets habitués aux travaux manuels.
La face palmaire de la main est d’une teinte rosée, parsemée sur les bords de petites taches plus colorées. A un stade plus avancé, on remarque parfois une desquamation fine, furfuracée, de l’épiderme.
La main malade est notablement plus chaude que la main saine, et elle présente de la sudation.
Assez souvent, les doigts, surtout les trois premiers, sont animés d’un léger tremblement, qui s’exagère dès que le malade tente un léger effort. Ce tremblement, menu, irrégulier, presque permanent, est très différent des secousses convulsives qu’on observe parfois dans les deux drniers doigts, à la suite de lésion du nerf cubital.
Les troubles de la sensibilité objective sont généralement constitués par de l’hypoesthésie au tact, et de l’hyperesthésie à la piqûre. La perception des objets est très imparfaite, malgré une hypoesthésie modérée des téguments, une sermsibilité profonde et un sens des habitudes relativement intacts, une mobilité peu touchée; il existe une atrophie globale modérée des muscles de la main et de l’avant-bras.
La tension artérielle, prise avec l’appareil de Pachom, monire une pression maxima élevée, variant entre 19,5 et 24.
Les troubles sensitifs vaso-moteurs et trophiques, ne demeurent pas strictement limités au territoire du médian; souvent ils s’étendent er effet dans le domaine du cubital, bien que celui-ci ne soit pas lésé.
Les, A. parlent enfin de l’évolution, qui est très lente. Dans les cas observés par eux, les douleurs tendaient à s’atténuer spontarément, au bout de quatre à cinq mois, et la restauration motrice s’effectuait complètement, en même temps que disparaissent les troubles vaso-moteurs et trophiques.
Quant à la question du traitement, les auteurs se trouvaient, à l’époque (en 1915), à peu près complètement désarmés. Les interventions pratiquées sur leurs malades n’omt jamais donné de résultats durables. Au cours de ces interventions, on à pu constater que le nerf n’était jamais sectionné complètement, qu’il était grisâtre, um peu induré, rouge, œdématié: il était inexcitable, électriquement, au cours de l’opération.
Dans cette publication, les A. semblent ignorer le travail que Weir-Mitchell publia au cours de la Guerre de Sécession, ainsi que les travaux allemands parus depuis le début de la guerre (Oppenheim, Bruns, Kirschner).
(19) Pierre MARIE et M"° ATHANASSIO-BÉNISTY. —— L’Individualité Clinique des Nerfs Périphériques. Revue Neurologique, mars 1915, p. 280 à 296.
Les A. estiment que la plupart des rerfs périphériques, tout en étant à la fois sensitifs et moteurs, possèdent une indivi-