‹ Les Causalgies Post-Traumatiques de Weir-Mitchell et Leur DevenirChapitre 68 sur 69 · APRÉS LA GRANDE GUERRE · texte numérisé non relu

APRÉS LA GRANDE GUERRE

(94) Charles Foix, MouUCcHET et RIMETTE. —— Sur une variété de Causalgie aisément curable par une ligature arté-

rielle. Revue Neurologique, février 1919, p. 141 à 143.

Les A. rapportent deux observations très instructives de

causalgie, l’une, limitée à la paume de la main, l’autre à Ja

plante du pied. Dans l’une et l’autre, on note les faits suivants: exagération manifeste du pouls de l’artère correspor-

dante (radiale, tibiale postérieure); suppression de la douleur par la compression de celle-ci; guérison immédiate par la ligature de cette artère.

(95) J.-A. SrcarD et DAMBRIN. — Résultats éloignés de l’alcoo-

lisation intranerveuse sus-lésionnelle, dans les Causalgies de guerre. Revue Neurologique, juin 1919.

Les A. ont pratiqué l’alcoolisation dans 47 cas de causalgies pendant la guerre. : 6

En 1919, 37 anciers opérés ont pu être retrouvés: 27 ont été radicalement et définitivement guéris. Les autres n’ont retiré à peu près aucun bénéfice. Les phénomènes paralytiques dus à l’alcoolisation n’ont pas été durables (cimq à huit mois).

LERICHE.

Note sur la causalgie et son traitement.

Lyon Chirurgical, septembre-octobre 1919, p. 531 à 569.

L’A. rappelle ses travaux sur la pathogénie sympathique de la causalgie.

Il montre un certain nombre de cas, où la douleur de cuisson a débuté immédiatement au moment de la blessure.

Il pense, à juste titre, que les modifications psychiques observées chez les causalgiques ne somt pas liées à un état antérieur. Elles ne sont pas non plus liées uniquement aux douleurs, mais elles sont bien dues en grande partie à un trouble vaso-moteur, plus ou moins généralisé. Em Ce qui concerne le traitement, il insiste avec raison sur ce que la sympathectomie doit être toujours pratiquée au-dessus de la lésion. I critique la conception de certains chirurgiens qui, quel que soit le siège de la lésion, ne font que des sympathectomies humérales et fémorales.

L’auteur rapporte enfin des observations instructives, dont une particulièrement, puisqu'il s’agit d’une sympathectomie iliaque.

97) Roussy, BoissEAU et D'ŒZLNITZ. — Traitement des Psy-

cho-névroses de guerre. Edit. Masson, Paris, 1919.

Les A. distinguent dans le traitement des ,acro-contractures, et des acro-paralysies. Le traitement des troubles moteurs qu’ils considèrent comme de nature pithiatique et le traitement des troubles trophiques et circulatoires.

La guérisor des troubles moteurs peut être soudaine ou lente, complète ou incomplète, mais il persiste souvent une méiopragie.

Quant aux autres troubles, ils relèvent de la physiothérapie, la meilleure étant la mobilisation active.

Les A. passent en revue les différentes théories proposées pour expliquer ces troubles: théorie réflexe, théorie dynamogénique, théorie dyskinétique, immobilisatior et utilisation vicieuses. C’est cette dernière explication qu’ils adoptent. Ils se refusent à séparer les troubles dits réflexes des accidents hys-

tériques. D'autre part, ils confirment incidemment les constatations de Babinski et Froment, concernant l’asymétrie des oscillations artérielles.

(98) CoLpaART. — Sympathectomie périartérielle. Thèse de Doct. Méd, Lille, août 1919.

Dans sa thèse, l’A. expose les résultats de sympathectomies périartérielles pratiquées par Le Fort, dans les troubles réfiexes post-traumatiques. En ce qui concerne les causalgies, VA. montre que dans la plupart des cas, l’opération de Leriche donne de brillants résultats.

(99) BoBgro (L.). — Sul Trattamento Chirurgico delle Causalgia. Gior. d. r. Accad. di Med, di Torino, 1919, p. 110 à 114.

L’A. expose les résultats qu’il a obtemus par la sympathectomie périartérielle de Leriche dans les cas de causal-

gies.

(100) Boscar et TANFANI — Le Correnti di alta frequenza nela cura delle causalgie. Gaz. Hosp. Milano, 1919, p. 540.

L’A. montre les heureux résultats qu’on peut obtenir à l’aide de la diathermie, dans le traitement des causalgies.

(101) R. Mosri. — La patogenesi ed il trattemento chirurgico dello causalgia. Policin Roma, 1919, pages 809 à 812.

Nouvelle confirmation des résultats obtenus par la sympathectomie périartérielle de Leriche.

(102): Guiseppe D’AGATA. — Nevrolisi del bleso brachiale e simpaticectomia periarteriosa dellomerale in un caso di paralisi del blesso brachiale e sindrome causalgica per terita di guerre. Chir. di org. di movim. Vol AL p 255019;

(103) BRESLAUER. — Die Pathogenese des tropischen Gewebsschäden nech der Nervenverletzun. Deutsche Zeitschrift für Chirurgie, 1919. Band CL, p. 50.

Au cours de ce travail l’A. décrit la causalgie sans en mentionner le rrom,. et la net sur le compte d’une perturbation

sympathique. Toutefois, il semble ignorer la sympathectomie périartérielle de Leriche.

(104) KARAJANOPOULO. — Sur un cas de causalgie. Bull. et

Mém. de la Soc. Nat. de Chir., 28 janvier 1920.

Observation d’un cas de causalgie, guéri par l’opération du nerf et alcooïiisation de celui-ci.

(105) TURBIN. — La Sympathectomie périartérielle de Leriche

dans différents cas de causalgie. Xlinitschewskaja Medicina, 1920, n° 11, p. 1.

L’A. rapporte une série d’heureux résultats, obtenus par l’opération de Leriche, dans des cas de causalgies de guerre.

(106) FoucuEr Emile. —— Contribution à l’étude de la douleur

et des spasmes dans les moignons d’amputation. Thèse de Doct. Méd. Paris, 1920.

Parmi les observations rapportées par l’auteur, certaines somt à caractère nettement causalgique. Il relate les succès obtenus par ia radiothérapie.

TINEL. — La Causalgie et les Algies sympathiques. Journal de Médecine Français, 1921, p. 249 et suivantes. Les Algies sympathiques. Presse Médicale, 2 avril 1921, n° 27, p. 263 à 266.

Dans ce travail instructif, l’A., après avoir rappelé les caractères typiques de la causalgie de Weir-Mitchell, expose plusieurs observations non moins intéressantes, survenues sponianément, sans cause apparerrte. Parmi celles-ci, certaines ne présentent pas de troubles vaso-moteurs. Certaines sont appärues dans un merabre, après des manifestations viscérales douloureuses (c’est en somme, la marche inverse de ce qu’on peut observer dars certaines causalgies, où les manifestations algiques viscérales sont secondaires). Toutes les douleurs dont il s’agit dans ces observations, traduisent bien la souffrance de certaines fibres sympathiques. Elles sont calmées par les applications iocales d’eau froide. On ne saurait trop insister, dit l’auteur, sur les deux poimts suivants: dans ces perturbations sympathiques, lorsque les symptômes sont mobiles et migrateurs, un traitement hygiénique, mais jamais d’intervention chirurgicale, car les résultats en sont fâcheux. D'autre part, comine il s’agit de la maladie du sympathique, même sans l’adjonction de médicaments, une adroite psychothérapie peut apporter une amélioration plus ou moins durable, mais jamais définitive.

Enfin, ce travail nous intéresse de près, car, outre les cas d’algies spontanées, à symptomatologie mobile, l’A. décrit une observation d’algie du médian, survenue spontanément, sas cause apparente, et ressemblant en tous points à la causalgie de Weir-Mitchell. Enfin, il rapporte l’observation de deux autres cas de causalgie de Weir-Mitchell, l’une comsécutive à une tarsalgie chez un individu à pied plat, l’autre à une avulsion dentaire, précédée d’une manœuvre maladroite sur le nerf.

(108) LAIGNEL-LAVASTINE et DELMAS. — Causalgie du membre supérieur, survenue consécutivement à des strictions répétées du cou. Société de Psychiâtrie, 19 mai 1921 ; L'Encéphale, 1921, p. 333.

Les A. rapportent l’histoire d’un mélancolique qui, après un essai de suicide par stramgulation, prit l’habitude de se serrer le cou avec les liens quelconques qu’il trouvait sous sa main, finit par la répéter toutes les cinq minutes, et qui, au bout d’un certain temps, donna naissance à une véritable Causalgie du membre supérieur gauche, laquelle disparut ure fois qu’on eût mis le malade dans l’impossibilité de continuer ses manœuvres.

(109) R. LERICHE. — Syndrome sympathique périartériel grave du membre supérieur, lié à la présence d’une côte cervicale. Très grande amélioration par la suppression de l’anomalie. Journal de Médecine et de Chirurgie, 1921, p. 789 et 791, et Lyon Médical, 10 juin 1921.

Le syndrome exposé par l’auteur consiste en une causalgie de tout le membre supérieur, avec phénomènes ischémiques.

(110) BRUNING. — Des Neuroms am zentralen Nervenende für die Entstehug und Heilung tropischer Gewbschäden nach Nervenverletzung. Archiv. für Klinische Chirurgte, 12 juin 1921, p.30! à° 48.

AU cours de ce travail, assez bien documenté, mais mal ordonré, on note plusieurs points intéressants, entre autres: c’est la première publication de langue germanique qui, d’après nos recherches, mentionne la sympathectomie périartérielle de Leriche, |

L’A. rapporte ensuite de nombreuses perturbations sympathiques, à la suite des blessures de guerre, particulièrement du médian. Parmi ces perturbations sympathiques, l’A. décrit, sans en mentionner le rom, la causalgie, avec tous ses carac-

tères.

(111) MENEAU. — Quelques observations de sympathectomie périartérielle. Thèse Doct. Méd., Lyon, 9 novembre

Parmi les observations rapportées par l'A. il s’en trouve une relative à une causalgie de moignon, avec phénomènes

ischémiques, pour laquelle la sympathectomie n’a pas domné de résultats.

(112) BRAIZEFF, — A propos du traitement chirurgical de la

causalgie. Medizinski Journal, 1921, n° 10-12, p. 684.

L’A. expose différents cas de causalgies, traitées avec succès par la méthode de Leriche.

(113) SAMPSON-HANDLEY. —— Periarterial Injections of alcohol

in the Treatment of senile gangren. The Lancet, 2ar juillet 1922; T:°TIS "D: 673:

L’A. propose de substituer à la sympathectomie périartérielle de Leriche, une méthode moins dangereuse, mais dont l’efficacité est sans doute plus problématique, qui consiste à injecter de l’alcool dans la gaine artérielle, à l’aide d’une fine aiguille obliquement introduite dans l’adventice.

(114) JEANSELME, LORTAT-JACOB et E. BaupouIx. — Causalgies

du n2rf médian consécutives à un zona. Bull. et Mém. de la Soc. Méd. des Hôp. de Paris, 28 juillet 1922.

Les A. rapportent l’histoire instructive d’une femme syphilitique qui, dans le décours d’un zona, dont l’éruption allait de C4 à D1, a présenté une causalgie du nerf médian, nettement caractérisée, avec rougeur et sudatior localisées et mydriase de la pupille du côté correspondant. Cette causalgie s’est atténuée spontanément, en l’espace de quatre mois. Observation que les auteurs ont bien fait de publier, car si, au cours du Zona, les « sensations de feu » sont fréquentes, les causalgies avec cortège sympathique vaso-moteur sont, au contraire, très rares, ainsi que le prouve la rareté des observations (Rose, Georges Guillain et Fernet, Henri Claude et Velter) publiées antérieurement dans toute la littérature médicale.

(115) J.-A. BARRÉ. — Sur certaines sympathalgies de la péri-

phérie des membres, leur traitement chirurgical simple. Paris Médical, 7 octobre 1922, p. 311 à 315.

L’A. montre que certaires douleurs extrêmement vives, ayant les caractères des algies sympathiques, ont leur point de .départ à la périphérie des membres, qu’elles résistent à tous les traitements connus pendant des années, et qu’elles peuvent céder comme par enchantemert, à l’ablation de l’élément algogène, par un acte de petite chirurgie, à la portée de tous. Dans deux cas rapportés par l’auteur, les phénomènes douloureux étaient liés à des petits névromes sympathiques, développés dans la paroi d’artérioles, ou dans du périoste.

(116) BRuNING. —- Zur parierteriellen Sympathektomie. Berli-

ner Gesellschaft für Chirurgie, 13 novembre 1922.

Au chapitre des indications, l’A. cite la causalgie.

(117) Odilon PLATON. — Sympathectomie périartérielle pour

causalgie. Archives franco-belges de chirurgie, 3 décembre 1922.

L’A. a appliqué la méthode de Leriche à un grard nombre de causalgies de guerre. Les résultats immédiats et éloignés — pour la plupart de quatre ans — qu’il a obtenus sont, dans l’ensemble, très bons.

En outre, l’A. a été un des premiers, avec Henri Claude et Mauclaire à ajouter à la sympathectomie le manchonnage du rerf à l’aide de lanières de caoutchouc. Il ne semble pas que cette pratique augmente beaucoup les chances de succès opératoire.

LERICHE. — Sur l’étude expérimentale, la technique et quelques indications nouvelles de la sympathectomie périartérielle. Presse Médicale, 23 décembre 1922ApALL05-amu0s

Dans ce travail, l’A. envisage différents points.:

Dans ses expériences pratiquées, soit avec J. Heitz, dans le Laboratoire du Professeur Richet, soit avec J. Haour, au Laboratoire du Professeur Policard, il conculut que c’est chez l’homme seulement que doivent être étudiés le sympathique périartériel et l’éffet de la sympathectomie périartérielle.

L’A. donne ewsuite une technique perfectionnée de son opération.

I1 conseille, à juste titre, d’être excessivement prudent dans les cas où l'artère paraît malade. Dans ces cas, il faut, ou s’abstenir, ou se reporter plus haut, si en un autre niveau, l’artère paraît saine, ou bien se borrrer, à la facon de Sampson-Handley, d’injecter de l’alcool dans la gaine artérielle, à l’aide dune fine aiguille, obliquement introduite dans l’adventice.

L’A. expose ensuite comment il fut amené à pratiquer la sympathectomie périartérielle, et montre la différence qui existe entre celle-ci et une des opérations de Jaboulay, avec laquelle elle est souvent à tort confondue, la dénudation artérielle et la section des nerfs juxta-vasculaires. Enfin, l'A. étend les indications de sa méthode à des affections dermatologiques rhumatismales, endocriniennes.

(119) CARTER. — On Causalgia and allied painful conditions

due to lesions of peripheral nerves. Journal of Neurologie and Psychopatologie, 1922. Vol. III, n° 4, p. 1.

L’A. rapporte des cas de causalgies traités par l’opération de Leriche. En outre, il montre, d’après ses statistiques, la pronortion de vingt-trois cas de véritable causalgie sur trois mille cas de blessure de nerfs périphériques.

(120) BuToranu et STOIAN. — Sympathectomie périartérielle.

Revue Sanitaire Militaire, 1922 ni 220224;

Les A. rapportent d’heureux résultats obtenus dans des cas de causalgie, à l’aide de l’opération de Leriche.

(21) GRUNBERG. — L'opération de Leriche pour la causalgie.

Kasanski Medizinski Journal, 1923, n° 1, p. 58.

L’A. rapporte une série d’heureux résultats obtenus par la sympathectomie périartérielle dans différents Cas de causalgies.

(22) Epwix, P. LEHMAN (Saint-Louis). — Périarterial Sympa-

thectomie and experimental Study. Annals of Surgery, janvier 1923, p. 30 à 38.

L’A. rappelle les bases de la sympathectomie périartérielle de Leriche, et dit ce qu’on peut en obtenir dans les causalgies. L’A. expose ensuite ses expériemces de sympathectomie périartérielle sur le chien. De même que Leriche, il n’a noté aucun résultat chez le chien, en ce qui concerne les modifications circulatoires des extrémités, contrairement à Ce que nous montre la clinique humaine.

LATIMIER-CALLENDER (San Francisco). —- Arterial Decortication. Annals of Surgery, janvier 1923, 149488 0:

L’A., après avoir rappelé la technique de la sympathectomie périartérielle de Leriche, en vient aux indications. Parmi celles-ci, l’auteur cite, entre autres, les troubles nerveux d’ordre réfrexe du type Babinski-Froment et la causalgie de Weir- Mitchell.

A propos de cette affection, il rappelle la description et la pathogénie émise par Leriche, et dit tout le résultat qu’om est en droit d'obtenir de cette méthode. D'ailleurs, il expose un cas personnel d’un causalgique chez lequel l'opération susindiquée a été suivie d’une amélioration marquée.

FROMENT et DECHAUME. — Causalgie, amyotrophie

réflexe, myoclonies apparues tardivement chez un

amputé. Lyon Chirurgical, juin 1923, p. 819 à 820. Les A. présentent un amcien blessé de guerre qui, en octo-

bre 1918, reçut un éclat d’obus à la jambe gauche. Amputation. Consécütivement, suppuration qui nécessita de nouvel-

es irterventions. De 1920 à 1921, fistules. Durant des années

après, l’ancien blessé ne ressentit ni douleurs ni phénomènes particuliers au côté du moignon. Puis, à partir de 1923, apparition de douleurs dans le moignon, de plus er plus vives, avec paroxysmes, surtout nocturnes, et hyperhémie du moignon. L’atrophie musculaire devint telle que l'appareil prothétique fut inutilisable. En outre, secousses myocloniques du membre inférieur mutilé.

BREES

(125) Georges P. MuzLer (de Philadelphie). — Surgical Rela-

tions of the sympathetic nervous System, Annals of Surgery, juin 1923. Vol. LXXVII, n° 6, p. 541 à 641.

L’A. «envisage d’abord les affections relevant selon lui de la chirurgie du sympathique cervical: épilepsie, goitre, glaucome, atrophie optique, fistule parotidienne, angine de poitrine; puis celles relevant de la sympathectomie périartérielle de Leriche: maladie de Raynaud, acrocyanose, causalgie. A propos de cette dernière, l’A. en rappelle les caractères cliniques et expose plusieurs statistiques, favorables à l’opération de Leriche.

(126) OPPENHEIM. —— Lehrbuch über Nervenheilkunde, Berlin,

Karger, août 1923.

Traité de neurologie, commencé par Oppenheim et continué par ses élèves. Un chapitre est consacré aux troubles nerveux d'ordre réflexe, mais il n’est que la reproduction, sans adjonction, de la monographie d’Oppenheim, publiée le 15 avril 1916.

(127) SHERWOOD. — Relation of Surgery to the vascular sym-

pathetic System. Annals of Surgery, 1923, p. 321.

Au cours de son travail, l’A. relate plusieurs cas de causalgies, traités avec succès, par la Ssympathectomie périartérielle de Leriche.

(128) André GUILLEMIN. — A propos de la Sympathectomie

périartérielle. Opération de Leriche. Résustats éloignés. Revue Mécicale de l'Est, 1923, N° X, p. 335.

Entre autres résuitats, l’A, rapporte plusieurs guérisons durables de causalgies traitées par la sympathectomie artérielle.

FROMENT. — La Paralysie du médian. La paralysie du nerfs sciatique poplité interne. Traïté de Path. méd. et thérap. appliquée de Sergent, Babonneix et Ribadeau-Dumas. Neurologie, T. II, p. 68 et suiv., p. 91 et suiv., 2° édit. Maloine, Paris, 1924.

L’A. insiste sur le fait que les blessures du nerf médian s’accompagnent fréquemment de causalgie, que celle-ci présente des paroxysmes déclenchés par les contacts, la chaleur, les changements de position, la position déclive et les émotions. L’A. montre également que, en pareil cas, les douleurs ae brülure, les perturbations vaso-motrices du système sympathique et les troubles trophiques s'étendent parfois au delà du territoire du médian.

L’A. montre également que les états causalgiques font souvent partie du tableau symptomatique des lésions du nerf sciatique poplité interne, de même que dans les blessures du nerf médian.

(132) La

QuARRY-WooD. —— Critical Review. Periarterial Sympatectomy. Edinburg Medical Journal, février 1924, p. 94 à 103.

L’A., après avoir fait um brillant éloge de la sympathectomie périartérielle de Leriche, en résume la technique, la phase post-opératoire et les indications. Parmi celles-ci est la cau- Salgie, et, résumant les théories de Leriche, de Babinski, de Froment et de Tinel, l’A. en fait également une perturbation dans le système des fibres sympathiques' qui accompagnent le nerf médian. L’A. rapporte des résultats très satisfaisants, ohtenus à l’aide de la sympathectomie, dans des cas de causalgie opérés par Leriche, Muller, Callander et Platon. Ce dernier a eu 18 très beaux résultats.

LERICHE. — Causalgie durant depuis six ans, guérie par une intervention sur l’artère humérale et sur le nerf médian. Lyon Chirurgical, avril 1924, p. 610 à 612.

Résection de névromes du médian et de trois centimètres d’artère humérale, dont la lumière avait fini par disparaître sur plusieurs centimètres.

IGNEL-LAVASTINE. Art. Causalgie, in Pathologie du Sympathique, p. 456 à 461, 1924.

Outre l’exposé des travaux antérieurs, concernant les causalgies, l’A. émet une idée originale, Partant du fait que dans les algies sympathiques, on a parfois trouvé de petits névro- . mes dans la paroi des artérioles, il montre l’analogie avec certaires appendicites chroniques par névromes sympathiques appendiculaires de Pierre Masson et il se demande même si certaines « entérites » ne sont pas liées à des lésions analogues du sympathique intestinal.

Quarry-Woop. — Clinical Records. Causalgie treated by modified periarteriai sympathectomy. Edimburg Medical Journal, mai 1924, p. 329 à 332.

L’A. rapporte le cas d’un mineur d’Ecosse, qui eut l’extrémité du médius droit à moitié écrasée entre deux caisses. La guérison de la blessure se fit au bout de trois semaines, mais à partir de ce moment-là, la douleur, au lieu de disparaître, devint beaucoup plus vive et prit un caractère brûlant. La douleur ne se limita pas seulement à la région de la blessure, mais envahit le doigt en entier. On amputa celui-ci. Pendant quelques jours, la douleur disaprut, mais deux semaines après, le malade revint, se plaignant de nouveau de douleurs atroces

de brülure dans le moignon du médius, et en outre, cette fois,

de vives cuissons dans l’index et la paume de la main. Le malade était consentant à n’importe quelle opération. On atterdit néanmoins, et six mois après la blessure, sous anesthésie locale, on découvrit l’artère humérale, dont la surface extérieure parut richement vascularisée. On injecta dans la paroi «externe de celle-ci, en forme de bague, selon le procédé de Sampson-Handley, avec une fine aiguille, de l’alcool rectifñié. Le lendemair, la douleur disparut complètement. Les jours suivants, les troubles trophiques s’effacèrent également. Trois mois après, la guérison se maintenait. L’A. voit dans le procédé de Sampson-Handley, un dérivé de la méthode de Leriche qui, comme elle, se fonde sur la théorie que Leriche à émise de la causalgie. En effet, par la destruction des fibres sympathiques périartérielles sur urmre certaine longueur, on réalise une interruption du flux des impulsions vaso-motrices anormales. F-ux Quarry-Wood, le procédé de Safnpson-Handley paraît être moins dangereux pour l'artère et n’entraîne pas par la suite d’adhérences autour du vaisseau.

(134) Friederich-Karl DERMIETZEL. — Ein Fall von Causalgie. Monatschrift für Psychiatrie und Neurologie, avrilmai 1924, Band LXI, Heîft 2/3, p. 136 à 142.

L’A. rapporte le cas d’un soldat de l’armée allemande blessé en 1915, fracture par une balle, du radius, à dix centimètres au-dessous de l’articulation du coude gauche. De 1915 à 19921, tous les soins furent sans aucun résultat. En juin 1921, on änit par lui amputer l’avant-bras. Le malade reprit la vie courante, mais en juillet 1922, des douleurs cuisantes réapparurent dans le moignon, et s’étendirent en nappe d'huile.

Un an après, le 5 juillet 1923, les douleurs sont telles, que le malade ne peut plus rien faire. On se décide alors à pratiquer ure sympathectomie périartérielle, selon le procédé de Leriche. Le lendemain de l’opération, la causalgie disparut. Le malade quitte l’hôpital le 3 août, complètement débarrassé de ses douleurs. En novembre de la même année, le succès se maintenait. L’A. expose cette observation, à juste titre, comme un cas excessivement intéressamt. Il rappelle les travaux de Weir-Mitchell et fait un brillant éloge de l’opération de Le-

riche.

(135) BRANDENBURG. — Umfrage über die periarterielle simpathektomie. Medizinische Klinik, 1924, N° XIX, p. 532.

AU Cours de sa publication, l’A. cite plusieurs opinions émanant des maîtres allemands, concernant le traitement de la causalgie, par l'opération de Leriche. Toutes sont unanimes ‘à reconnaître les heureux résultats qu’elle a donnés.

(136) Walter LEHMANN. — Die Grundlagen der periarteriellen Sympathektomie zugleich ein Beitrag zur Dysfunktion des sensiblen sympathischen Systems. Ergebnisse der Chirurgie und Orthopädie, 1924, T. 17, p. 507-511.

LR0n0

Au cours de ce travail bien documenté, l’A. rappelle brièvement les caractères de la causalgie, expose les travaux de Lericte concernant la sympathectomie périartérielle (physiologiques, opératoires et cliniques). L’A. confirme les résultats obtenus dans les pays étrangers.

(137) Sacco. — Causialgia del nervio soboccipital de Arnold. Semana Merica, 1924, p. 938.

(138) Sacco et FRIOCHIETTO. — Sobre Causalgia. Bull. de la Soc. de Chir. de Buenos-Ayres, 1924, p. 503, 524, 559, 581.

(139) A. KIEFFER. — Les troubles nerveux d'ordre réflexe. Syndrome physiopathique. Thèse doct. méd. Lyon.

Excellent exposé chronologique et analytique des travaux français et allemands parus avant, pendant ét après la guerre de 1914-1918, sur les troubles nerveux d’ordre réflexe, particulièrement- bien étudiés en France par MM. Babinski ét Froment.

(140) Louis Bazy et Georges LATAIX. — Causalgie prenant origine au niveau d’un moignon d’amputation de la cuisse droite; section des rameaux communicants lombaires du tronc sympathique droit. Bull. et Mém. de la Soc Nat. detChir., 3 février 1926; 7. II, N° 5; p. 152.

Les A. rapportent l'observation d’un jeune acrobate équilibriste qui, au cours d’une représentation, fit une chute, laquelle caüsa un broiement de l'articulation du genou et une fracture ouverte au-dessus de celui-ci. Amputation. Coma de plusieurs jours. Plusieurs ponctions lombaires ramènent un liquide céphalo-rachidien sanglant. Peu après sa sortie de l’hôpital, chute sur le moignon. Trois jours après ce nouveau trauma, apparition d’une causalgie, dans le territoire du petit sciatique du moignon. Deux injections de lipiodol dans le moignon par Sicard re donnèrent une sédation des douleurs que pendant une dizaine de jours. Um an après, les auteurs se décidèrent à lui pratiquer une section des rami lombaires droits. Les observateurs donnent une description fort détaillée de cette intervertion. ?

Après l'opération, disparition complète des douleurs, des tremblements du moignon, des troubles vaso-moteurs de celuici et de la mydriase de la pupille droite. Deux ans après cette intervention, la guérison se maintient, mais on cormstate un diabète sucré. Celui-ci est-il dû au traumatisme cranien ou à la section des rami lombaires?

(141) SICARD, HAGUENAU et LIicHTwiITZz. —— Etude des sensi-

bilités après radicotomie postérisure pour causalgie. Revue Neurologique, 6 février 1926, p. 242 à 245.

Il s’agit d’un jockey qui, après avoir présenté un traumatisme imprécis du poignet, mais sams plaie extérieure, a été atteint d’une causalgie à extension progressive, qui a résisté à toutes les opérations effectuées: radicotomie postérieure sympathectomie périartérielle humérale, enfin, section des rami communicantes. Les A. insistent sur le fait qu'après les radicotomies postérieures des branches de C5, C6, C7, CS, D, la sensibilité objective n’avait subi qu’un minimum de periturbation, fait au premier abord troublant, mais les A. ont gardé le souvenir, pendant la guerre, que certains névrectomisés des nerfs périphériques (médian, sciatique) pour causalgie, €Ë dont le territoire d’anesthésie sensitive, tributaire ‘le la section, était réduit au mimimum ne repondant q'u'imparfaitement au territoire anesthésique obtenu après section de res môûmes nerfs par projectile chez le non causalgiques, il #n a été de même dans le domaine radiculaire chez trois tahôtiques ‘uxquels Robineau a sectionné unilatéralemeri toutes 'es racines sacrées pour causalgie intolérable d'u pied. Ici encore, ,'anesthésie tributaire du pied a été minune ét transitoire. Zes douleurs n’ont nullement cédé et, deux mois après, ia sensibilité objective était redeverue parfaitement normale.

Les A. déduisent de ces faits, que le sympathique hyprresthésié, constamment et puissamment vibrant dans les cCausalgies, — hyperesthésie sympathique et qui persiste avec sa violence primitive, après la radicotomie postérieure classique, — exerce par contre-Coup une action excitatrice sur l’innervation cérébro-spinale.

Chez le malade que les auteurs présermtent, il est probabie que cette répercussivité du sympathique se fait par C5, C6, C8, D1. Seul, C7, suivant la loi de Sherrington, obéit à la section radiculaire et confère, au territoire cutané radiculopériphérique, ia bande anesthésique constatée. Mais cette bande est rétrécie par l'excitation permanente du sympathique sur C5; C6, C8Let Di-qui, ainsi fouettées arormalement, ont tendance à restreindre l’anesthésie de C7. Dans les cas de causalgie, la loi de Sherrington n’est donc pas entièrement applicable, et, si l’on veut obtenir une aralgésie suffisante du membre supérieur, il faut sectionner non seulement lés racines postérieures des branches du plexus brachial, mais aussi sectionner les racines sus et sous-jacentes. C’est ce que M. Robineau, dans une dernière intervention, pratiqua, et alors, la guérison fut obtenue.

FROMENT. — Oscillométrie et épreuves thermiques. Quelques considérations sur les roubles physiopathiques. Revue Neurologique, juin 1926.

L’A. rappelle d’abord la méthode qu’il a inaugurée avec Babinski et Heitz, dès 1916, des recherches oscillométriques compinées aux épreuves thermiques, dans les troubles nerveux d'ordre réflexe. Il en vient ensuite aux travaux qu’Albert, de Liége, pubiia en 19£4. Ceux-ci confirment la conceptior qu’ils s'étaient faite avec Babinski, sur la nature des phénomènes physiopathiques. L’A. insiste enfin sur le dernier point expé-

OA

rinrental révélé par Albert, savoir que si, dans la pathogénie des phénomènes étudiés les pseudo-réflexes axoniques constituent l'élément le plus apparent, des modifications des réflexes médullaires entre intégralement en cause, résultats concordant avec l’exagératiom des réflexes tendineux que MM. Babinski et Froment notèrent en clinique.

(143) J.-A. SicARD, HAGUENEAU et Charles MAYER. —— Observation de radicotomie postérieure pour causalgie. Revue Neurologique, 1926.

(144) LericHE. — Les Blessures des Nerfs, in Thérapeutique Chirurgicale de Lecène et Leriche, T. I, p. 315 à 317, Edit. Masson, Paris 1926.

Pour l’auteur, la causalgie doit être comprise comme un syndrome sympathique dû à la blessure des fibres sympathiques périphériques intranerveuses. Il insiste sur l’intérêt qu’il y a à s’attaquer précocement aux facteurs pathogériques de la causalgie, car celle-ci, dans de nombreux cas, prend facilement de l’extension, et la guérison en devient de plus en plus difficile. Au bout d’un certain temps, les troubles vaso-moteurs retentissermt Sur les racines et sur la moelle. L’A. considère donc qu’il y a, dans la causalgie, deux étapes: une étape périphérique et une étape centrale, dans laquelle les opérations périphériques sont vouées à l’échec.

L’A., après avoir résumé les différents traitements employés jusqu'ici, expose les résultats qu’il a obtenus à l’aide de sor opération, la sympathectomie périartérielle, intervention qui procure généralement la guérison définitive, sans entraîner de troubles moteurs, Dans les cas où, pratiquée trop tardivement, elle a été impuissarte, l’A. envisage la radicotomie postérieure (Sicard-Robineau); la ramicotomie qui, selon -lui, doit être l’opération de choix dans les cas rebelles, car elle ne produit pas les troubles de la sensibilité consécutifs à la radicotomie postérieure.

(145) R. LERICHE. — Résultats de la Chirurgie de la Douieur. Presse Médicale, 4 mai 1927, p. 561 à 564.

L’A. expose Jes résultats obtenus par la chirurgie, dans différents syndromes douloureux; entre autres, il rappelle et confirme les résultats obtenus dams la causalgie par la sympathectomie périartérielle, méthode qu’il a inaugurée dix ans auparavant et qui fut adoptée par les chirurgiens de tous les pays. En outre, l’A. précise le point suivant: Lorsqu'on se trouve en face d’une artère oblitérée, la résection du cordon oblitéré entre deux ligatures doit remplacer la sympathectomie adverrtitielle, ‘insuffisante dans ce cas.

(146) Paul RIBIERRE. — Sur un cas de causalgie double, avec importants phénomènes de répercussivité. Revue Neurologique, juillet 1927, p. 102.

L’A. rapporte une observation de causalgieé bilatérale du médian et du cubital, consécutivement à une blessure. AU moment même de celle-ci, il se produit un choc céphalique vasomoteur qui dure quelques minutes, Comme phénomène particulier, nous relevons les douleurs répercutives produites pendant la miction, l’inhibition de la sécrétion nasale depuis plusieurs mois, un œdème du membre supérieur gauche ayant duré plusieurs semaines, décalcification des extrémités o0sseuses du coude; fortes oscillations artérielles.

(147) J. TINEL. — Syndrômes névralgiques à caractère sympathique. Syndrômes neuro-sympathiques. Causalgie. Causalgie du nerf médian, Affection du nerf fémorocutané. Algies sympathiques. In Nouv. Traité de Méd. de Roger, Widal et Teissier, T. XXI, p. 67, 75 à 84, 160, 227 à 403, et 369 à 373. Edit. Masson, Paris 1927.

Cet ensemble constitue le meilleur exposé didactique concerrrant les causalgies. Outre une excellente description clinique, l'A. s’est efforcé de faire ressortir particulièrement le syndrome sympathique.

(148) CHiRay et PAVEL. — Les Syndrômes organiques neurovégétatifs. Les Svndrômes neuro-végétatifs périphériques. Causalgie. Nouv. Traité de Méd. de Roger, Widal et Teissier. T XXI, p. 452 à 455. Edit. Masson, Paris 1927

Dans ce chapitre, après avoir rappelé brièvement les Caractères de la causalgie, l’A., à propos de la pathogénie, pense à une combinaison de blessures du nerf sensitivo-moteur et des filets sympathiques.

(149) Paul DALCHÉ. — Causalgies de l’appareil génital de la femme. La Gynécologie, janvier 1928, p. 1 à 20.

L’A. rapporte des cas de causalgies (avec cortège sympathique) de l’appareil gémital de la femme, localisées aux téguments de l’abdomen, du périnée, de la vulve, du vagin, de l’utérus, phénomènes quelquefois liés à une ptose, rétro-version souvent sans explication précise. Le pronostic de ces douleurs est de longue durée. Elles sont exacerbées par les règles.

L’A. rappelle que bien avant lui, Gilles de la Tourette avait sigralé des douleurs pelviennes analogues, avec paroxvsmes atroces, qui revenaient par intervalles, et se terminaient parfois par des phénomènes pseudo-épileptiformes.

En outre, l’A. montre qu’au Cours de certaines grossesses, et au cours de certains fibromes, les malades souffrent de méralgie paresthésique (fémoro-cutané), c’est-à-dire de causalgie.

(150) FLORESCO. — Quelques considérations sur les ostéopo-

he

roses algiques post-traumatiques. Presse Médicale, 2 décembre 1928, p. 1661 à 1664.

Les cas présentés par l’auteur me sont autre chose que des causalgies de Weir-Mitchell, dans lesquelles les phénomènes

ostéo-dystrophiques sont particulièrement accusés. Le traitement se résume en deux mots: sympathectomie périartérielle.

(151) GIREAUDEAU. — Méthode d’Ionisation d’électrolyte. Communication à la Société Française d'Electrologie, janvier 1929.

(152) R LERICHE — Réunion Neurologique Internationale, | Paris, 3, 6 juin 1929. Rapport sur la Chirurgie du Sympathique.

Dans la partie de ce travail concernant les algies post-traumatiques des membres, l’A. confirme les bons effets thérapeutiques qu’il a obtenus antérieurement par la sympathectomie périartérielle dans les causalgies.

(153) DANIEL, PETIT-DUTAILLIS, BLAMOUTIER et Noël PÉRON. —

* Névrite avec causalgie, concutives à une blessure de guerre. Amélioration après intervention sur le Symthique cervical. Revue Neurologique, juin 1929,

Les A. rapportent l’observation instructive d’un ancien blessé de guerre, chez lequel, douze ans après sa blessure, sans cause explicable, des jJraroxysmes cCausalgiques vinrent s’ajouter à d’anciemnes douleurs continues, datant de sa blessure. Une première ramicotomie cervicale produisit une sédation des causalgies dans le territoire du radial; mais, par contre, une exacerbation manifeste et grandissante dans le territoire du cubital. Une dénudation de l'artère cubitale fit cesser ces douleurs, mais provoqua l’apparitiom de causalgies dans les régions de l’épaule, de la mastoïde et dans la région parotidienne. A la suite d’une deuxième ramicotomie cervicale, ces dernières douleurs disparurent mais la zone jugale, située en avant de l’oreille, devint douloureuse.

(154) André THoMmas. — Phénomènes de répercussivité, p. 70 à 80 et 126 è 130. Edit. Masson, Paris, 1929.

L’A. envisage les différents phéromènes de répercussivité dans le système sympathique et dans l’appareil cérébro-spinal. En ce qui concerne les caractères du syndrome causalgique décrit par Weir-Mitchell, l’A. ajoute l’hyperréfiectivité pilomotrice dans la zone douloureuse. Il pense qu’il y a fréquemment des troubles pithiatiques surajoutés, et explique la vasodilatation par l’irritationm du nerf lésé, hypothèse qui s’accorde

Rod

avec les résultats obtenus par la section du nerf au-dessous de la blessure (méthode de Tinel et Jarkowski). L’A. donne l’observation d’un causalgique qu’il suit depuis 1915.

(155) DEAN-LEwis. — Peripheral Nerves, in Practice of Surgery, vol. IIL, chap. 6, p. 54 à 57, 1929.

Dans cette publication, richement éditée, l’A., au chapitre

Causalgie, rappelle brièvement les symptômes cardinaux de la

causalgie et en rapporte une observation personnelle, qu’il

traita par l'injection intranerveuse de l’alcool au-dessus de la

lésion. 1 est regrettable que l’A. ne mentionne pas le nom de J.-A. Sicard qui fut le premier à préconiser cette métroce.

(156) Gaston CorTE. — Causalgie dans le domaine du médian. Libération du nerf et sympathectomie périhumérale. Guérison maintenue depuis quatorze ans. Soc. da Chir. de Lyon, mars 1930. /

L’A. rapporte l’observation d’un blessé auquel il pratiqua en mars 1916, ure sympathectomie périhumérale, suivant ja méthode de Leriche, et une libération du médian qui présentait un état congestif intense. L'amélioration fut très rapide.

Actuellement, quatorze ans après, la gué?ison est toujours maintenue.

(157) J. FRoMENT et Paul BLANCHET. — L’évolution d’un causalgique suivi depuis 1914. À paraître dans la Revue Neurologique, fin 1930.

Voir la plus longue observation personnelle de cette thèse.

BIBLIOGRA PHIE CHRONOLOGIQUE ET ANALITIQUE des travaux se rapportant indirectement

à la CAUSALGIE de WETR-MITCHELL

(158) CRUVEILHIER. — Anatomie descriptive, Paris, 1836.

Première mention des corpuscules de Vater-Pacini, sur le trajet des nerfs articulaires.

(159) HENLE et KOELHIKER. — Uber die Pacinischen Kôrperchen des Menschen und der Säuegetiere, Zurich, 1844.

Etude des corpuscules de Pacini articulaires.

RTL, 0). | ar > 1 lies

(160) EXGEL. — Zeitschrift Wiener Ærzte, vol. I, p. 311, 1847.

Première mention des nerfs des tendorms.

(61) HEerBsr G. — Die Pacinischen Kôrperchen und ihre B:deutung Gettingen, 1848.

L’A. décrit des corpuscules de Pacini, indépendants de Ja peau dans le pied de plusieurs espèces de mammifères.

(162) KOELLIKER A. — Mikroskopische Anatomie, Band Il, 1° Haelfte p. 244, Leipsig, Engelmann, 1854.

Mention des fibres nerveuses accompagnant les artériolles dams le tendon d'Achille, les tendons du quadriceps de l’homme.

(163) Claude BERNARD. — Leçons sur le système nerveux, 1858; et leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux, 1868.

L’A. montre que l'excitation du bout périphérique de la corde du tympan a pour effet d’exalter l’activité circulatoire de la glande sous-maxillaire. Les petits vaisseaux imperceptibles deviennent visibles; le tronc veineux principal se gonfe, se dilate, le sang y devient rouge comme du sang artériel. Om y percait des battements rythmiques isochrones aux battements artériels. Si l’on vient à couper le vaisseau, le liquide s’en échappe en jets saccadés. En cessant l’excitation, on ramère la circulation de l’organe à l’état normal. 5

L’A. montre également que l’excitation de la branche auriculo-temporale du trijumeau produit la vaso-dilatation de l’oreille correspondante.

L’A. expose enfin ses expériences, non moins mémorables, concerrrant le sympathique cervical. Si on sectionne d’un côté le sympathique cervical d’un lapin à pelage clair, on observe une vaso-dilatation des vaisseaux, très apparente, sur l'oreille correspondante, qui devient rouge, et plus chaude que celle de l’autre côté. En outre, la pupille se rétrécit. Un an plus tard, en 1852, Browrm-Sequard pratiqua l'expérience inverse. I montra que l'excitation du sympathique cervical produisait au contraire un rétrécissement des vaisseaux de l’oreille, laquelle devenait pâle et froide, et lorsqu'on l’incisait, elle ne saignait presque pas. En outre, la pupille du même côté se dilatait.

(164) KoELLIKER A. — Handbuch der Gewebelehre des Menschen, Leipzig, 1861. d

Etude des corpuscules de Pacini articulaires.

(165) KrAuSE W. — Beiträge zur systematischen Neurologie des menschlichen Armes. Reichert’s und Dubois-Reymond’s Archiv. Anat, Physiol. und Wiss. Red., p. 339 à 357, 1864.

Boite

Etude des corpuscules de Pacini des rerfs articulaires de la main.

(166) RAURER A. — Vater’schen Koerper der Baender und Periostnerven und ihre Beziehung zum sogenanten Mus kelsinne. /naug. Dissert. Neustadt a. d. Hardt Gottschick-Witter’s Buchh, 1865.

Dans la première partie de ce travail, l’A. décrit les nerfs interosseux dorsaux du métacarpe et du métatarse.

Dans la deuxième partie, il décrit les corpuscules de Vater, situés sur les nerfs des ligaments et des articulations. Historique. Situation et dénombrement des corpuscules : forme, taille, variations.

(167) SaAppEY. — Recherches sur les vaisseaux et les nerfs des parties fibreuses et fibro-cartilagineuses. C. R. de VP'Acad. des Sciences, t. LXII, p. 116-118, 1866.

Description du trajet des fibres rerveuses dans les tendons, les aponévroses, les fibro-cartilages et les ligaments articulaires.

(168) RauBer A. — Untersuchungen über das Vorkommen und Bedeutung der Vater’schen Kôrper. München, C. Fritsch, 1867.

Dans la première partie de ce travail, l'A. donne de nouvelles observations sur la répartition des corpuscules de Vater-Pacini de l’appareil locomoteur, muscles, tendons, fascias, périoste, articulations, chez l’homme, le chat et le poulet.

Dans la deuxième partie, l’A. étudie la sigmification de ces corpuscules et cherche à établir leur rôle d’une facon expérimentale. C’est dans ce travail même que l’auteur rapporte son expérience mémorable: la section des nerfs interosseux des membres chez le chat et chez le poulet (nerfs qui inrervent une quantité considérable de corpuscules de Pacini) entraîne, même après guérison de la plaie opératoire, des troubles permanents de la marche.

(169) Browx-SEQuaARD. — C. R. de la Société de Biologie, 1869, p. 319 et 121.

L’A. montre une femelle de cobaye, chez laquelle la sectiorm du sciatique du côté gauche a eu pour conséquence une hypersécrétion et une augmentation de volume de la mamelle qu même côté. L’A. dit également avoir constaté un grand nombre de fois la dilatation pupillaire après section du sciatique du côté correspondant.

(170) Vuzprax. — Art. « Moelle » in Dict. Encycl. des Sc. Méd. de Dechambre. Edit. Masson, Paris, 1869.

« Nous avons nommé synesthésies les sensations secondaf- > res produites sous l'influence d’une sensation primitive, qui seule est provoquée par une excitation extérieure ou inté-

rieure…. » ,

(171) DoG&ieLz. —— Ueber den Einfluss des Nervus ischiaticus und des Nervus cruralis auf die Circulation des Blutes in den unteren Extremitäten. Pflüger’s Archiv. 1871-1872, p. 130.

L’A., en opérant sur des animaux curarisés, montre que l'excitation des nerfs périphériques d’un membre produit de la vaso-dilatation de celui-ci.

(172) LÉTIÉVANT. — Traité des sections nerveuses, physiopathologie, indications, procédés opératoires. Edit. ‘Baillière, Paris, 1873.

Au chapitre « Physiopathologie », l’A. émet l’idée que les douleurs observées après les sections nerveuses pourraient bien être dues à des blessures des fibres sympathiques des gaines des paquets vasculo-rerveux au cours de l'opération. Mais malheureusement, aucune mention n’est faite de la causalgie de Weir-Mitchell. Aucune mention n’en est faite également dans le reste de l’ouvrage. En sorte que Leriche sera biem le premier à attribuer une pathogénie sympathique aux causalgires de Weir-Mitchell.

(173) Nicocapontr C.). — Untersuchen über die Nerven aus der Knieegelenkeskapsel des Kaninchens. Wiener Med. Jahrb., p. 401-414 et Wiener Med. Wochenschrift, vol. XXIIL, p. 647, 1873.

Découverte d‘’expansions nerveuses arboriformes dans la synoviale äu gerou du lapin (chlorure d’or).

(174) Vuzpran. — Leçons sur les nerfs vaso-moteurs, 1874, p. 166 et 255, et leçons sur l'appareil vaso-moteur, . IL p. 521à 90, 1875.

L’A. montre que j’excitatiom du bout périphérique de la corde au tympan produit dela vaso-dilatation de la langue, en même temps que l’hyperactivité circulatoire de la glande sous-maxillaire, signalée antérieurement par Claude Bernard.

Vulpian montre que l'excitation du glosso-pharyngien produit également la vaso-dilatation de la langue, surtout dans sa partie postérieure.

Enfin, l’A. affirme, que les vaisseaux de toutes les parties du corps, sont en rapport avec des fibres nerveuses Vvasodilatatrices,

(175) KrauSE W. — Histolgische Notizen. Centralblatt Med. Wiss., 1874, p. 211 à 212, et 401 à 403.

Description des corpuscules paciniformes situés dans la synoviale des articulations digitales de l’homme. L’A. leur donne le nom de corpuscules articulaires.

(176) Gozrz. — Uber Geéfässerweiternde Nerven, Pflüger’s Archiv., 1874-1875.

L’A. observe une dilatation vasculaire à la suite de l’excitation électrique, chimique ou mécanique dau bout périphérique du sciatique, vaso-dilatation qui produit une augmentation thermique du membre.

(177) Masius et VaxLarr, —— Congrès des Sciences Médicales. Bruxelles, novembre 1875.

Dans leur Mémoire, les auteurs concluemt à l'existence à peu près exclusive dans le sciatique de fibres dilatatrices. Suivant ces auteurs

1 l’excitation du nerf sciatique détermine, dans la presque totalité des cas, un effet vaso-dilatatoire:

20 Ja section du sciatique agit momentanément dans le même sers que l’excitation, puis secondairement produit au contraire une vaso-constriction ‘et diminution thermique du membre;

3° la section de la moelle produit momentanément des effets vaso-dilatatoires. 2?

(178) ERB. ——- Über Sehnenreflexe. Archiv. für Psychiatrie,

WEsTPHAL. — Ueber einige durch mecanische Einwirkung auf Sehnen und Muskeln hervogebrachte Bewegungserscheinungen. Archiv. für Psychiatrie,

Découverte des réflexes tendineux.

(179) FRANÇoIS-FRANCK. — C. R. des Travaux du Laboratoire Marey, 1876, vol. IT, p. 39 à 47.

Parmi les expériences rapportées par l’auteur, il en est ure que nous citerons ici. Si l’on plonge dans de l’eau froide la main droite d’un individu, sa main gauche présente également de la vaso-constriction, c’est-à-dire du refroidissement, phénomène commandé par un réflexe croisé.

(180) Krause W. — Allgcmeine und mikroskopische Anatomie. Hannover 1876.

Exposé didactique des nerfs périostiques et articulaires.

(181) DASTRE et MoRAT. — C. R. de l’Acad. des Sciences. Action du sympathique cervical sur la pression et la vitesse du sang, 18 novembre 1878.

Les A. confirment les expériences de Claude Bernard.

(182) Joryer, LAFFONT. — Gazette Médicale, 2 août 1879, p. 402; et C. R. de la Société de Biologie, 28 juin 1879.

Les auteurs montrent, d’après les résultats de leurs expériences, que l'excitation électrique du nerf maxiliaire supérieur dans la fosse ptérygo-maxillaire, produit une augmentation considérable de la vascularisatiom des régions correspondantes.

(183) Tesrur L. — Vaisseaux et nerfs des tissus conjonctif, fibreux, séreux et osseux. Anatomie et physiologie. (Thèse d’agrégation). Edit. Masson, Paris, 1880.

Exposé des connaissances acquises à cette “poqe.

(184) DasrRE et Morar. — Recherches expérimentales sur le système nerveux vaso-moteur, 1884.

Les auteurs exposent les résultats de leurs expériences :oncernant les travaux de Claude Bernard, Schiff, l’ogiel, Vulpian, Goltz, Masius et Varlair, et d° Jolvet et Laffont.

(185) Prrres et VarzLarp. — Névrites périphériques expérimentalement provoquées par des injections hypodermiques de diverses substances. C. R. de la Société de Biologie, 9 avril 1887, p. 228 à 232.

Au début de leurs recherches, les auteurs mettaient d'abord à nu les troncs nerveux et injectaient dans la gaine de ceux-ci les produits irritants. Puis, pensant que la piaie étendue qu’il fallait ouvrir pour mettre le tronc nerveux à découvert, la piqûre du rrerf, la compression, exertée sur les tubes nerveux par le liquide introduit de vive force, pouvaient avoir une part importante dans la production des troubles observés ultérieurement, ils adoptèrent un autre procédé, celui de l’injection hypodermique déjà employée dans un but analogue par quelques auteurs (Arrozan, Salvat), sans inciser la peau. Ils injectèrent entre les masses musculaires de la cuisse, des liquides irritants, jusqu’à ce que ceux-ci arrivassent au contact du sciatique.

Certaines substances ne donnèrent lieu qu’à une hyperesthésie localisée, et pendant quelques jours seulement (eau, lactose, saltinon de :ücre de canne, huile d’olive, solution au

dixième de borate de soude, de bicarbonate de soude, de salicylate de soude, de bromure de potassium, d’alcool à 10 %).

D'autres substances donnèrent lieu à des paralysies et à des troubles trophiques (atrophie musculaire, atrophie' cutanée, parfois nécrose). Les fonctions semsitives paraissaient être plus facilement et plus rapidement atteintes que les fonctions motrices.

A l’examen microscopique, les filets nerveux étaient le siège d’altérations inflammatoires irritatives (multiplication des noyaux, fragmentation en boules de la myéline, interruption et destruction du cylindre-axe). Les substances qui ont produit les plus beaux échantillors de ces névrites irritatives, sont l’eau chlorée, l’eau chloroformée, la glycérine pure, li6dure de potassium en solution au dixième, l’acide phénique et l’acide acétique au dixième, la liqueur de Van Swieten, l’acide chlorhydärique au centième.

(186) Pirres et VAILLARD. — Des névrites provoquées par les injections d’éther au voisinage des troncs nerveux des membres. C. R. de la Société de Biologie, 14 mai

Les A. rapportent leurs résultats et montrent que ces injections sont suivies de paralysie et de troubles trophiques (tuméfactions œdémateuse du pied, ulcération des orteils et du tarse, chute des ongles). :

Ils critiquent l‘emploi des injections hypodermiques taérapeutiques d’éther.

(187) Pirres et VAaILLARD. — Troubles trophiques développés sur les pieds d’un cobaye, consécutivement à des injections d’éther pratiquées au voisinage du tronc du nerf sciatique. C. R. de la Société de Biologie, 4 juin 1887, p. 305 à 368.

Les A. ont réalisé sans le savoir expérimentalement les troubles trophiques et vaso-moteurs de la causalgie de Weir- Mitcheli.

(188) JABOULAY. — Le traitement de quelques troubles trophiques du pied et de la jambe, par la dénudation de l'artère émorale et la destruction des nerfs vasculaires. Lyon Médical, 6 août 1899; et Chirurgie du Grand Sympathique, p. 226. Edit. Storck, Lyon, 1900.

Sous le nom de dénudation artérielle, l’A. décrit ume opération consistant à découvrir une artère, la fémorale par exemple, au niveau du triangle de Scarpa, à l’isoler comme pour une ligature, sur toute sa périphérie, et à arracher les nerfs vasculaires qui passent à ce niveau.

Dans l'observation qu’il publie, il s’agit de l’arrachement des deux nerfs : le saphène interne et son accessoire.

(189) SFAMENI A. — Recherches anatomiques sur l’existence des nerfs et sur leur mode de se terminer dans le tissu adipeux, dans le périoste, dans le périchondre et dans les tissus qui renforcent les articulations. Archiv. Ital. de Biologie, vol. XXXVIII, 1902, p. 49 à 101.

Terminaisons nerveuses dans le tissu adipeux, terminaisons nerveuses dans le périoste (plaquettes termirales dans la couche externe, corpuscules de Ruffini dans la couche interne), terminaisons nerveuses dans certains cartilages (entre autres, fibro-cartilage semi-lunaire du gemou du chien), terminaisons nerveuses dans les ligaments, la capsule et la synoviale du genou du chien, considérations physiologiques, surtout relaiives aux corpuscules de Ruffini. \

(190) LEB8AR. — Hyperesthésies systématisées et troubles connexes. Thèse Doct. Méd. Paris, 1906.

Dans sa thèse, l’A. a surtout en vue les hyperesthésies superficielles observées au cours des affections pulmonaires et des affectioms viscérales. Il a le grand mérite de montrer que ces hyperesthésies systématisées s’accompagnent fréquemment de troubles connexes : phénomènes vaso-moteurs, iroubles trophiques cutanés. sensation de chaleur, exagération du réflexe pilo:moteur, hypevtrichose, dilatation pupillaire du même côté (il aurait même pu y ajouter les modifications du sein du côté correspordant).

L'auteur a également le mérite de montrer que de pareils malades, considérés pendant longtemps comme des hystériques, ne répondent pas à la définition de Babinski. Aussi.explique-t-il ces phénomèrres comme des réflexes partis d’épines irritatives situées au niveau de lésions pulmonaires, gastriques, intestinales, et surtout utéro-ovarirennes. /Mais il a le grand tort d'oublier que le syndrome, que son Maître Jacquet a ainsi individualisé, est en réalité damg toute sa pureté un syndrome sympathique, créé par l’irritation des fibres amyéliniques, au contact des lésions viscérales.

(191) Brissaup, SicARD et TANON. — Essai de traitement de certains cas de contractures, spasmes et tremblements des membres, par l’alcoolisation locale des troncs nerveux. Revue Neurologique, 30 juillet 1906, p. 633 à 640.

Les A. rappellent les tentatives antérieures d’injections intra-rerveuses dans les névralgies, pratiquées par Schloesser, Lévy et Baudouin, Valude, Ostwald, Dupuy-Dutemps.

Les A. exposent d’abord leurs résultats expérimentaux. Les troubles paralytiques sont proportionnels au titre de l'alcool injecté, en tant que degré, en tant que durée.

Le lapin est plus sensible que le chien.

On note une R. D. variable comme degré et comme durée.

Les recherches histologiques ont montré aux auteurs, par la méthode à l’acide osmique, un degré accusé de fragmen-

tation de la myélire et de dégénération vallérienne dans les fibres nerveuses des sciatiques soumis à l’action profonde de l’alcool à 80 degrés. Avec des titres d'alcool de cirquante degrés et de quarante degrés, les auteurs ont constaté histologiquement, à quelques centimètres au-dessous du point alcoolisé, vers le cinquième jour, de nombreuses fibres saines, à côté d’autres manifestement dégénérées. Cliniquement, ces animaux ne présentaient aucun trouble moteur.

Les auteurs ont cherché, /en appliquant de pareilles injections irtra-sciatiques à l’homme, à modifier la contracture du pied de certains hémiplégiques et paralvtiques. Immédiatement après l’injection, le malade perçoit dans le pied une sensation de chaleur et d’engourdissement; le pied devient rouge, chaud, insensible; om note en outre une abolition du réflexe achilléen. Si le pied était auparavant contracturé, présentant du clonus, ces signes disparaissent aussitôt, de même que les tremblements, les spasmes et les mouvements choréiformes ou athétosiques du pied.

Les auteurs obtinrent quelques résultats plus ou moins durabhles.

(192) J.-A. SrcARD et TANON. — Dangers des injections troncu-

lair.s locales d’alcool au cours de la névralgie sciatique commune. Paralysies motrices consécutives. Revue Neurologique, 1907.

(193) CI REGAUD. — Les terminaisons nerveuses et les orga-

nes nerveux sensitifs de l’appareiïl locomoteur. Revue Générale d'Histologie, juillet 1907, p. 586 à 587.

Exposé complet des études faites sur les éléments nerveux des tendons, du périoste et des tissus articulaires.

Dans la deuxième partie de ce travail, l’auteur envisage la physiologie des corpuscules paciniformes articulaires.

Lorrar-JaAcor et G. Virry. — Lésions expérimentales du sciatique. Adipose locale. Rôle des ganglions lym:phatiques. Revue de Médecine, 10 mars 1909, p. 184 à 192:

Les A. exposent les résultats de leurs expériences dirritation proiongée, c’est-à-dire de lésions provoquées du nerf sciatique sur des lapins. Ils employèrent le procédé suivant:

Ligature du merf au crin de Florence, injection intranerveuse d'alcool, écrasement du nerf plus ou moins accentué. Les résultats furent les suivants: les troubles trophiques furent pro- : portionnels à l’importance des lésions, et on constata suivant les cas: escharre plus ou moins étendue du talon, escharre du gros orteil, momification complète de la patte, œdème de la patte, sphacèle de la patte.

En outre, on constata de l’atrophie musculaire, de l’hypertrophie des ganglions iymphatiques du creux poplité (même en dehors de toute ulcération cutanée, de toute infection). L'analyse chimique montra que les tissus de la patte opérée

ET ee

conterraient plus de graisse que ceux de la patte saine. Au bout d’un mois et demi, les expérimentateurs sacrifièrent les animaux, et notèrent les lésions anatomo-pathologiques suivanfes: A la suite des ligatures, le crin est retrouvé au niveau de la ligature, entouré de tissu de sclérose; au-dessus d’elle, le neri était étalé, aplati, jaure, œdémateux; au-dessous, il est plus jaune, comparé au nerf du côté opposé; il apparaît nettement entouré de petits pelotons adipeux disséminés le long de sa gaine. Consécutivemeiit aux autres modes d’irritation prolongée, les merfs présentent une sclérose plus ou moins accentuée, plus ou moins étendue, et sont égalemerit entourés de petits pelotons adipeux,

(195) Henri CLAUDE et Stephen CHAUVET. — Sémiologie réelle

des sections totales des nerfs périphériques. Considérations sur la technique concernant l'étude des troubles de la sensibilité, les modifications des réactions vaso-motrices et sudorales, les altérations trophiques, ostéo-articulaires et cutanées. Edit. Maloine, Paris, 1911.

Dans ce travail, la partie qui nous intéresse (modifications des crêtes épidermiques dans les lésions nerveuses) donnera naissance, cinq ans plus tard, aux travaux de Cestan, Descomps et Euzière, concernant les altérations des empreintes digitales dans les lésions nerveuses traumatiques.

LeRICHE. — De l’élongation et de la section des nerfs périvasculaires, dans certains syndromes douloureux d’origine artérielle et d'ans quelques troubles trophiques. Lyon Chirurgical, 1913.

Application, avec résultats variables, de l'opération de Jaboulay, ou plus exactement d’une des opérations de Jaboulay (dénudation d’artère et section des nerfs juxta-vasculaires: aux syndromes doujonreux intestinaux d’origine sympathique, aux péri-acrtites douloureuses de l’abdomen et de la crosse, à la maladie de Raynaud et au trophæœdème congénital.

(197) OrrriED FoErsTER. —— Les indications et les résultats

de la résection des racines postérieures de la moelle. Lyon Chirurgical, 1° février 1913, p. 97 et suivantes.

L'A. a pratiqué la section des racines postérieures de la moelle, dans des cas de névralgies rebelles, operations délicates, dont la statistique publiée par l'auteur est peu encourageante.

LOS Ye

(198) Auguste TourNay. —- Inluence du sympathique sur la sensibilité. Effets de la résection du sympathique sur le reliquat de la sensibilité du membre, dont les nerfs ont été sectionnés en presque totalité. Bull. de l’Acad. des Sciences, 14 novembre 1921, p. 939 à 942.

Recherches expérimentales sur les effets sensitifs des résections sympathiques. Revue Neurologique, décembré 1927, p. 622 à 632.

D’après ses expériences, l’A. conclut que, chez 12 chien normal, la résection de la chaîne sympathique, correspomäant à un membre, augmente la sensibilité de celui-ci. Il rapproche ses observations d’une «expérience de Claude Bernard. Si on pratique sur le lapin l’extirpation du ganglion sympathique cervical supérieur, l’hémiface correspondante deviert plus sensible. Pareils faits constituent, au premier abord, un paradoxe avec les heureux résultats obtenus, dans les causalgies, par la sympathectomie périartérielle de Leriche. Afin d'établir un accorä, l’A., de même qu’André-Thomas, admet que tous les rameaux efférents qui émanent du sympathique contiennert deux ordres de fibres: fibres du ganglion sympathique et fibres du ganglion rachidien. Ces dernières donneraient aux rameaux sympathiques une sensibilité spéciale. Pour l’auteur, ie chirurgien, en pratiquant la sympathectomie, achèverait le dernier temps de ces expériences, à savoir: la section des bandes fibreuses, laquelle section entraîne la suppression des effets de la section sympathique pure. Pour nous, l’explication est beaucoup plus simple, l’expiication du paradoxe apparent entre les expériences de Tournay et les résultats heureux de la sympathectomie périartérielle dams les algies sympathiques, et en particulier dans les causalgies de Weir-Mitchell, tient à ce que, dans ces affections douloureuses, ce sont précisément les fibres sympathiques qui sont irritées, qui produisent l’hyperesthésie et la souffrance; ce sont les fibres sympathiques également qui, par voie de retour. conduisent les excitatiors réflexes, lesquelles donnent lieu aux contractions alternatives des vaso-nervorum. Par conséquent, aucun étonnemrent à ce que la sympathectomie fasse cesser les douleurs.

(199) ArserT (de Liège), — Contribution à l’étude clinique et expérimentale des troubles vaso-moteurs réflexes d’origine traumatique. Thèse de Doct. spéc. en Sc. chir., Liège, 1924.

Etude expérimentale des troubles vaso-moteurs réflexes d’origine traumatique. Archiv. Internat. de Physiologie, 31 mai 1924, p. 391 à 473.

De ses observations cliniques et de ses recherches expérimentales, l’A. déduit les conclusions suivantes :

Il confirme péremptoirement la conception de MM. Babinski et Froment sur la nature des troubles nerveux d’ordre réflexe,

et réjette la doctrine opposée qui mettait en cause l’immobilisation prolorgée du mernbre entretenue par l’hystérie.

Il montre qu’à la suite des excitations périphériques, même légères, et alors que le chien ne manifeste pas la moindre sensation douloureuse, la pression dans le membre correspondant se trouve momentarément modifiée. Dans la majorité des cas, cette modification se marque en chute, c’est-à-dire ‘en vasodilatation. D’autre part, il est un fait acquis, C’est que les modifications de pression artérielle observées ne sont pas le résultat d’une modification de la pression artérielle générale. L’A. comfirme ensuite les modifications de l'index oscillométrique, observées par les épreuves thermiques de Babinski, Froment et Heitz.

L'A. montre aussi que le premier symptôme qui suit les troubles vaso-moteurs, c’est l’hypotonicité musculaire qui est très précoce, précocité sur laquelle avaient insisté, au cours de la dernière guerre, MM. Babinski et Froment, lorsqu'ils parlaient de l’état méiopragique des muscles.

L’A. établit ensuite, toujours expérimentalement. des idées fort intéressantes. Les troubles vaso-moteurs sont particulièrement accentués, pour les excCitations portant sur les articulations et tissu périarticulaire: capsules, ligaments, tendons, aponévroses. Un mênre tendon est plus sensible dans Sa portion articulaire que dans sa portion extra-articulaire.

D'autre part, l’A. montre que les troubles vaso-moteurs sont d'autant plus nets que les animaux expérimentés sont plus jeunes. Sur les arimaux vieux, les réactions sont paresseuses et peu démonstratives.

L’A. montre ensuite que les réactions vaso-motrices persisteni même après intoxication massive par le curare, montrant ainsi qu’elles ne dépendent d’aucur facteur musculaire.

L’A. montre également que les troubles vaso-moteurs continuent, lorsqu'on irrite le. tendon rotulien, après section des nerfs, des racines rachidiennes correspondantes, et de la moelle elle-même, d’où réflexes d’axones de Langley; mais si les phénomènes vaso-moteurs persistent après section des nerfs, ils disparaissent au contraire complètement après injection intranerveuse de scurocaire au même niveau. L’interprétation est donc que l*effet de la scurocaïne n’est pas un effet purement local (une section physiologique), mais qu’il se fait sentir dans toute l’étendue des neuromes dont le cylindraxe a été touché par l’arresthésique local. Si cette interprétation correspond à la réalité, il faut que la rachianesthésie supprime, elle aussi, les phénomènes vaso-moteurs d’origine traumatique dans les membres postérieurs anesthésiés. Et il faut davantage encore, si on fait précéder la rachianesthésie de la section des rerfs sciatique et crural d’un côté, les phéromènes vaso-moteurs réflexes axoniques doivent persister de ce côté et disparaître de l’autre; c’est ce que l’expérience confirme.

Les expériences d’Albert tendent donc à admettre que, dans la pathogénèse des phénomènes physiopathiques, les pseudoréflexes axoniques de Langley jouent un rôle important, mais il faut également faire entrer en cause un trajet médullaire, ainsi que l’a mis en évidence Albert lui-même, par les modifications réflexes obtenues dans des intoxications expérimentales, soit avec la strychnine, soit avec la nicotine, résultats concordant avec les modifications des réflexes tendineux, sur lesquelles ont fréquemment insisté MM. Babinski et Froment, depuis le début de la guerre de 1914.

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(200) Pierre WERTHEIMER et BONNIOT. — Les rami communicantes, in Chirurgie du Sympathique. Edit. Masson, Paris, 1926.

Dans la partie anatomique de cet ouvrage, à propos des ganglions sympathiques paravertébraux, les A. rappellent, outre les fibres amyéliniques efférentes, destinées aux gros vaisseaux, les modes de relation ganglio-neuro-médullaires: les rameaux communicants blancs qui vont de la corne antérieure de la moelle aux gangliors sympathiques et les rameaux communicants gris qui en émanent pour rejoindre le nerf rachidien.

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