PER
(77) René LEriCHE. — De la sympathectomie périartérielle
et de ses résultats. Presse Médicale, 10 septembre 191#-p7513-à/515)
L’A. rappelle sa technique, les réactions primaire et secondaire physiologiques de son opération: contraction de l'artère au moment de l'intervention; quelques heures après celle-ci, vaso-dilatation du membre intéressé, élévation thermique et augmentation d'amplitude des oscillations artérielles. L’A. montre l’analogie avec l’expérience de Claude Bernard, la section du sympathique cervical sur le lapin. Enfin, l’A. expose avec impartialité les résultats obtenus dans les syndromes artériels dans les causalgies et dans les troubles nerveux d’ordre réflexe du type Babimski-Froment.
TINEL. — Contribution à l’étude de l’origine sympathique de la causalgie. Revue Neurologique, novembre 1917, p. 243 à 255.
L’A. donne aux territoires cutanés sur lesquels le frôlement détermine les douleurs répercutives dans la main malade, le nom de « champs causalgiques ». Il montre que l’étendue de ceux-ci varie suivant l'intensité et l’évolution de la causalgie. AU cours d’ur même examen, on peut même voir le champ causalgique s’élargir par la répétition d’excitations douloureuses.
L’A. explique ces douleurs répercutives par un état d’hyperexcitabilité des centres sympathiques qui correspondent aux nerfs irrités, ainsi que des centres sympathiques voisins et même des centres homologues du côté opposé.
CAYLA. — Quelques cas de synesthésalgies. Revue Neurologique, octobre, novembre, décembre 1917, p. 144 à 150.
Après avoir rapporté plusieurs observations de douleurs répercutives, observées chez des causalgiques de guerre, l'A. tend à établir une variété spéciale, la forme syresthésalgique de ia causalgie.
(80), ANDRÉ-THoMAs. — Syndrome sympathico-radiculaire
et causalgie. C. R. de la Société de Biologie, 24 novembre 1917, p. 869 à 872.
L’A. expose une observation de causalgie du membre supérieur, avec modifications dans le domaine du sympathique cervical. Aussi fait-il, à juste titre, de la causalgie, un syndrome sympathico-radiculaire.
(81) MonTANARA (J.-C.). — Las Causalgias Sindrome Peri-
vascular Simpatico de Leriche. Semana Medica Buenos-Ayres, 1917, n° 25, p. 596.
(82) JANXISCHEWSKI. — Odessa. Douleurs par blessure des nerfs périphériques , Causalgie. Russki Wratsch AILE DS:
L’A. expose des observations superposables à celles de la causalgie de Weir-Mitchell, dont il rappelle les principaux Caractères. Toutefois, il ne semble pas être au courant des travaux framrçais parus depuis 1915. Au chapitre du traitement, il ne parle que de la libération des nerfs et de leur hersage.
(83) PrEIFER. —— Ueber Schussverletzungen der Peripherischen Nenven. Monatschrift für Psychiatrie und Neurologie, 1917, -t. IL p.132 a 102:
L’A., en ce qui concerne les douleurs observées à la suite des blessures des nerfs, signale que fréquemment, à la suite des traumatismes ayant intéressé le médian, le sciatique, et plus rarement le cubital, les blessés préentemt de.douleurs intenses, localisées et accompagnées de perturbations vasomotrices: rougeur, sudation abondante et hyperesthésie douloureuse au moindre frôlement. Mais il ne mentionre pas le nom de causalgie; il semble donc ignorer l’œuvre de Weir- Mitchell ainsi que d’ailleurs les travaux français parus depuis 1915.
(84) J. TINEL. — Causalgie du nerf médian par blessure ‘de la partie moyenne du bras. Amélioration considérable, passagère, par la sympathectomie humérale. Guérison par la section et suture du nerf au poignet. Revue Neurologique, février 1918, p. 79 à 82.
L’A. rapporte l’observation d’un blessé atteint de causalgie du médian. Ure sympathectomie périhumérale ne donna qu’une amélioration passagère. Ultérieurement, on pratiqua une section, suivie immédiatement de suture, du nerf au niveau du poignet. Les douleurs disparurent complètement.
L’A. a appliqué plusieurs fois cette méthode, et pense qu’il vaut mieux avoir pendamt dix-huit mois ou deux ans une paralysie du médian, que d’attendre des mois et des mois de souffrances, une guérison spontanée, avec possibilité de séquelles trophiques.
L’A. recommande enfin un sage Conseil. Au cours de cette intervention, faire une injection de coca’ne dans le tronc nerveux, à deux centimètres au-dessus de la section, afin d’éviter l'excitation des centres, avec recrudescence des douleurs, que pourrait provoquer pendant quelques jours le traumatisme opératoire sur le nerf irrité.
(85) LoRTAT-JACOB et HALLEZ. — Traitement de la causalgie du médian avec troubles paralytiques graves, par la ligature du nerf au catgut. Bull. et Mém. de la Soc. Méd. des Hôp. de Paris, 8 mars 1918, p. 239 à 248.
Orne
LorToT-JACOB et GIROU. — Guérison rapide de la douleur de la causalgie du médian, avec troubles paralytiques graves, par la ligature du nerf au catgut. Paris Médical, 21 décembre 1918, n° 51.
Les A. exposent trois observations de causalgie atroce du médian, avec troubles paralytiques graves. Dams chaque cas, ils ont pratiqué, au-dessus qu niveau de la blessure, une ligature serrée du nerf médian, avec du catgut n° 3. Dans chaque Cas, la causalgie et les troubles sudoraux ont disparu subitement après l’opération. Les troubles moteurs ont persisté, mais sans s’aggraver. Tant qu’on a pu suivre les malades, trois mois environ (c'était pendant la guerre), la guérison se maintenait. Depuis, il est impossible de savoir ce qu’ils sont devenus. Néanmoins, on peut estimer que dans ces cas, la ligature du médian a donné un bon résultat qui, si par hasard il n’a pas été définitif, s’est maintenu pendant plusieurs mois au moins.
Pour les auteurs, la ligature au catgut inhibe les filets sympathiques périnerveux; elle met ainsi un terme aux phénomènes douloureux de la causalgie, par un mécanisme aralogue à celui que provoque la pression sur un nerf accessible, au cours d’une névralgie dentaire, par exemple.
Pour les auteurs, la ligature du nerf, suivie de résorption du catgut au bout de quelques semaines, est le traitement idéal de la causalgie. 11s préfèrent la ligature au catgut, à la ligature au crin, qu’ils ont étudiée expérimentalement chez l’animal.
(86) ANDRÉ-THoMAS et LÉVY-VALENSI. > Causalgie d’un à membre supérieur sans lésion apparente des nerfs. Revue Neurologique, mars 1918, p. 172 à 175.
Les A. rapportent les observations d’une causalgie qui ne s’améliora qu’au bout de deux ans.
(87) PzicQuEe. — Ionothérapie usuelle. Journal de Médecine et de. Chirurgie pratiques, 17 juillet 1918.
(88) E. Girou. — Causalgies et syndromes doulcureux d’origine sympathique. Presse Médicale, 14 novembre 1918. L’A. temd à faire une distinction, entre les causalgies dues
à des lésions nerveuses et les causalgies dues à des lésions artérielles.
(89) TENANI (O.). — La Causalgia e il suo trattamento. Chirurgico Polyclin. Roma, 1918, p. 125 à 133.
Altro Contributo alla Simpaticectomia Perivasale come Trattamento della causalgio. Policlin. Roma, 1918 p. 749 à 752.
(90) Erwin Popper. -— Ueber Nerven Schusschmerz. Wiener Klinische Wochenschrift, 1918, n° 42.
L’A. rapporte des observations de blessures des nerfs périphériques ayant abouti, au moment de la circulation, à des douleurs intolérables, accompagnées de troubles vaso-moteurs et sécrétoires, et d’un retentissement psychique disproportionré. Quant au traitement, l’A, ne parle que de la neurolyse, c’està-dire libération des nerfs et hersage. Bien que l'A. semble méconnaître la causalgie de Weir-Mitchell et les travaux français parus depuis le début de la guerre, il s’agit très vraisemblablement de causalgies.
(91) Paul SoLLiER, ROSE, VILLANDRE et CHARTIER. — Causalgie, in Traité Clinique de Neurologie de guerre, p. 323 et suivantes. Edit. Alcan, Paris, 1918.
(92) CoupLaxp (W.-H.).. — The term Causalgia. The Lancet, London, 1918, p. 520 et 474.
(93) Buquer. — Les Troubles Ischémiques nerveux par blessures de guerre. Thèse de Doct. Méd. Paris, 1918.
Dans sa thèse, l’A. s'efforce de mettre en vedette que si des troubles vaso-moteurs, sécrétoires et trophiques, si fréquemment observés chez les blessés de guerre, sont imputables à des lésions des nerfs, la gemèse d’autres phénomènes nerveux réside dans les altérations des vaisseaux, produisant de jl’ischémie.
Les études expérimentales de Lapinski confirment ies données de la clinique. En effet, à la suite des oblitérations des grosses artères des membres, on peut voir survenir des paralysies à type terminal avec R. D. Le syndrome peut être atténué, si l’oblitération ou la compression portent sur un point artériel moins rapproché de la racire du membre.