DEUXIÈME GROUPE
Les cellules type Malassez dont la lamelle repose sur trois pointes donnent parfois également de grandes erreurs. Il y a lieu de tenir compte de l’usure des pointes, ce qui entraine pour les cellules anciennes une erreur par défaut parfois très grande, de l’ordre de 20. %. Cependant ces grands écarts semblent beaucoup moins fréquents que pour les cellules de Thoma du type courant. La moitié des hématimètres type Malassez contrôlés par le Docteur LAVERGNE n'avaient pas une erreur supérieure à 2 %, 18 sur 22 avaient une erreur inférieure à 4 %. Ces erreurs étaient par défaut aussi bien que par excès. Si nous admettons que le contrôle des cellules chez le constructeur soit fait au palmer, au centième de millimètre près, l’erreur maxima possible sera de 5/100°, l'erreur probable de 4,5/100°.
L’usure des pointes pourra modifier cet écart dans des proportions extrêmement variables. Le Docteur LAVERGNE, pour remédier à cet inconvénient, propose de ne jamais essuyer les pointes et de faire vérifier à intervalles réguliers les hématimètres type Malassez.
L'erreur opératoire due à la mauvaise application de la lamelle n'existe pas avec les hématimètres type Malassez, celle-ci reposant sur les trois pointes et fortement appliquée.
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La lamelle utilisée n’est pas toujours rigoureusement plane, elle expose à une erreur qui peut atteindre 5/100°, l'anneau métallique sur lequel on la colle la redressera en partie mais il peut également la déformer ou l’empêcher de reposer sur les pointes s’il n’est pas rigoureusement plan. Nous prendrons comme erreur opératoire probable les 9/10° de la valeur trouvée, soit 4,5/100°.
Nous voyons d’après ce qui précède que les hématimètres type Thoma auront tendance à donner une erreur par excès et les hématimètres type Maiassez usagés une erreur par défaut, mais d’une facon beaucoup moins constante. Notre enquête nous ayant conduit dans le laboratoire d’une grande organisation administrative où l’on pratiquait avec les deux types de cellules (cellules de Thoma taillées dans la masse, de fabrication récente) des numérations sur des sujets sensiblement normaux, nous avons pensé à .comparer les résultats obtenus. Nous croyons que la différence ainsi trouvée portant sur environ 70 numérations pour chaque type de cellule élimine à peu près complètement le rôle du hasard.
Quant aux erreurs de lecture pour les dilutions utilisées (le 1/400° avec les celiules de Malassez, le 1/200° avec les cellules de Thoma, ce qui correspond à une répartition identique sur le fond de chaque type de cellule) nous verrons plus loin qu’elles sont généralement par défaut. La somme algébrique de ces erreurs n’est sans doute pas nulle, mais aboutit à une valeur par défaut pour chaque type de cellule et n'intervient pas dans l'écart trouvé entre les résultats moyens.
Avec les cellules de Malassez nous avons trouvé sur 73 numérations un chiffre moyen de 4.100.000 hématies.
Aec les cellules de Thoma sur 68 numérations, 4.600.000.
Il existait donc 500.000, soit 12 % d’écart provoqué par les erreurs instrumentales et opératoires.
Sans pouvoir déterminer d'une facon absolue la part qui revenait aux erreurs sur les pipettes ou sur les cellules, nous pensons que la plus grande partie de cet écart provient de l’usure des pointes d’une part pour les cellules de Malassez, de la mauvaise application de la lamelle, d'autre part, pour les cellules de Thoma qui / étaient du type de celles ne donnant pas plus de 1 d'erreurs dans la statistique du Dr LAVERGNE.
Il serait peut-être intéressant d'envisager la cons" truction de cellules taillées dans la masse sur le modèle \des plus récentes cellules du type Thoma mais de pro- fondeur double, ce qui aurait l'avantage à la fois de diminuer l'erreur opératoire et d'éliminer l'erreur provoquée par l’usure des pointes sur la cellule de Malassez.
ER | Lez |