‹ Les causes et les conséquences de la guerreChapitre 114 sur 168 · Almanach de Gotha · texte numérisé non relu

Almanach de Gotha

2. Voir Journal des Économistes, i5 août igiA, p. 177-187 et i5 septembre, p. 273,

nt pour leurs enfants que sur la carrière militaire. Des ^âffe de dix à douze ans, les enfants sont admis gratuiiment dans les écoles primaires militaires « réaies », B là ils passent dans les écoles supérieures militaires féales ». Entre dix-sept et vingt ans, ils choisissent leur rme et entrent dans l'une des deux Académies d'où s sortent sous-lieutenants, non d'après les hasards d'un Dncours, mais d'après l'ensemble de leurs études. Les lieux notés sortent officiers, les autres, cadets, avec des rades variant de celui de suppléant d'officier à celui de serent (corpoul).

Pour les familles aisées qui ne veulent pas se séparer sitôt e leurs fils, il y a des écoles de cadets où ils entrent de uatorze à dix-sept ans. Jamais les cadets ne sont mêlés à la oupe. On a augmenté les hauts grades pour faciliter avancement et encourager les officiers. Il y a peu d'officiers lagyars dans l'armée active, mais il y a beaucoup d'officiers aves.

Cinq différentes espèces de gardes du corps entourent le mverain. Les Arcierengarden et la Garde hongroise se )mposent d'officiers supérieurs et ordinaires. Les fonctions

sous-officiers sont remplies par des généraux ou des )loneIs.

Les archiducs ont droit à des titres et à des honneurs )écia.ux.

Chaque soldat prête un serment solennel à l'Empereur, aut soldat doit appartenir à un culte. Tous les jours à midi î sonne à la prière; les postes sortent des corps de garde se forment devant les armes pour prier. On a essayé de développer dans chaque régiment l'esprit

corps à l'aide d'insignes spéciaux, de particularités uniforme, mais il y a peu de régiments qui ne comprenant que des hommes d'une même nationalité. Certains sont

I. Armée, race et dynastie en Autriche-Hçngriey par E. Terqueni ii br. Cerf.

composés à la fois d'Allemands, de Roumains, de Croates e; de Magyars. La langue unique de service est l'allemand mais l'officier doit expliquer aux soldats, dans leur langue maternelle, les expressions usuelles militaires allemandes

On se rappelle l'opposition formidable provoquée er Hongrie par l'emploi des termes militaires allemands.

On démembre les régiments dans des garnisons diverses au mépris de la tactique, mais par nécessité politique On les dépayse et on les change souvent de garnison.

A Gratz, à la chute du ministère Badeni, un régiment bosniaque réprima l'agitation allemande. Tous les Allemands, d'un bout à l'autre de la monarchie, furent indignés de l'intervention des c( sauvages slaves ». On voulut reprendre les concerts de musique militaire. La population couvrit d'irni mondices les musiciens.

En Bohême, les Allemands troublent une fête tchèque â Brux avec une telle violence qu'il fallut faire appel à le troupe. Quand des dragons allemands parurent, ils furent reçus par les perturbateurs allemands au chant de Wacht am Rhein tandis que les Tchèques leur lançaient des pierres.

Ce n'est pas le cas de guerre extérieure que vise l'article du règlement qui stipule qu'au cas où un « soldat, dans leSj moments critiques, tient des propos de révolte, il pourra être mis à mort par tout supérieur qui se trouvera dans sor voisinage ».

A chaque général en chef lui-même est attaché un socius, sous le nom d'adjoint au général commandant de corps d'armée, presque toujours de grade égal, qui a pour mission de le surveiller : et les divisionnaires de la « honved », lalandwehrtransleithane, sont soumis au même contrôle. En 1866, les régiments recrutés dans la circonscription de Venise refusèrent de marcher contre les Italiens. Diverses informations ont annoncé que des troupes slaves et tchèques avaient manifesté leur opposition à la guerre actuelle. Nous attendons la confirmation de ces faits avant d'en faire état. Mais ils ne sont pas invraisemblables; car elles

oivent se rendre compte de Tintérêt de leurs nationalités.

La dissolution de l'armée austro-hongroise entraÎRC la dissolution de la monarchie austro-hongroise.

La politique de François-Joseph, comme celle de ses prédécesseurs, a été de maintenir la dynastie. Mais que représente cette dynastie? Devenu caudataire du Kaiser, François-Joseph a provoqué la catastrophe de igi^.

Quelle garantie ses héritiers peuvent-ils donner aux autres nations de l'Europe? Essayer de maintenir la monarchie austro-hongroise, ce serait recommencer une œuvre aussi vaine et aussi .dangereuse que celle du maintien de l'intégrité de l'Empire ottoman.

Du reste le démembrement de la monarchie austro-hongroise ne sera pas l'œuvre des alliés. Il a commencé en 1867 avec le dualisme. A partir de 1870, les Allemands d'Autriche ont subi l'attraction moléculaire de l'Empire allemand, et les Magyars les y ont poussés. De Beust était résigné à « l'itinéraire forcé » qui conduisit François-Joseph à Berlin ; mais, pour de bonnes raisons, il n'inspirait pas de confiance à Bismarck. Son remplaçant, Andrassy, au contraire, dès le ili novembre 187 1, proposait à l'Empire allemand l'alliance qui fut retardée, à cause de la Russie, jusqu'en 1879. Le dualisme se transforma en mainmise par les Magyars sur l'ensemble de la monarchie austro-hongroise. En 1914, cette politique a continue. M. de Berchtold était un Hongrois : mais c'est M. Tisza qui, de Budapest, a conduit la campagne du Ballplatz. Après le départ de M. Berchtold, qu'il n'avait pns suffisamment en mains, il est resté à Budapest, mais il a envoyé un homme à lui, le baron Burian, occuper le ministère des Affaires étrangères commun; il est allé lui uKMnc conférer avec le Kaiser affirmant ainsi la suhoidiiii'î"" <!.• Vienne à Budapest.

Le dualisme de 1867 est devenu le centralisme ina«,^^ar : et la politique extérieure magyare a pour poiiil de départ la victoire de la Prusse sur l'Autriche.

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