‹ Les causes et les conséquences de la guerreChapitre 140 sur 168 · LA POLOGNE · texte numérisé non relu

LA POLOGNE

oit historique de l'Autriche sur la Galicie. — Les partages de la Pologne. — Solution de i8i5. -^ Incorporation de Cracovie à r\utriche. — Incapacité des Allemands d'assimiler les Polonais. — L'appel du Kaiser aux chevaliers de l'Ordre teutonique. — Le rengagement du i4 août 191/1.

Pendant le douzième siècle, la Hongrie kit en guerre avec enise et avec les Russes de Galicie dont Przemysl était la pitale. Ils étaient appuyés par les Polonais. Bêla III iligea une partie de la Galicie à lui rendre hommage, ndré II prit le titre de roi de Galicie et de Lodomeni, mais

n'eut que le titre. Cela suffît, en 1772, six siècles après, )ur que l'Autriche réclamât la Galicie comme sienne, lors i partage de la Pologne.

Ce partage rendit solidaires l'Autriche, la Russie et la •usse. Frédéric II dit dans ses Mémoires : « L'acquisition

la Pologne était une des plus importantes que nous pus- Dns faire parce qu'elle joignait la Poméranie à la Prusse ientale et qu'elle nous rendait maîtres de la Vistule. » arie-Thérèse pleurait de chagrin à celte spoliation, mais e prenait la Galicie. En 1793, dans un second partage, la 'usse reçut les provinces de Posen, de Kalisz, de Sieradz, 3 villes de Dantzig et de Thorn; l'Autriche 46000 kiloètres carrés et plus d'un million d'habitants. La Russie cupa le reste.

Au Congrès de Vienne trois systèmes furent mis vu prence. L'empereur de Russie voulait un protectorat russe, 3 Anglais et les Français la constitution d'une nationalité

polonaise indépendante ; la Russie, la Prusse et TAutricl se mirent d'accord pour le démantèlement de la Pologne, l trois puissances firent cette besogne en dehors du congre elles apportèrent ensuite leurs conventions à signer a huit puissances. Par une sorte de pudeur, on créa la rép blique indépendante de Gracovie sous le protectorat l'Autriche, de la Prusse et de la Russie; mais, en i846, ] trois protecteurs, malgré les assurances données à TAngj terre et à la France, se mirent d'accord pour l'incorporei l'Autriche.

Les Allemands ont montré leur incapacité d'assimiler 1 populations qui leurs sont soumises. Ils ont fait toutes sort d'efforts pour « coloniser » les provinces polonaises. Vo le résultat. En 1867, le duché de Posen comptait 688000 AL mands et 844 000 Polonais; en 1910, il comptait 807000 d premiers et 1279000 des seconds. Sur 1000 habitants, compte 609 Polonais contre 38i Allemands. Dans la Silési on compte i 236 000 Polonais et 4 774 000 Allemands ; dans Prusse occidentale 476000 Allemands et 1098000 Polona Les parties de ces provinces où il y a une majorité de Pc) nais devront revenir à la Pologne. C'est une besogne ' ventilation à opérer largement.

En 1900, le Kaiser prononça à Marienburg, dans l'ancii château des chevaliers de l'Ordre teutoniquc, une harang' dans laquelle il les appela à son aide dans une croisa» contre les Polonais.

Il ne pourra pas se plaindre s'il en est débarrassé. Le i4 août 1914, au nom du Tsar, le grand-duc Nicolas promis aux Polonais la reconstitution de leur unité nali nale :

Polonais, l'heure est venue, où le rêve de vos pères et de vos aïei peut se réaliser. Voilà un siècle et demi que l'on a déchiré en me ceaux la chair vivante de la Pologne, mais son âme n'est pas morte Sous Je sceptre de l'empereur de Russie, la Pologne renaîtra libre da sa religion, libre dans sa langue, et autonome... L'aurore d'une \

Page 1