‹ Les causes et les conséquences de la guerreChapitre 71 sur 168 · LE CHEMIN DE FER DE BAGDAD · texte numérisé non relu

LE CHEMIN DE FER DE BAGDAD

Frédéric Barberousse et Guillaume II. — Témoignage d'amitié à Abdul- Hamid. — La voie ferrée de Konia à Bagdad. — Arrangements financiers. — Concours du gouvernement français. — Echec en Angleterre. — Accord franco-allemand du 1 5 février 1914. — Accord anglo-allemand du i5 juin 1914. — Homs-Bagdad. — Mystères diplomatiques. — Commerce allemand en Turquie.

En 1189, Frédéric Barberousse entra à Gonstantinople. En 1889, Guillaume II y fit une entrée solennelle pour célébrer ce septième centenaire. Quoique les croisades aient assez mal réussi à ceux qui les ont entreprises, il se sentait animé du souffle des croisés, tout en venant assurer de son amitié le sultan Abdul Hamid et les musulmans de sa protection. Il remporta de cette visite la concession des chemins de fer d'Anatolie jusqu'à Konia.

En 1898, les massacres d'Arménie avaient eu lieu. Le sultan Abdul Hamid étaitdevenu un objetd'horreur pour tous.

C'était le moment pour le Kaiser de se distinguer. Il lui envoya son portrait et, dans un discours d'apparat, il l'assura de son éternelle amitié, épithète trop ambitieuse; car cette amitié avait eu un commencement et devait avoir une fin.

Au mois d'octobre 1898, il fit une nouvelle visite à Gonstantinople, et, en 1899, un iradé décida le prolongement de la voie ferrée de Konia à Bagdad.

Pendant cette période, cependant, le Kaiser avait été hanté surtout par le rêve chinois : toutefois les études du çhenain de fer, sous fornqie de missions archéologiques ou

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