LE CHEMIÎV DE FER DE BAGDAD
autres, n'avaient pas cessé. En 1900, un ingénieur de la Deutsche bank publia un livre dans lequel il reliait la Turquie <i'Europe à la Turquie d'Asie par un pont sur le Bosphore. i Cependant, la Russie avait obtenu du Sultan l'engagement Ide ne faire que par lui-même ou que par les Russes des che- ,mins de fer dans les provinces arméniennes. La Grande- Bretagne était occupée par la guerre du Transvaal. Le jsouvenirde Fashoda brouillait encore la France et la Grande- Bretagne. Les savants allemands consolaient l'Allemagne de 'ses déceptions en Afrique et en Chine en montrant la résur- ^rection agricole de la Mésopotamie, qui offrirait le plus bel ^avenir à la colonisation allemande.
Te Kaiser obtint un second iradé en date du 18 février
^. Le devis se montait à 800 millions; mais, malgré les
anties données par le gouvernement turc, les financiers
iiiemands savaient qu'ils ne les trouveraient pas sur leur
marché.
Ici, il faut bien le dire, il y eut en France des erreurs
iivernementales et financières. D'après un contrat inter-
lu entre la Compagnie allemande des chemins de fer
\iiatolie et la Compagnie française Smyrne-Cassaba, le
ital nécessaire devait être fourni à raison de ^o p. 100
I l'Allemagne, /io p. 100 par la France et 20 p. 100 par les
issances possédant des intérêts financiers en Turquie.
Vlleraagne n'était même pas en état de fournir les lio