‹ Les causes et les conséquences de la guerreChapitre 76 sur 168 · Georges Bourdon. UEnigme allemande, igiS, p. 3oo · texte numérisé non relu

Georges Bourdon. UEnigme allemande, igiS, p. 3oo

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Nous sommes des hommes d'affaires », disait le directeur de la Dressdner Bank.

Un Prussien, haut fonctionnaire de l'Empire, exposa à M. Bourdon, en fort bons termes, bien coordonnés, le développement historique de l'Allemagne et conclut :

(( Nous sommes en pleine expansion. La première néc> site vitale pour nous est que cette expansion ne soit ni intbirompue, ni contrariée. Nous avons besoin de la paix. La paix est le premier besoin des peuples qui s'enrichissent, comme le pillage et la guerre sont la loi des conquérants pauvres. La victoire ne nous donnerait rien que nous ne possédions. La défaite nous écraserait*. »

Le docteur Rathenau, directeur de la Société généralCj d'électricité, déclarait : « En Allemagne, le peuple veut la paix^ »

M. Maurice Ajam a fait, en igiS, une enquête auprès de grands industriels allemands, au nom du Comité du commerce français avec l'Allemagne dont il était président.

Quelques-uns lui ont parlé du péril slave et lui ont dit :

La seule chance d'une guerre entre la France et l'Allemagne est là, dans une attaque brusque des Russes contre l'Autriche. Ce jour-là nous marcherons, dût l'univers entier être ébranlé par ce choc épouvantable.

Toutefois, en aucun cas, l'attaque ne viendra de nous'^.

Au point de vue économique, ils ajoutaient :

Nous ne pouvons envisager les autres pays, et particulièrement la France, que comme des marchés. Une nation aussi essentiellement industrielle et commerciale que la nôtre, ne peut pas pratiquer une politique agressive.

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