‹ Les causes finalesChapitre 15 sur 142 · LIVRE J, PP4P · texte numérisé non relu

LIVRE J, PP4P

préci^émçpf ï» prenne 4S 1* Oof^îé î .

Pour repère pjçpsiWe li» fepfiP 4« cp(f# dpctrin§, fiteîsilSÔBI HPQ C9gj|)ipa^pn |rîJS.-coaiplexe, pw e»WPte l'<9tt i>P«»«l ayçp sp4| fésftlt^t ^q^I, )| yisipp. PopsidéF^qs Tqn de§ |i^K||Hr« qui epK^nt 4^0^ çi^ttç ppc^ibia^i^on^ \9> vé^iu^ q^ iq^tière aer? veuse $€tpsibla à 1^ |umiër€|, ^^ m^qeptlMa dis i^peYoïr une iipagfi comnowj upe, plaqpç pftfttqf r^B^igue. SqwftOîPW» q^Q (»

r»PRQrt â^ h r^^m ^ ^^^ lumîè^p 8»H uq simple rapport d^

çau$e I fi|fet. Cj^t çffet npu^ e^\ dpna dpqpé p^c VQxpérieoce çQininQ ré^ulf^pt d^ t^lç prqppété oçgaïqqqe ; i^qUà, ce qq| i'appeUç qplre po^p^ ^^e, qui pç s^r^ pa§[ up but te4li'ftWiCft et s^rbit^airemeq^ p^r nous-fp^^, vm% vm 4P4^ pqsî:^ tive et expérimç.ptçi^ç. |[^jfi pa^n^gn^tî RQUC guçL ce résqfe tat, contenu en puissance dans le$ p(çipri<!it^ ^^ yifi(^X\igi^ puisse se réaJ\SQr, U faut vq milliard dp qqïubÂp%i$pfl% toques plus surpreipaptçs le^ uqç^ que les aqtçes^ et ft X % à wmt rinflni contre uq qqp^ çeç. ^^jbiia^p;^ pft 9e. s§çow ^iq»^ rencontrées,; car, pour qqe ^ ré^pe^ puisse ws^iijEçste^^ ^^ propriété, il (aq^ qqç. ^^^ ç^ç^çg^e^ fflÇoqqfl^ ^Ut ^qS^tçq^t qq^

mettre aa calcul la probabilité qu'an produit organique est le résultat (Tune qjause iQleiligente, et non d'une cause pbysiqiie. Par exemple, pour ta productioD de P aé% celte probabilité serait, suivant lui, de 0,99999, c'est-à-dire presque équivalente 4 runité-ûu àla certitude. Mais ces calculs mathématiques sont de pures fictions qui ont le tort de donner une fausse apparence de rigueur k ce ^ui ne pci^t M^Çgu aVoir, et à traduire purement et simplement en signes abstraits une couvlctiâi que Ton a déjà dans Tesprit.

machine qm ooncentre les rayons lamioeux «ur le point sen«^ aible où ils sont susceptibles de se peindre, et de produire une impression. Il foui donc qu'un nombre infini de causes trayailf jant & l'aveugle et sans s'entendre soient arrivées i rencontrer la combinaison favorable qui permet à la rétine de recevoir une image. Or, nous soutenons qu'une telle rencontre sera facture, c'est«à-dire sans cause, si 00 n'accorde pas qu'elle a eu Jfeu.préoisément pour que cette manifestation ait lieu : c'est ainsi que ce qui n'était jusque-là qu'un effet deviendra pour nous un but. On le voit : nous ne partons pas du tout de l'bfpotbëse que la vision e3t yn bpt : car c'est ce que nous voulons .démpQtrer; nous ne partons pas davantage de l'appropriation des moyens ^u but : car s'il n'y a pas de but, il n'y a pas d'appropriation; et ce serait encore là un cercle vicieux : nous partons d'un effet coip me effet; puis remarquant qu'un tel effet n'a é\é posf3ible que si des milliers de causes se sont accordées pour \(d produire, nous voypns daqs cet acjcord, le critérium qui transforme l'effet en bta et les causes en moyjmi'

On comprend que pour que le raisonnement précédent 9ifM .9alab}et on p^ut choisir, dans la combinaison que l'on étudie, U^ focteur que l'on voudra. Au lieu de la rétine, prenons le ^st^Un. Admettons que la nature, sans aucun but, ail çr/^ le cristallin, c*e$t*à-dire une lentille propre à concentrer l»^ rayons lumineux, et qui par conséi^^nt rende possible ]sl formation d'une image. Ce sera là, si l'on veut, un simple rapport de cause à effet. Mais c'est encore là une propriété qi»i

n^existe qu'en puissance dans le cristallin : et pour qu'elle se réalise d'une manière qui ait une signification quelconque, il faut que cette concentration des rayons se fasse sur un point sensible à la lumière, il faut que cette lentille soit placée dans une chambre noire; il faut qu'elle soit en communication avec Textérieur par une ouverture appropriée : il faut,

en un mot, l'accord de tant de circonstances, que cet accord

avec un phénomène final paraîtra sans cause , et purement arbitraire, si le phénomène n'est pas considéré comme un but.

On voit par ces exemples ce que nous entendons par la détermination du présent par le futur. On choisira dans chaque fonction, le phénomène essentiel et caractéristique de la fonction (par exemple dans la nutrition, Tassimilation; dans la respiration, l'oxygénation du sang, etc.) ; on commencera par considérer ce phénomène comme un simple résultat des propriétés de la matière organisée : c'est là ce que nous appelons le phénomène futur. Maintenant, en étudiant les conditions de la production de ce phénomène, on trouvera qu'il faut pour le produire une masse énorme de coïncidences, toutes aboutissant précisément au même résultat : c'est ce que nous appelons la concordance des phénomènes avec le futur : or, comment tant de causes diverses viendraient-elles converger vers un même point, s'il n'y avait quelque cause qui les dirigeât vers ce point ? Telle est la suite d'idées en vertu de laquelle le résultat devient but.

Si nous pouvions, a un côté, nous représenter une combinaison totale et complète, indépendamment du phénomène final auquel elle est appropriée, etj de Tautre ce phénomène considéré comme un résultat de la combinaison; — si entre cette combinaison et ce résultat, il y avait un intervalle, une séparation, une limite, ne fût-ce que d'un instant, mais assez marquée cependant, pour que ces deux termes du rapport fussent nettement distingués par l'esprit, l'accord de la combinaison avec le phénomène final paraîtrait d'autant plus frappant, et surprendrait davantage l'imagination. Or, c'est là ce qui a lieu en réalité. En effet, dans le mystère et la nuit de l'acte incubateur, dans l'obscur sanctuaire du sein maternel, pour les vivi- . pares, dans Tenveloppe de l'œuf, pour les ovipares, se forme, se fabrique , par la collaboration d'un nombre incroyable de Causes, une machine vivante absolument séparée du monde extérieur, mais en accord avec lui, dont toutes les parties répondent à quelques conditions physiques de ce monde extérieur. Le monde physique externe et le laboratoire interne de l'être vivant sont séparés l'un de l'autre par des voiles impénétrables, et cependant ils sont unis Fun à l'autre par une incroyable harmonie préétablie. Au dehors, il y a un agent physique appelé lumière : au dedans, il se fabrique une machine optique adaptée à la lumière ; au dehors, il y a un agent appelé le son : au dedans, une machine acoustique adaptée au son ; au dehors, des végétaux et des animaux : au dedans, des cornues et des alambics adaptés à l'assimilation de ces sub-

stances; au 4ebor8i tm loUiw scdide, liquida OU gazeux : m dedans mille moy&^ 4e locomotÛNCï adapta jt Tair, i la terra PU Â l'eau* Mufi d'une part^ le pbénooiëQe final api^elé FieiOB, audition, nutrition, yol, marçh?^ oiOatton, «tc.# de r^utre« les yeux^ le$ oreitteSf Testooiac, les ^ttes, les aafeoires, les aaati»? bres imteura de toule natuiie. Kous vorons clairemeial, ,éutt ces exeixi^lesj les êmx termes da rapport : d'une par^t le système, de Tautrf i§ pkénomèae finpil auquel S aboutît» N'y eùt'îl que le système tel la eombinaîsoQi, oomme dans ks cristaux, ^Bycore faudrait*-!!, nous {'«.vous ?u, une cause spèr âaie pour expliquer ce système et cette oombiiiaîsoi^; mais M y a plus ici ; il y a l'acccMrd d'un système avec ^m j^énomérc qui ne se produira que longtemps après et dans des condttkms nouTeUes» par iCHna^séquent une correspondance qui ne peut être fortuite^ et qui le serait nécessairement^ si r<m n'admet f9S que le phénomène fipal et £utur est précisément le lien du i^stème, et la lûrconstance qui, d'une manière quelconque, a |)ré(fôterminé lu combinaison.

Imagioe^B un ouvrier ATeugle, caché dans une ^l^, et desli* iué de toute int^ligence, qui, n'obéissant qu'au simple besma de mouvoir ses membres et ses mains, se trouverait avoirioi^, sans le savoir, une cld adaptée à la serrure la plus «ompliqu^ qu'il soit possible d'imaginera C'est là ce que fait U natoireda^s la fiibricalion de l'être vivant ^

1. Un des plus péoéUaats eaprUs 4e (io(j« Um^», le.yeoKDnieotalear cle Pased, M. Ernest Havet a bien voulu nous écrire à propos de cette discussion qu'elle était ikvmi f»tJ^ Hl^ aocsée » ;,oiaie il^i:^ tcd^iiiyot fk^eodiateaUe que }'y téméBtf

Halto fart celle hamonie piéiiablie que nous Tenom de signaler ne se afianifeste d'une manière plue étonnante qu'entre l'œil et la lun^ièpe. « Dans la G^struetiea de cet organe, dit f rendelenburg, eu bien il faut admettre que la lumière a triomphé de la matière et l'a façonnée, ou bien e'est la matière qui elie-mèn^ est devenue la maîtresse de la lumière. G*est du moins ce qui de¥rait résulter de la loi dea causes efficientes; mais ni Pune ni l'autre de ces deux hypothèses n'a lieu en réalité. Aucun r^ard de la lumière ne tombe dans les pro-> Ibndeurs secrètes du sein maternel, où Fœll est fabriqué, fticore moins ht matière inerte, qui n'eet rien sans l'énergie de la lumière^ pourrait-elle être capable de la comprendre? dépendant la lumière et Tœil sent folts l'un pour l'autre et dans le miraele de Fœil réside la conscience enveloppée de la lumière. La cause motrice avec son développement nécessaire est ici employée à un service phis élevé. Le but commande lo tout et veiile à Pexécution des parties ; et c'est à Faide àtx but, que Pœil devient « la himiëre du corps ^. n

C'est qu'elle n'est, ce me semble, irréfllsfible que pour ceux qui regardent les choses ofuojiaA VV^iveceâu hasard et de» imbcoolpes, ai je udsiii&pa» de oeux-là. J» «cgai^ par exemple, le premier œil (si toutefois il y a eu un premier œilj, non comme ua nÉsuHat da hasard, mais. couMoe u» syslàme, développeaMB^ ■écawiipe cTttfr a^rtv» syalème, qui l'avait p;réçédé immédiatement. Je. remonte ainsi de cause en cause juisq^'à FiQfioib » Toùfr ce que j'ai à dire sur cette objection, c'est- que le critique^ en accordant que Tçeil est un système, accorde car là même tput ce que nous û»m mandons : car dans tout système, les parties sont subordonnées au tout; et, s'il s'ajgit de chosçs sfjjeltes àl{^ génération ^t %u çb^gement, eUe% dplxent,se.oQprdoDoei; par rapport à lldée du tout : elles sont donc commandées par cette idée : c'est le futur qui détern^pe \p ^véa^^^.Q}:: ç'es^ cels^ m^mç^ qi^i^ l'on. qppAUe^ diise fipftje. Cfuaot a la cause première de cette coordination, c'est ce qui n'est pas en question

%• T^ndelenburg, Logtsohe Untwiuehungen^ t. 11^ IX, p. i.

De même que les perturbations planétaires ont contribué surtout à mettre en pleine lumière la vérité de la loi de Newton, de même les exceptions apparentes à la loi de finalité peuvent servir à la rendre plus saisissante et plus manifeste. C'est ainsi qu'un habile gymnaste, dans ses exercices les plus périlleux, fait semblant de tomber pour inquiéter un instant et mieux faire admirer son adresse. J'en citerai deux exemples :

Muller nous apprend que dans la structure des organes du mouvement les lois de la mécanique ne sont pas bien observées : « L'essentiel de la locomotion, dit-il, malgré la diversité des formes de déplacement par natation, reptation, vol, marche, consiste en ce que certaines parties du corps décrivent des arcs dont les branches s'étendent après s'être appuyées sur un point fixe.... Les lois du levier jouent ici un grand rôle. » Or, on trouve^ en observant la structure des animaux, que ces lois n'ont pas été appliquées par la nature de la manière la plus favorable et la plus économique, c'est-à-dire de façon à obtenir le plus de mouvement avec le moins de travail possible. En effet, dit Muller, « quelque diversement que les leviers soient appliqués sur les animaux pourvus de patte, ils le sont presque toujowrs cCune manière désavantageuse; car les muscles exercent généralement sur eux une action fort oblique, outre que l'insertion est fréquemment trop rapprochée du point d'appui. » Voilà' donc, à ce qu'il semble, une erreur de la nature.

Mais Muller en donne immédiatement l'expUcation, qui se trouve en définitive tout à fait conforme au principe : c D^

Le principe 61

considérations d'un ordre majeur, dit-il, ont commandé cette disposition, dont la beauté des formes n'est pas le but unique. Si la nature avait disposé les leviers de tous les membres de la manière la plus favorable, il serait résulté de là que le corps aurait une forme complexe, anguleuse, gênante, et que malgré les précautions prises en apparence pour utiliser la force, la dépense sous ce rapport eût été plus considérable, en dernière analyse, à cause de la multiplication des obstacles au concours harmonique des actions. » Ainsi, dans ce cas, la violation apparente de la règle n'en est en réalité que la confirmation.

Il en est de même dans un autre cas non moins remarquable. Tout le monde sait combien les partisans des causes finales ont fait valoir en leur faveur la merveilleuse structure de rœil; c'est Fargument classique en cette matière, et nous-méme venons de l'indiquer tout à l'heure. Cependant il se trouve que la Structure de cet organe est bien loin d'avoir toute la perfection que l'on imaginait, et M. Helmholtz a démontré qu'il est rempli d'imperfections et de défauts. A cette occasion un critique s'exprime en ces termes : « Les partisans des causes finales, dit M. Laugel, qui s'extasient sur l'adaptation des organes aux fonctions, auront peut-être quelques difficultés à concilier leurs vues théoriques avec les faits qui viennent d'être exposés. 11 n'y a pas un constructeur d'instruments d'optique qui ne réussisse à rendre ses appareils beaucoup plus parfaits que cet œil dont nous sommes si fiers... L'œil a, au contraire, ce carac-

« LIVRE t CHAK 1

iêté TéttïÉftfttéLfAe (fù*îi tëimit toos* téi ëétititi tffdtitii ûë €iS tnstfttmeYm... fi ii'f « rîeft âé ptttéSi, rlétf d'éfà&eté^ dêM» H tettifé... Ifosf ôfgf&ntls^ s<jftt dés îffsff nmfetttïli M ftyfs^ tUhttttt^bléâ èlgrosâier#^i^

Cépietrféttf, if ite trùtj?vc ^ici éùcolre ré±cel?tfc« A'ferf qtf m^ jciste #pfrcafiMr de b règte : c*e$f ee 4i/6X|^ftqWé trét^^dMf tt att&ùî KiihAMM MAjfCRi étaF éHipf tfinè' CBrCé dnflcMfé. Eu éHèv^ ce qfcref H. HehftMfttà/ (^montré, eéét tOtif àiWplM^MqïePoe» hmiiiàâi o^est ^ tu imtnMreftt dé^ |^i^édsi6tt^; et aMMf ttè devait-ff f^aH Tétre. ikra douté' Fofttf ()eàt itoâ^ dief ribttal^yeiii défauts, comparé à nos machines optiques, défauts que ndti^ tndostrié sàfl! évitei^ ; i^i^ ôés^&hilfe àé^ nui^eiM en iliôtf à toi tisage YérîtaMé ; c^ il i^É pÉS^ pont foht^oti' âé ftiife de^ et^ rience^ dâiti^fe^, domine celles que nbu^ fefson^ aVec iU>$ tM* chiïie^, Aais'fotMl sini^ilettienf de ifouâ sefrir dians Is iié'^tk^ tkfie. Aû^tf, Ife ^vatitf eii quîestion' ^exprimé M-i»émé' aîAsî'f If L'appropriation d'é'PoSilà^soii but e^iëfé de la iBânièi^' H^ j^lmr patMte et fSe fé^ëW iVrtitté' dkus^ lïl' HMit^ dbntiée »sës'détdlcS^ t un homme ratsoivnable tte pr&ndrcù paît «w i*tfMD* j^oi^* /Mti^ d^ bûehég; âe't&ëùit ftmt- fdÉfflfiélntot Mûtilb dtfds Fuâi^ ôflâ^ que d$e i*œif aûf srit retld\i cet oi^ne j^lti» d(!Iicat' et plu^ iéM (fiïûir^ti éfppliclsitfoki ^ t Oh voit qu-il âerfttUt pas se hStër <flr vouloir pwû&té' fo nMuMr ett' début; câï' ôti tiV M-tma pris ^ trëbuchef.

2 ilelmboIlZy ÀevtM <ia« cour< pudltof teien/f/SgtMt, i^« série, t. Vl, p. SISl

LBPRINQii^fi 63

Le mùàt de laMonBemenl que mu» avom développé tout à VkeuKy et que neos eonsîdérûii» comme la preuve des causea flmfesy s^apld^ue d'une Buiûère bien plaa gaisissante encore, iersqoe Vo& passe de raiif»ro|^/aiîon des organes à leur corr^ kiH&n. Om diiâOMHaoïis^ en eiGfett G'esi qa'il foiut prendre dans diatftte faactMMi n» poin^ fiae^ ({ni est Tacte essentiel de la fonction, et considérer cet acte simplement oomme un résol* tak Oai voit ]Keatôt({aex ponr rendre ce résultat possible^ il a fedltt aa n grand nombre de rencontres, que ces rencontres ue. peuvent s'expliquer si ce résultat n*est pas un but Gom'* lisBk aet argument est-il plus évident encore, lorsque l'on eoBBH^fr non les divers facteurs d'un même oi^ane ou d'une mèam fumetion, mais la concordance des divers organes ou des diverse» fonctions. En effet, il suffit alors de prendre un de ces orgues avec sa.fionction, et de considérer cette fonction comme un simple résultat, par exemple le poumon et la respiration. On se demMéen» atorr oomm&At cette' fonclioft est possible^ ^ cm» vernr qu'dte suppose néoessairement un autre organe et une autre fonctâoui piur exemple le cœur et la cirx^uJation. Or, que ces deuJt oignes et que ces deux fonctions (bypothétiquement nécessaires Tune iL l'autre) se soient rencontrés ensemble, c'est ce qui est impossible sans miracle , si une cause cooh muiie, capable de saisir le rapport des deux foitë, lie'les « pgf Uéd ruB S Fautre, c'est^à-^Uie ne les a pas finit» Vun^ pour à*autre; Tout le monde connaît cette célèbre loLdita ioidia<»f«?^Mk«'

lions organiques, et que Cuvier résumait en ces termes : « Tout être organisé forme un ensemble, un système clos dont les parties se correspondent mutuellement et concourent à une même action définitive par une réaction réciproque. » C'est la même idée que Kant exprimait de son côté par cette belle défîniiion : « L'être organisé, disait-il, est l'être où tout est réciproquement but et moyen ^. »

Nous n'avons pas besoin d'entrer ici dans les détails de cette loi, qui a servi de base à Tanatomie comparée. Contentonsnous d'indiquer quelques-uns des faits les plus généraux signalés par Cuvier dans ce passage si connu et si souvent cité, mais qui appartient trop à notre sujet pour ne pas l'être encore une fois ici : « Jamais, dit-il, une dent tranchante et propre à découper la chair ne coexistera dans la même espèce avec un pied enveloppé de corne qui ne peut que soutenir Tani-

1. M. Huxley, Revue scientifique (2* série, XII, p. 769), tire une objectioa contre la déflDition de Kant de la théorie cellulaire de Schwana : a Kant, dit-il, déikiit le mode d'existence des êtres vivants par ceci, que toutes leurs parties coexistent en vue de l'ensemble, et que l'ensemble lui-même existe en vue des parties. Mais depuis que Turpin et Scbwann ont décomposé le corps vivant en une agrégation de cellules presque indépendantes, ayant chacune leurs lois particulières de développement et de croissance, la conception de Kant a cessé d'être soutenable. Chaque cellule vit pour elle-même, aussi bien que pour l'organisme entier; les cellules qui flottent dans le sang vivent à ses dépens, et sont des organismes aussi indépendants que les torulm qui flottent dans le moût de bière. » Nous ne voyons pas en quoi la théorie cellulaire contredit la définition de Kant. La cellule peut avoir une vie indépendante, et avoir également une vie collective et corrélative. La cellufe vit pour elle-même, soit ; mais on ajoute « qu'elle vit aussi pour l'organisme tout entier; » et réciproquement, elle vit par l'organisme en même temps que pour lui. Il n'y a aucune coûtradiction à ce qu'un être indépendant soit en même temps membre d'un, système, il vit à la fois par et pour lui, il est donc, comme disait Kant, moyen et fin. Enfin, ajoutez que dans k cellule elle* même, considérée comme noyau de la vie, toutes les parties sont corrélatives au tout, et le tout aux parties.

mal , et avec lequel il ne peut saisir sa proie. De là la règle

que tout animal à sabot est herbivore, et les règles encore plus

détaillées qui ne sont que des corollaires de la première, que

des sabots aux pieds indiquent des dents molaires à couronnes

plates, un canal alimentaire très-long, un estomac ample ou '

multiplié, et un grand nombre de rapports du même genre t. » •

...« Ainsi les intestins sont en rapport avec les mâchoires, les

mâchoires avec les griffes, les griffes avec les dents, avec les or- "

ganes du mouvement, etTorgane de Tintelligence^, » Cuvier

affirme encore que la même loi règle même chaque système

particulier d'organes. Ainsi, dans le système alimentaire, a la

forme des dents , la longueur, les replis, la dilatation du canal

alimentaire, le nombre et Tabondance des sucs dissolvants qui

s'y versent sont toujours dans un rapport admirable entre eux

et avec la nature, la dureté, la dissolubilité des matières que

l'animal mange ^•.* » Les rapports généraux en engendrent

d'autres, de plus particuliers : a Pour que la mâchoire puisse

saisir, dit-il, il lui faut une certaine forme de condyle, un cer^

tain rapport entre la position de la résistance et celle de la

puissance avec le point d'appui, un certain volume dans le

muscle crotaphite, qui exige une certaine étendue dans la

fosse qui le reçoit, et une certaine convexité de l'arcade zigo-

matique sous laquelle il passe, etc. ^ »

i. Cuvier, Leçons d'anatomie comparée, t. I, l** leçon, art, IV

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