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I. « Kant, dit Hegel, en mcttaût en lumière la conformité interne des ehosei à leur but ^ a appelé raitention sur lit no tare intime de Vidée et surtout sat Viûé^ delà vie« • Logique, § 204, trad. fr. de YéiSi p. 322;
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tiqué une cause traftstU'oe; et cepeûdant le âls a un principe interne d'action, et ce principe se meut d'après une finalité interne. D'après cela, on ne voit pas pourquoi la cause suprême de la nature n'aurait pas produit des œuvres (dérivées d'elle sans doute), tnais non purement machinales, et ayant en elles* mêmes la cause et la fin de leur évolution.
Non-seulement la doctrine d'une cause supra*mondaine n'exclut pas l'idée d*un principe interne d'action dans la nature; mais on pourrait presque dire qu^elle Texige ; et il est permis de soutenir trè$-solidenient avec Leibniz que c'est à cette condition seule que Ton triomphera du panthéisme, c'est-à-dire de l'immanence absolue. Car ce n*est pas pour soutenir un certain degré d*immanence qu^une philosophie peut être caractérisée comme panthéisme : à ce titre, il n'y en aurait pas une seule qui n'eût ce caractère. Mais le panthéisme a pour caractère propre (s'il sait ce qu*il veut), de refuser aux êtres finis foute activité propre, pour la restituer à la cause et à la substance absolue. Si donc on croit que cette cause ou substance absolue est distincte du monde, supra-mondaine, transcendante, ce ne peat être qu'en attribuant au fini une réalité propre; et cette réalité propre ne peut être qu'une activité intérieure ou une finalité interne, ou l'un et l'autre à la fois. Si, au contraire, on soutient la doctrine de l'immanence absolue, il faut reconnaître que le fini, considéré comme tel, n*a rien qui lui soit intérieur et propre. Dès lors, la nature, en tant que phénomène, c'est-àdire la nature sensible, la seule que nous connaissions et qui
LA FIKALlTfi UiMÂN£NTË 47S
toin1)e sou^ rexpérience, ne sera composée que d'apparences et d'ombres, n'ayant en elles-mêmes ni leur principe d'action ni leur but, et n'ayant pas plus de titre que les ouvrages arti* flciels delliommeà une soi^^disant activité intérieure.
Une autre objection des hégéliens * est que, dans i*hypothèse de la théologie finie, ou de la transcendance, les choses forment une série indéfinie de moyens et de fins dont on ne voit pas le terme. La vraie cause finale, au contraire, doit former un cercle, et étant la réalisation d'elle-même revenir à elle-même, c'està-dire se retrouver à la fin ce qu'elle est au commencement. Soit, par exemple, le principe immanent de la nature que les hégéliens appellent Vidée^ ce principe, sortant de lui-même, deviendra la nature physique, la nature brute. Il se montre d'à* bord le plus étranger possible à lui-même, dans le mécanisme ou le pur mouvement : puis, dans le chimîsme il commence à faire un certain effort pour revenir à soi, pour arriver à un but : mais c'est un effort impuissant. Ce travail chimique se perpétuant et devenant durable, c'est Yorganisme : ici le mouvement de retour est plus visible encore : l'effort pour atteindre à Vunité est plus efficace : il n*y a pas seulement combinaison, il y a concentration : enfin au-dessus de l'organisme, s'élève l'esprit, où se manifeste d'une manière complète ie retour de la nature à Tidée, d'abord dans la conscience individuelle, ou subjectite^ puis dans la conscience des peuples et des races,
1. Kuno Fischer, Logîk und Melaphysik, 2. Auflage, Hdddberg, 1868, p. 502 et suiv.
OU objective, et enfin dans la conscience absolue, c'est-à-dire dans l'art, dans la religion, dans la philosophie. A ce dernier terme, l'idée s'est réalisée elle-même; elle s'est retrouvée après s'être perdue : elle se croyait distincte d'elle-même, et c'était toujours elle : et c'est encore elle qui arrive à la conscience d'elle-même dans la philosophie * . Voilà donc un vrai but ; le monde forme un cercle, tandis que dans l'autre théologie, il n'y a pas de but, et le monde en cherche un sans cesse, qu'il n'atteint pas. Tel serait l'avantage de la doctrine de l'immanence sur celle de la transcendance.
C'est, à notre avis, une pure illusion. J'avoue que dans la conception d'un monde distinct de Dieu, chaque être étant toujours imparfait, ne peut être considéré comme une fin absolue : l'homme lui-même n'est pas la fin absolue de la nature. En supposant au-dessus de l'homme d'autres créatures supérieures à lui, nous ne concevons pas davantage qu'aucune d'elle puisse être une fin absolue. Le monde est donc une ligne indéfinie dont on ne voit pas le terme. Mais en est-il autrement dans la doctrine de l'immanence? dans l'une comme dans l'autre, on ne voit pas de dernier terme : et quant à dire que dans celle-ci le développement du monde est représenté sous la figure d'une ligne courbe, et dans celle-là d'une ligne droite (outre que ce
1. « En soi la nature est an toat vivant... La tendance de son moavenoent, c'est qae Vidée se pose comme ce qu'elle est en elle- môme, on ce qui revient au' même, que l'idée sort de cette extériorité, qui est la mort, pour se replier sur elle-même, et devenir d'abord organisme, et de là esprit (Geist), et qui est la fin dernière de la nature, et la réalité àb$olue de Vidée. » {Philosophie de la no* ture, § 25i.)
sont là des métaphores géométriques d'une médiocre clarté), il n'y a aucune raison de faire une pareille distinction : car dans rhypothèse de la transcendance, Dieu étant à la fois le but et la cause de la création, celle-ci tend à revenir à lui après s'en être éloignée, exactement de la même manière que dans la doctrine opposée. Encore une fois jamais la courbe ne sera achevée ; mais elle ne le sera pas plus dans Hegel que dans Leibniz. Jamais le fini n'arrivera à une conscience adéquate de Tab- 8olu» jamais l'esprit ne réalisera l'idée dans sa totalité : ce qui serait nécessaire pour fermer le cercle. En eiSet, tant que l'idée n'aura pas une conscience absolue égale à elle-même, une représentation parfaite d'elle-même, tant que la science divine ne sera pas égale à l'être divin, l'intelligence à l'intelligible, le cercle ne sera pas fermé. U y aura toujours un abtme immense entre le dernier degré et l'absolu. Ainsi, dans les deux hypothèses, il y a un travail incessant de la nature pour atteindre une fin qu'elle ne rencontrera jamais : mais cette impossibilité est bien plus irrationnelle dans l'hypothèse de l'immanence que dans celle de la transcendance. Qu'un monde relatif, distinct de Dieu, n'atteigne jamais à l'absolu, cela se comprend. Mais qu'un monde absolu ne puisse jamais retourner au principe dont il émane, c'est ce qui est contradictoire. Or qui a pu soutenir sérieusement, si ce n'est dans un premier moment dlvresse aujourd'hui passée, que la philosophie, et en particulier la philosophie de Hegel, est adéquate à l'absolu lui-mêiùel Ne peut-on pas concevoir une autre philosophie supérieure à
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celle*Uà, et âne aatru woore aii-dtessas, A à riaftok? 'n»^ qatH ae ft'^t qua d'une phitosoplm hoiiaiiie^ ik ne peol èln qnestioo d'ime phîloaopkie sms enenr» 8hb obsenrîtë et ssis ignoraocei Eh quoi \ loos êtesFabaolo ; et pour savoir hcraie du plus petit phâM>màiie^ vous ttea oki^gb d'atloidre qaVm savant en ait fût l'expéiîeiKe^ Fait pesè^ mesura» caleiil&t Un absela qni se cherche ama cessa et qui ne se trente janait H*est autre chose qn'nn relatif. Dès lois^ en il faut recomMllie quil n'y a pas d'absolu, qœ Viâi$ est me pore chimève» qae ht nature est seuile et sesoffit à eUe^mèsse, oe quicst hi nègatioa de ridéalisine hégélien; on il isM sostenir fne ndée, teol ea se manifestant dans hi natnre, n^esl eepentoit tout entitee elle-niëin& quVn riie<mèfne» et avant de s'être eztMensée : ee qui est l'essentiel cte la doetrine de hi transeendaneew
En résomé, f ktée d'une nature, âQ«ée d'acCivilé inleme, si travaillant à nne finalité interne, quc^ne rétive et suberdonnée, cette idée qui n'e^ antre dK»» que hi pensée leibn^ sienne bien comprise, n'a rien en soi qui eseht» «ne cause supra-mondaine. Cette cause sa distii^^ne de la nature en ce qn^elle est devance tout entière, et ramasséeen soi, un abselii; tandis que la nature ne peut qu*(Rqpria9ier et" m^oiiSssIer est absohi à travers' le tempe et Fespaee, saneie réaliser jmmbs e(»nplétement« (Test e^te impuissance mêm^ de la nfl^fnre qai doit nous forcera cenchnre qu^elIe n^t pas eïkHBéme rahsele^ car un absohi qui se chercbe sans cesse sans se trenver est une notion contradictoire. SI done on admet quelque chose
de tel, on doit, si on s'entend soi-même, le distinguer de la nature, assez du moins pour que la nature puisse se développer et se mouvoir, sans que le principe premier soit entraîné dans son mouvement : or c'est là précisément ce que nous appelons le transcendentalisme bien compris*
Que si Ton voulait presser plus encore les termes de la distinction, et en faire sortir $odt im^ distinction de substances, soit la création ex nihilOf soit telle autre doctrine plus explicitement dualiste, nous dirions encore une fois que c'est là dépasser la sphère de notre sujet, que rien ne nous oblige à entrer dans ces problèmes, et que la finalité ne contient à ce point de iFue aucun éiémeat partknUer de seilulkm.
GàHune coBclusion de ee ehapltte naiis noisa féstuneroBa m disafift : !•• que kt finalité n'élaQt pas ubcl me sobjecLive <jke Betre cspvit, uam une^ loi réelle de 1$ natiure^ dev^ande use eaosa réelle ; ^ que la fiftaUl!& de la iiahure est bien ooflune l'a dit Kant une finalité tefemt, et, daas ee set», immêmn^y ce seeeAd terme ne signiOant rien de plus que le premier; mais cette immanence relative de la finalité naturelle nlmplîque pas une immuimue dIkolWy et au. ^ntrairene peut se cocnpreadre que par $on rapport atee un ternie transcendant.
des deux difficultés franchie», neus somnses maint^iant es face du vvai problème : h eanse suprême de ta finalité est-ell^ une cause infeffîge»le un eih^dném/mt? Ce sera Ifobjel de nos* dernière» reehwi^hesi