aux fermiers de Sceaux et Poissy
é. 000,000 1. — à une avance du clergé.
510 le; causes financières de la révolution française
même où il rédigeait son mémoire, les recettes et dépenses de TÉtat? Celles-ci s'élevèrent à 677,678,000 livres, soit 615,848,000 livres de dépenses tant ordinaires qu'extraordinaires, et 61,830,000 livres pour remboursement d'anticipations et autres dettes arrivées à échéance. Les recettes atteignirent 501,300,000 livres, laissant un déficit de 114,548,000 livres, comparativement aux dépenses * autres que les remboursements, et afin de couvrir tant ce déficit que les dettes échues, il avait fallu se procurer 176,378,000 livres, au moyen d'emprunts et de nouvelles anticipations. Quant à Tannée 1781, l'état au vrai qui la concerne montre qu'au lieu de se solder, ainsi que l'annonçait le Compte rendu, par un excédent de 10 millions, elle accusa un déficit de 89,700,000 livres, déficit qui eût atteint 218,800,000 livres, si l'on n'avait pas émis pour 129,100,000 livres d'anticipations de plus qu'il n'en fut remboursé. Les recettes ne dépassèrent pas 436,900,000 livres et les dépenses s'élevèrent à 526,600,000 livres. Dés les premiers mois de Tannée, Necker fut forcé d'emprunter et il se procura de la sorte 236 millions. Cette somme ne fut même pas suffisante, et son successeur, Joly de Fleury, eut à demander à Temprunt 190 millions *. Au milieu de circonstances aussi difficiles, alléguer un excédent annuel de 10 millions et donner à entendre que la France ne dépensait, année commune, que 251 millions, c'était, si Ton veut, une tentative hardie pour inspirer confiance dans les ressources dont disposait le gouvernement, mais ce n'était certes pas le moyen de préparer les contribuables aux sacrifices que devait exiger dans un avenir prochain l'embarras des finances.
* Tous CCS chiffres Bont empruatés à VHisloire financièt^ de la France, par Jiaiily.