‹ Les cavaliers athéniens (volume 2)Chapitre 1 sur 43 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

ERNEST THORIN, ÉDITEUR LIBRAIRE DES ÉCOLES PRANÇAISES D'ATHÈNES ET DE ROME DU COLLÈGE DE FRANCE ET DE L'ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE 7, RUE DE MÉDIGIS, 7

RP

vit PRÉPACE.

pürition du travail de Gilbert (1). Nous avons repris cette discussion en essayant d'apporter quelques arguments nouveaux. Nous nous sommes surtout appliqué à montrer la relation étroite qu'il y avait entre l'organisation de la flotte et de Ja cavalerie , relation dont on trouve encore des marques bien après Solon; c'est là un des points importanis de notre ouvrage ; si la relation que nous avons essayé de mettre en lumière existe réellement, plusieurs des questions, relatives à l'ancienne histoire d'Athènes, à l'organisalion des services publics dans cet Elat, se trouvent par là même éclaircies.

Nous ayons consacré tout un livre aux fèles religieuses ; les concours, en particulier, nous ont retenu longtemps; la question des jeux équestres n'avait pas été étudiée depuis Krause, qui est très incomplet sur ce point; les documents épigraphiques que nous avons dû commenter n'étaient pas encore connus.

Les cavaliers ont une place considérable dans l'art et dans la littérature d'Athènes. Nous nous sommes borné aux indications indispensables ; nous n'avons cité que les œuvres où il élait question des cavaliers d’une façon précise; nous nous sommes abstenu de parler des œuvres dans lesquelles * on lrouverait bien des traits qui pourraient être appliqués aux cavaliers, à leur caractére aristocratique , à leurs mœurs militaires, mais où ils ne sont pas nommés particuliérement.

Les cavaliers se sont mélés très activement aux lulles des partis; nous avons essayé d'indiquer quel avait été leur rôle; ils appartiennent à l'aristocratie; est-il possible d'indiquer quelle situation ils ont eue dans ce parti ? Cest là un point que nous avons essayé d'éclaircir. En exposant l'œuvre de Solon, l'institution de la classe et du corps des cavaliers; en examinant la question des fles religieuses, des processions, des concours ; en étudiant l'organisation de la cavalerie, le rôle politique de ce corps, c’est toujours de l’aristocralie athénienne que nous nous occupions. [1 nous a done semblé que la conclusion

{1) Voir p. 85 de cet ouvrage.

sans mérite et peut-être le jugemen imands a=til Fr peu pra p

a été reprise par K.-F. Hermano (1 comédie d'Aristophane qui a pour litre mann pensa à examiner ce qu'élaient ces

est le système par lequel Hermann à voulu sion des classes instiluée par Solon; Hermann négligé plusieurs dés points importants du sujet n'en a pas moins de la valeur ; on y trouve les.

explications ingénieuses. Depuis Hermann, la sejetn!aêlé

que dans ces dernières années par M. Lejeur

Malgré des erreurs et des lacunes, le travail d'Hermann

élreencore consulté avec fruit ; celui de M. Lejeum

écrit près de cinquante ans plus tard, peut-être néglisétsans.

crainte; c’est une dissertation des plus médiocres, k Comme on a pu le remarquer, tous les travaux que n

venons de citer sur les cavaliers athéniens sont Lrès courts (3);

les auteurs n’ont apporté que des observations sur le 5

ce sujet reslait véritablement à lrailer (4).

Pendant l'impression de notre lravail, il a paru divers travaux parmi lesquels plusieurs auraienL élé pour nous d'un! secours précieux, Le plus imporlant est une étude de M. H. Diels sur les fragments récemment découverts de le Politique d'Aristote (5). Nous avons signalé, dans notre

(1) Op. laud.; cf, l'Index bibliographique.

(2) De equivibus Attieis, voir l'index,

(2) L'opuscule de Hermuno a 47 pages, eelui de M, Lejeune-Dirichiet en a 40:

{ai Citons un très bon article de Westermann dans la Heal:Enoyclopädie de, Pauly, ‘Ireute, t, AE, p. 1946-1919; les deux pages que Schômann x consacrées aux cavaliers sont un bon résumé de la question (Griceh. Al:, E, 450= 450).

1 H. Dicle, Ueber di bertiner Praginendte der ‘nest Modeste des Aristolt= les dans les Abhandiungen der k. Preuss. Akad. d. Wissensch. su Berlin. Ce trs. vail a été lu dans la séance du 21 mai 1885 (Sizungwberichie, L XXV, pe 435) et publié seulement le 10 octobre 1883. M, Dicls à donné deux planches gravées reproduisant les fragments. M. Ve, Dass a rendu compte de la publication do M, Diels dans la Deutehe Létteraturseitung, n° du 6 féveior 1880, p. 184.

rie (1), proposition d'admettre dans ce corps les métèques (2); nous nous étions même promis d'examiner plus à loisir, la question de l'authenticité de ce discours. Nous sommes heureux que ce problème ail trouvé déjà une solution.

Nous avons reçu l'ouvrage de M. Lævy sur les inseriplions des artistes grecs (3) assez à lemps pour nous en servir au moins dans la seconde partie de notre travail (4).

de dois à l'obligeance des éditeurs, MM. Bergeret Ce, communication des bonnes feuilles de la quatrième édition de l'ouvrage de M. Rau (5); voici les chiffres donnés par cette nouvelle édition :

Hommes.

Infanterie, 1,153 bataillons, 1,174,000 ‘ {Cavalerie, 617 escadrons, 100,000 : lufanterie, 875 bataillons, 785,000 Autriche Hongrie (7). | Caitene 450 escudrons, 67,500

Allemagne (6). . .

Italio (8) Infanterie, 507 bataillons, 430,000 SUR Pre Cavalerie, 132 escadrons, 20,000 Russie (9) Infanterie, 1,594 bataillons, 1,452,000 [RS Cavalerie, 1,289 escadrons, 198,000

(1) Voir p. 353, 482.

(2) Voir p. 370.

(3) Inschriften griechischen Bildhauer ; voir l'Index.

(4) Citons , parmi les ouvrages qui ont paru trop tard pour que nous ayons, pu nous en servir, le tome second du manuel de M. Gust. Gilbert (Leipzig, Teubner , 1885), un article de M. Max. Collignon sur la frise de la celle dit Parthénon dans le journal l'Art, n° du 15 décembre 1885.

(6) Voir p. 373.

(6) Rau, op. laud., p. 69 et 74.

(7) Mid, 209, 272.

LES

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