‹ Les cavaliers athéniens (volume 2)Chapitre 14 sur 43 · RÔLE DES CAVALIERS ATHÉNIENS DANS LES PROCESSIONS · texte numérisé non relu

RÔLE DES CAVALIERS ATHÉNIENS DANS LES PROCESSIONS

Le fait important à relever, c’est que cette participation de la @raerie aux processions remonte à une époque déjà ancienne ; el est attestée pour le quatrième et pour le cinquième siècle ; wo seulement du temps de Démosthène et de Xénophon, mais du temps d’Aristophane , du temps de Phidias, les cavaliers font partie de la xoumi; nous croyons qu'ils en ont fait partie au moins ds le jour où le corps a été réorganisé et porté à un effectif de mille hommes. Si nous avions, comme c'est le cas pour les éphèbes, des inscriptions donnant en détail la liste des divers servies qui étaient demandés aux cavaliers, nul doute que les pressions ne fussent très souvent mentionnées dans ces textes. Maheureusement , ces secours nous font défaut ; c’est seulement Bar des combinaisons, par des rapprochements que nous avons Bu indiquer que les cavaliers prenaient part à la procession de tele ou telle fête. Nous verrons que, pour les concours aussi, 26 ressources, pour être plus abondantes, n’en sont pas moins insuffisantes.

pr

ronne de fouillage qu'on donnait au vainqu !

l'atbré léumcrf lac dieneoënite Root STE cours. Dans ces prix des ayüves fol, les Grecs voyaient

périorité sur les nations barbares. On répétait ce mot d ral perse disant à Mardonius devant Xerxès : «

mes nous conduis-tu , qui concourent non pour

pour l'honneur (6)? =

Cette Hu ou an ets au ds aucnénes

(1) Le Bas-Waddington, Foyage archéol. . hd |

Goltendienst. Alt. à 30, 4.

furent [3 582. Paus., X, 7 POS SRE RS 47 4 Marbre

(0) Hérôd., VAI, 26.

peuples qui acceptaient ainsi l'instiluticn des concours s'ongageaient à envoyer chaque fois des ambassadeurs qui , eux aussi , étaient revêtus d'un caractère sacré , et s'appelaient théores (1).

Quel plus beau spectacle un Hellène, éleré dansla palestre, ne concevant pas pour la divinité d'autres joies que celles qu'il éprouve lui-même, pouvait-il offrir à ses dieux ? « Mais toi, Phé- » bus, » ditle chantre d'une des plus anciennes fêtes agonistiques de la Grèce (2), « c'est surtout à Délos que tué réjouis le » cœur, là où les Toniens aux robes trafnantes se réunissent, » emmenant leurs enfants et leurs rénérables épouses: et'eux, » se souvenant de toi, te réjouissent par le pugilat, par la danse, » par le chant, lorsqu'ils instituent le concours. »

Les jeux semblent le complément nécessaire de toute fûte con sidérée surtout comme une action de grâce pour une faveur reçue des dieux, par exemple après une délivrance inespérée. Quand les compagnons de Xéuophon (3), après leur longue marché à travers l'empire perse , découvrent enfin la mer; quand, arrivés à Trapézonte, ils croient leur salut assuré, ils n'ont pas de soin plus pressant que d'accomplir les sacrifices promis aux dieux à l'heure du danger; mais ces sacrifices ne serxiont pas accuoillis aussi favorablement par la divinilé, et, pour les Grecs, la fête ne serait pas complète, si des jeux n'accompagnaient pas les cérémonies religieuses ; on institue donc un concours gymniqne (4), et Xénophon raconte que la jaie des soldats fut grande de voir les chevaux courir sur une pente rapide, aller jusqu'à la mer et remonter lentement et avec peine côtte pente si périlleuse pendant la descente.

Les Grecs confédérés, après la victoire de Platée, instituent une grande fête qui doit revenir tous les cinq aus et qui doit comprendre des jeux (5). Plusiours siècles après ,-nous trouvons

(1) K. F. Hermann, Die Gottesdienst. Alt, ÿ# 31, 16; 40, 16,

{2) Hymne homérique à Apollon Débien , v. 148 ct suive

(3) Xén., Anab., IV, 8, 25 et auiv,

(4) Voici les termes qu'emploie Xénaphon (loc: laud.} : « irotnauv 8 ral Byüve quuvobv dv s$ dpei Earep dfvouv » Il y à cependant des courses à cheval dans les jeux que décrit ensuite Xénophon. L'expression pupnxès àyéy avait, outre le sens particulier de concours gymnique, un sens plus étendu et pouvait désigner l'idée générale de concours: cf. C, L. 4., I, 444, L 7, et 446, 16; A s'agit des jeux des Théséia; il y avait pourtant dans ces jeux un éybv (rames importaat, comme on le voit par les catalogues agonisliques que contiennent <es mêmes Inscriptions.

6) Plutarque, Aristide, 21 : « éyeobias Bb revicernpurbv kyGva <ûv "Elaubapleon, »

L'AGONISTIQUE EX GRÈCE. 163

“usage; après l'invasion gauloise de l'an 277, on jeux nationaux, dont nous avons déjà parlé, de Zeus Soter, pour célébrer la délivrance de la Van 113 avant notre ère, a lieu une autre invasion Ja Grèce est sauvée par le secours des Romains; pour lgur reconnaissance, les habitants de Lété, ville de décernent une couronne au questeur Mareus Annius, et décident d'instituer, en son honneur, des jeux qui seront célébrés , tous les ans , au mois de Daisios, temps que les jeux institués en l'honneur des autres de la cité (1).

“roit par cé dernier exemple, ce n'est pas seulement en des dieux , mais aussi en l'honneur de simples mortels que des jeux sont institués ; ici l'exemple est d'autant plus caracléristique que colui à qui on rend un tol honneur ost oncore vivant. Le plus souvent cependant, si l'on institue des jeux en un simple mortel , c’est après sa mort, au moment , très Frobblemiènt sous l'influence de cette

croyance faisait du mort un héros où un demi-dieu (2). Cette coutume est des plus anciennes : Achille célèbre en l'honneur de son ami Patroele des jeux auxquels prennent part plusieurs des chefs de l'armée (3). Après la mort d'Héphestion,

Alexandre (4) avait l'intention de célébrer en l'honneur de son ami ce qu'on peut appeler un vérilable concours monstre, des avons À see où two, pour lesquels il avait réuni jusqu'à trois

ns. C aussi l'usage que chaque ville instituât

nee IX, p. 412: Paus., EX, 2, 5 et suiv. ; Krause, Die Gymn.,

Ces faits nous ont été révélés par une inscription très intéressante pabliée

(: ellé a Lrait encore à une invasion gauloise jusqu'ici igaorée ; ef.

Yabbé Ducheane et Bayot, Mémoire sur une mission au mont Athos, ete, n° 127,

p.18 et suiv. {Dittenb., SyH., 247), 1, 36 :

a Lib BuBégbat Arralurr + HoudG vai 3ÿ de

dxaridas re Méagrov Aynoy Homhinv rapiav Popaluy xal arega- Dos ae rô rerpaytérar Daho arepéve nai +besdui ad Maud sat" Beoc du ef Smoby perol Gray mal vote dote abapyé

4, ch, LH : « Lo culte des morts. »

.— Nicocibs avait ai ainsi pour son père Ecay,, 1:14 Opér, à Ninéxdes, sipdveé ce sbv tégev s0ù “mes tai ep mdides cor lmpeyomimuv, AE val opots, xai pyinete your

des jeux en l'honneur de son fondateur, une fois mort; c'est ainsi que les habitants de la Ghersonnbse firent pour Siésagoras, fils de Cimon (1), et les habitants d'Amphipolis pour Brasidas , quaad ils décidèrent de l'honorer comme le fondateur dé leur ville, à lnÿplaco de l'Athénien Hagnon (2).

Au moment où nous commençons à entrevoir quelque clarté dans l'histoire de la Grèce, ce pays ne possède pas encore da grands jeux nationaux. La fête de Délos, seule, semble avoir été de bonne heure une fête nationale de la race ionienne. La fête d'Olympie , celle de Delphes ne sont encors que de simples fêtes locales comme chaque pays a les siennes. Pou à peu cependant l'influence de la fête d'Olympie s'étend dans le Péloponnèse; Sparte comprend très vite quels avantages peut lui procurer Ja protection exercée par elle sur une fête qui tend à devenir le lien fédéral des peuples doriens de la péninsule. L'alliance de cet Etat avec la ville d'Elis , de qui dépendait Olympie, est un fait capital pour l'avenir de la fête, qui se trouve ainsi sous la tection du plus grand Etat dorien de la Grèce, Cet événement est antérieur à l'ère des Olympiades; déjà avaut 776, l'ordre de la fête, la trêve sacrée qu'elle imposait avaient été réglés entre Elis et Sparte ; le Pélopannèse avait enfin une grande fête nationale, celle de Zeus Olympien (3).

Les autres grands jeux ont été institués beaucoup plus tard, Le siècle de Solon est une époque mémorable dans l'histoire de l'agonistique. Sur le modèle de la fête d’Olympie , on institue coup sur coup les trois autres grands jeux nationaux dé la Grèce (4), les jeux Pythiques dans l'olympiade 48, 3 (586), les jeux Isthmiques dans l'olympiade 49, 3 (582), les jeux Néméons dans l'olympiade 51, 4 (573); prosqu'à la même époque, les grandes Panathénées étaient instituées dans Athènes par Pisistrato.

Ce qui est important ici, ce qui démontre la valeur sociale de ces institutions, c'est que le programme de tous cos jeux est par.

(1) Héroë., VI, 38 : « Kai dl reheurhaavre Xepoomateut Boum dx vôuos ebureg, mal yüiva Inrixôy +6 Lai YUVIL DV émiseao. m

(2 Thue., V, 11, 1 et auiv. Voir d'autros textes dun Krause, Die Gymn., 1, p. 9% note 3.

(3) M. E, Curtius s'est appliqué à mettre en lumière l'action de Sparte sur les destinées de la fôte d'Olympie (His, Gr.,1, 271, 304, 353, ete.).

(4) de suis pour ces dates E, Curtius (#ist. Gr., 1, 316; 11, 39), Cf. Schümatn (Gr. Al, 11, 06); Grote (Hést. Gr., V, 296 et suiv.): Duncker (Gésch. des Al, VI, 84). D'après Paus.. X, 7, 4, ln premidre Pylhiade correspond à l'O. 48, 3 (686) ; d'après le Marbre de Paros (8, 52-53, ép. 37), à l'OL 47, 3(590); cf. p. 102.

“L'AGONISTIQUE EN GRÉCR. 185 us complet en tel endroit, moins complet en tel oewés, par exémple, manqué sur le programme piques (1); il est, au contraire, très important à nais, dans toutes ces fêtes, le Grec est sûr de retrouver auxquels il à été formé dès son enfance, qu'il a pra gymnase où dans l'hippodrome de sa cité; il y a une éducation nationale, commune à toute Îa race et quiconque participe à cette éducation appartient ment à la civilisation hollénique (2).

rs exercices pour lesquels il ÿ avait des prix dans les de la Grèce peuvent être classés en trois catégories

de chant, de musique, de poésie, elc., &ybv prou=

nr de gymnastique , lutte, course, pugilat , disque , saut, te. , iv ua; “HMExoreicss équestres, courses soit au choval monté, soit au "y Spore Ermocde.

Impossilile de dire laquelle, de cotte triple série d'ayüves, 4 66 la plus ancienne. La gymnastique assurément a eu une nde influence sur le développement de l'agonistique en Grèce; ‘à Delphes, apx jeux Pythiques, il n'y a eu d'abord Qu'un As uote ; dans Aihènos, aux Panathénées , qu'un ärè Hentsdez l'évün quuvade n'a 616 ajouté qu'assez lard relativement à de ces deux fêtes. De Lels faits rendent done la question : ils donnent en même temps quelque poids à celte Des par M. Bœæiticher (3) que l'agonistique n’est pas gymnastique mais que c'est plutôt la gymnastique à l'amour des Grecs pour les lutles et les concours les Set la perfection auxquels elle est parvenue. dans lo septième et dans le sixième siècle que se place le

(D Une inscription récemment trouvée à Ulymple (Arehwol, Zi, XXX VII, 1872, pe 12, n°261) indique l'existence d'un &yèv pourxés à Clympie du temps Me le fait rapporté par Suétone (c. 23) n’est donc pas particulier à

NE} Un trait partieulier, par lequel les Grecs , comme ils l'avaient remarqué (The, L, LE: ef. Hérod., 1, 10), se distinguatent des barbares, pour les athidtes, da doscendre nus dans l'arène, Sur l'importance tant qu'institution nationale tndant à réunir et à mettre en condes divers pays, voir surtout Lyaias, XXXII ('O Luumianée), 189 (6 ‘Hesame) sôv évite aéoyos àpyiv vemisesbat sole "Eïner

166 LES CAVALIERS ATIÉNIENS,

véritable développement de Te à Â ARE piade (724), il n'y avait à la fête d'Olympie seul concours, la course du stade; en 724, on ajoula let stade on diaulos; on 720, la double course ou 2uyes; en 708, le pontathle; en 688, le pugilat. C'est enfin daus le 25" olympiade, en 680, que l'érobs éyév figure pour la premibre fois sur Je programme des jeux Olympiques ; cette année-là eut lieu la course des quadriges avec des chevaux en pleine croissance, ct lo Thébain Pagondas fat vainqueur (2). Dans In 33e olympiade, en 648, a lieu pour la promière fois la course au cheval monté, Emmy né ; en 500 et en 496, on institue deux courses, l'une avec aitelage de mulets, St, l'autre pour jument, x, qui furent aholies en 444. Enfin. les autres courses sont introduites sur le programme des jeux d'Olympie, dans l'ordre suivant :

408 OI. 93, Course pour char à deux chevaux en pleine croïs-

sance, moglèt rohelg :

384 OI. 99. Course pour quadrige attelé de poulains, Eedye ado;

268 O]. 128. Course pour char à deux poulains, Emoglèe sos

256 OL. 131. Course pour poulain monté, xée

A Delphes, l'ancienne fête d'Apollon, qui revenait chaque neuvième année, n'avait qu'un concours de musique et de poésie. C'est seulement quand la grande fête Pÿthique fut instituée, du temps de Solon ; que l'on ajouta à l'éyv pouowés des jeux gymniques et équestres, La façon dont on procéda est caractéristique (3). À cette époque il n'y avait que deux courses équestres à Olympie, celle des chars , instituée comme nous l'avons dit en 680 ; celle du cheval monté (xs) instituée en 648, Au contraire, l'y yoummis était déjà alors au complet, il n'y manquait que la course avec la lourde armure (ômsrhe Spduec) qui sera instituée en 520, ot lo rœyxpérev des enfants, qui ne sera exécuté pour la première fois que l'an 200. Quand on institue la grande fête Pythiquo, et qu'on dresse le programme des jeux, on y comprend tout le-yuswbe

(1) Pour ces dates, cf. Pausanias (V, 8 et 9), dont le témoignage a été con firmé par une insoription importante trouvée en 1806 (C, 1. A,, IL, 978).

(2) Paus,, V, 8, 7: « frrov reeluv êpégoy. » Cf. Krause, Die Gymn., L, 564, note ?, pour les textes sur la’ course au quadrige ; voir aussi Dunker, Gésch, des Ale, V, p.565, ot, dans l'Atlas pour servir à l'histoire grecque de E. Curitus, par A. Bouchg-Lectercq, les programmes dés jeux Olympiques et «les jeux Pythiques, p. 38 et 59.

(3) Paus, X, 7,5: n"Ehecny Be moi Gba rôre GUlnral rpôtov, t4 te dy "Olupæle re roplrrou, x aûrol vopobehsavres daMyou ai Bradhou maalv elvan âpéav.»

L'AGONISTIQUE EN GRÈCE. 167 qui était déjà presque complet, on y ajoute même deux nouveaux exercices pour les enfants, la course du dolichos et du diaulos; et, au contraire, da Ed Hrene QE D tue deux jeux, on rolranche Je plus Drilant, le concours des quadriges; on inaugure la fête par une seule celle du cheval monté (1). On s'aperçut de suile, ilestwrai, que l'on était allé trop loin ; dès la seconde fête, en 582, la course au quadrige fut inscrite sur le programme des jeux (2). Ces deux courses constituèrent pendant près de deux siècles tout Lapin temmds des jeux Pythiques. C'est seulement on 398 qu'on ajoute au programme la course des chars à deux chevaux, Euvogtät; vingtans plus tard, on 378, à lieu pour la première fois la course des quadriges atielés de poulains , Geyu rwxwÿ; enfin, la course Dm, adore swap, ne fut courue pour la première

die; L'éyôv quads oat lo plus ancion, ot il ost roaté pendant de longues années de beaucoup le plus complet, le plus varié; le programme en est constitué définitivement, pour les concours dés hommes fails , en 520; l'aydw temode, au contraire, mécomprendra les six courses réglementaires qu'au milieu du lroisitme siècle. A Delphes, l'éyèv youvmée et l'aybv trruxde sont ajoutés en même temps sur le programme de la fête en 586, mais L'éyr quuvecée y est mis an complet, l'aydv (ré, au contraire, ne comprend qu'une course; il en comprendra deux la Pythiade suivante en 582, et il faudra attendre deux siècles pour que ce nombre soit augmenté.

L'introduction de la course des chars dans les jeux Olympiques n'en fut pas moins un événement considérable, Au point de vue politique, il faudrait voir à, d'après M. Curtius (3), un triomphe dela réaction antidorienne. La conquête du Péloponnèse avait ÉRIC ot difficile ; longtemps encore après le triomphe défi-

wesDoriens, on constate que le vieil esprit achéen n'avait

pasété complètement étouffé, Dans bien des villes du Péloponnèse ily avait encore des familles achéennes qui étaient très riches et

\aimaient à faire montre de leurs richesses ; celte aristocratie avait suriout la passion des chevaux et des courses de char, Pour

(Ja fée Pythique célébrée en 590 appartenait encore à l'ancien cycle; c'est Léulement en 585 que la féte fut célébrée d'après la nouvelle organisation (B. Curtius, Hést. Gr, 1, 310).

Cést alors que le concours devint rsgaviens, voir p. 160, n, 2. Hist. Gr. 1, 308.

a | 168 LS CAVALIERS ATIÉNIENS, entretenir pendant de longues années des altelages de chévaux où de mules et los dresser on vué dés concours, À] fallait étro immensément riche; c'était là un luxe qui n'était ni dans Je goût ni à Ja portée des Doriens.

Peut-être y a-t-il quelque sxagération dans ces explications de M. Curtius, En offet, c'est un Dorion (1), non du Péloponnèse, il est vrai, qui a remporté la première victoirs à la course des chars à Olympie , et1rès souvent cet honneur à été obtenu par des hommes de cette race, Les Doriens ont donc, et de très bonne heure, su et pu élever des chevaux pour les courses (2). Ce qu'on ne peut vontester au moins, c'est que l'introduction de l'éyby lrxæéç dans les jeux d'Olympie ne soit un fait atlestant la toute-puissance de l'aristocratie, A cotle époque, l'aristocratie seule est assez riche pour supporter los déponses qu'imposait l'entrotion des chovaux de course ; dans los pays où elle ot souveraine , comme on Attique , elle ne tolère dans la grande fête nationale, dans les Panathénées, que les jeux équestres.

Mais c'est surtout pour le développement de l'agonistiqué que l'acte de 680 marque une date importante, Les jeux équestres se distinguent des concours de musique et de gymnastique par une différence essentielle : en elfet, chez les anciens, et l'usage est le même chez, les modernes, ce n'est pas celui qui à dirigé le cheval ou le char viclorieux, ce n'est pas l'écuyer owle cocher (3) qui est proclamé vainqueur, mais le propriétaire du cheval ou du char. Pour être proclamé vainqueur à Olympie . il n'est donc plus nécessaire de descendre soi-même dans l'arène (4); la couronne d'olivier n'est donc plus la récompense de la force, de Ja xaleur personnelle, il suffit maintenant d'être riche ; on verra désormais

{1) Pagondas de Thèbes, v. p. 106, n. 2

(2) Citons parmi les Ovprioixu lacédémoniens : Evagoras, trois fois vain queur à In course du quadrige avec le même nttelage (Hérod., VI, 103); Poly lès dit Polychalcos, vainqueur à la même course , et qui romports mussi des victoires à Delphoz, à l'Isthme et à Néméo (Paus., VE, 1, 7)3 Dématats, seul roi de Sparte qui ait été vainqueur à la course des chars (Hérod., VI, 10). Cf. Krause, Die Gymn., GTI.

{3} Les cochers victorieux étaient naturellement récompensés par leurs maltres; Pausanias mentionne méme des statues qui leur ‘auraient êté élevées ; ef, VL L 6; 10, 6: cf. Krause, Olympia, p. 144, 310.

(4) Pindare félicite Je Thébuin Hérodotos , +ainqueur aux jeux fathmiques, de m'avoir pas confié son chat à iles nains étrangères (Hthim.. 1, 15 B; cf. aussi Olymp., VI Daus une viellle inscription de Laconle (L. 6. A., 79), contenant les victoires remportées par un certain Damonon | on trouve souvent, à côté d'une vietoire, Le mention aûrè: évoylov.

On saisit bien quelquefois des protestations contre la faveur excessive dont jouissaient les jeux équestres, des traits d'ironie lancés contre cette victoire à laquelle le mérite, la valeur personnelle n'ont aucune part ; Xénophon raconte que c'est Agésilas, le roi de Sparte, qui poussa sa sœur Cynisca à faire courir à Olympie; il voulait que cette victoire tant vantée put être décernée à une femme et montrer ainsi qu’elle était la preuve non de la valeur mais de la richesse (1).

Mais ces attaques furent impuissantes ; aux critiques qu'on dirigeait contre cette victoire due à la richesse seule, on répondait en citant l'exemple des héros ; on montrait que déjà, quand Héraclès institua les jeux, cette coutume de concourir avec les chevaux d'un autre était mise on pratique ; c'est avec les chevaux d'Héraclès lui-même qu'Iolaos fut victorieux (2). Le sentiment de toute la Grèce maintint la victoire à la course des chars au premier rang parmi les victoires olympiques ; et Alcibiade, dans ce discours si intéressant que lui fait prononcer Thucydide, pouvait dire aux Athéniens que par son luxe, par l'extravagance de ses dépenses il avait servi la république; car, à la vue de la magnifique théorie qu'il avait conduite à Olympie , les Grecs avaient pris une idée beaucoup plus grande de la puissance de cette ville d'Athènes qu'ils croyaient ruinée par la guerre (3).

(1) Agésilas, IX, 6. On a trouvé dans les dernières fouilles d'Olympie l'inscription reproduisant l'épigramme que nous connaissions déjà (Anthologie, XIIL, 16) sur cette victoire de Oynisca (Archæol. Zeit. L. XXXVII, 1879, p. 151, n° 301) :

Enégrac pèv Bases pol rarépes nai &Be)poi &phant Pévrébuv Erruv vwdca Kuvioxa eixova rév8" Emma. Môvay dé pe qapl puvæxôv “EXdéâoe êx méga; révêe XaGeiv arépavor.

@) Paus., V, 8, 3 « "Enriv *Iéanç rate ‘Hpaxéous Gpauiov roc : fiv Gb dpe ëx Rohaud xaberrmrès dyuvitesda al éMorglaic Erroi. » Pausanias ajoute que, dans Homère, aux jeux institués par Achille en l'honneur de Patrocle, Ménélas a emprunté à Agememnon un des deux chevaux de son char, Cf. Il, XXIII,

(@) Thuc., VI, 16.

où diaulrs dans In 35* Olympiade (1); ot, pou de tèmps après, il ossaiera de s'emparer de la tyrannie. Avant lui, d'autres Athémiens figurent dans la liste des "Oloumovbent (2). Pantaclès ot vainqueur deux fois, en 696 et en 692, Eurybatès en 672, Stomas on 644, Phrynon en 636, Tous ces Athéniens ont remporté le prix à la course du stade (3). Enfin, en 592, l'ami de Crésus, Alcméon, est le premier Athénien qui ait 66 proclamé vainqueur à la course des chars (4). « Il donnait ainsi, » dit Isocrate (5), « le plus grand témoignage de la richesse des Alcméonides. « En 554, Gallias , fils d'Hipponicos, remporte le premier prix à la course du cheval monté et le second à la course des chars ; il avait été auparavant vainqueur aux jeux Pythiques (6). Mais une famille s'illustra entre toutes par le nombre et l'éclat de ses victoires olympiques, la famille Cimon-Milliade. Miltiade, fils de Gypsélos, est vainqueur à la course des chars (7) ; pou après, son frère utérin, Cimon dit Coalèmos (limbéeite), fils de Stésagoras et père du vainqueur de Marathon, est trois fois vainqueur avec le même

{1) Hérod, V, 71 ; Thue., 1, 428, Pausanins indique que Cylon fut vainqueur au déaulos, I, 28, 1.

(2 Krause, dans l'ouvrage qu'il a consacré à Olympie, a donné une liste alphabétique très détaillée (Olympia, pp. 236-412) de tous les Grecs auxquels

nous pouvons attribuer une victoire olympique. C'est d'après Krause qu'a été composée la liste chronologique des vietoires olympiques qui se trouve dans l'Atlas pour servir à l'Histoire grecque d'E. Curtius (p. 60); l'auteur, d'après Le système qu'il a adopté, a compris dans sa liste seulement les victoires datées, Il ya là un inconvénient : plusieurs des vicloires les plus célèbres ne sont pas mentionnées, par exemple les victoires de la famille Cimon-Miltiade; il manque aussi quelques victoires qui peuvent âtre datées à peu prûs sûrement, par exème ple la vietoire de Callias-Hipponicos, les trois victoires de {voir n. 6 ot n. L de la p. 179), Dans un autre de ses ouvrages (Die Gymnn., p. 765), Krause donne la liste des Athéniens dont nous connaissons des victoires aux divers jeux de la Grèce. Comme le fait observer l'auteur, ces listes sont Lrès. incomplètes ; c'est à peine si nous connaissons un peu les vainqueurs de ln course du stade, à Olympie ; pour les autres exercices, les lacunes sont innome brables. Quant aus vainqueurs de Delphes, de l'Isthme ct de Némée, nous ne savons presque rien, Voir l'ouvrage de Krause, Die Pythien, lsthmien, Nemeen.

(3) Autres victoiros datéos, qui ont été remportées par dés Athôniens À là course au stade : Ménon en 400, Sosippos en 388, Pythostratos en 268, Phoctdès en 354, Aristolochos en 344, Anticlès en 340,

{4} Hérod., VL, 125.

(5) De bigis, 25 : à … "Arpeurr, ot xo0 pr miobrou mérurcor pnuélor xaré= Durov + tenu yhp Lebyer npôros 'Ampéuv ss moeGv 'Ouprlase Évenre, à

(6) Hérod., VE, 122; ln date de la victoire olympique esi donnée par le se0liaste d'Aristophane, Aves, 283.

(1) Hérod., VI, 38 ot 103,

L'AGONISTIQUE DANS ATHÈNES. 181

course de chevaux (1); Diophane, fils d'Empédion, et Hégostratos, fils de Philon, ont 61 vainqueurs (2), l'un à l'Isthme, l'autre à Némée; maïs nous ignorons quelle vicloire particulière ils ont

remportée.

Un certain fils de Callaischros fut deux fois vainqueur à Tsimo et à Némée (3), Nous avons vu les nombrouse victoires remportées par Callias, fils de Didumios; mais c'est surtout à l'époque romaine qu'on trouve de ces longues énumérations de victoires agonistiques. Titus Domitius Prométhée remporta deux vicloires à Delphes, une à Némée, une à Olympie, une à L'Esthume (4) ; Marcus Tullius d'Apamée , qui est signalé comme L'athlète le plus fort de son temps au pugilat, remporta troutecinq fois le prix, ot cependant il mourut à l'âge de trente-deux ans (5); Valérius Eclectos de Sinope a remporté soixante et dixhuit victoires (8).

On l'a vu , les plus belles victoires athénionnos aux joux équosqueslres des grandes fêtes de lu Grèce se placent dans Jo sixième et dans le cinquième siècle, c'est-à-dire avant le complet triomphe de la démocratie; ce sont les membres des grandes familles de l'aristocratie qui ont remporté ces vicloires : les Aleméon- Mégaclès, los Cimon-Milliade, les Callias-Hipponicos, les Alcibiade. À partir du quatrième siècle , des noms d'Athéniens figuréot moins souvent dans les listes des victoires agonistiquos , au moins pour ce qui concerne les jeux équostres.

Celle aristocralie qui va disputer des prix à Olympie et aux autres grands jeux de la Grèce accomplit, en agissant ainsi, ce que Lou considérait comme un des premiers devoirs do la richesse : elle fait montre de son luxe. Souvent même, ces victoires étaient un moyen habile que des ambitieux entreprenants choïsissaient pour attirer sur eux l'attention, éblouir leurs conciloyens el préparer ainsi une voie facile à leurs projets. C'est après sa victoire olympique que Gylon forme Je dessein de s'em= parer de la tyrannie ; Aleméon, Alcibiade, dès qu'ils sont deve=

(0 Paus., 1, 22, 6 et suiv.

(2) Labs, 4itique, 600 : « Arogävn: | 'Eureëluvos | véen ’Iohuoï. » Hbid,, 592 : M Hyéozparo: | Pouvos | vien Nepég. »

M} Cd. 4, A0 à « ….ç Kañairgpou dvllnlne rot; Büdenx Deote | vue | abpot

LB : « "Evebux 2 Oarenode ral radavrialouc dyisvas réurovrs mére, écegea Erüy voudmovea Go, pavéie pas, n 46 €. L à, LIL, 129, Cf. Alb, Dumont, Fphébie, p. 238.

182 LES CAVALIERS ATHÉNINNS,

nus tiches, s'empressent d'élever des chevaux pour les concours d'Olympie ; Aleméon, par sa victoire, affirme l'opulence de sa maison, ot Alcibiade, par le luxe insensé qu'il a déployé, prétend avoir relevé Athènes aux jeux de la Grèce. Les victoires des Cimon-Miltiade portèrent ombrage 4 Pisisirate et à ses fils; Gimon Conlémos, pour flater le tyran, 10 fit proclamer vainqueur à sa place, quand il remporta sa seconde victoire avec le célèbre attelage; 1mais, après la lroisième victoire, les fls du tyrau s’empressèrent de faire disparaître, par une mort violente, un homme qu'une telle gloire rendait dangereux pour leur autorité (1).

S'il y a eu uno cité où le désir de remporter une de ces nobles victoires que célébrait toute la Grèce ait onflammé le cœur des citoyens, c'est bion la ville d'Athènes. La passion dos concours ést une des formes de cat amour de la gloire, de coité gdormuée qui distinguait les Athéniens. L'agonistique a été un des soucis de leurs hommes d'Etat les plus illustres : les Solon , les Pisistrate, les Périclès, les Lycurgue. Solon à été un dos organisateurs de la grande fêlo Pythique instituée après la première guerre sacrée. Dans Athènes, il institua dos récompenses publiques pour les vainqueurs des grands jeux. Los vainqueurs des joux Olympiques dovaient recevoir la somme importante alors de 500 drachmes ; los vainqueurs aux jeux Isthmiques, la somme de 100 drachmes (2):

Pour Pisistrate (3), il suffira de rappeler qu'il a institué les grandes Panathénées et les Dionysies.

C'est pour avoir des fêtes plus brillantes que Périciès fait élever les Propylées par Mnésiclès, le Parthénon et le grand temple d'Eleusis par Ictinos; c'est lui qui organise véritablement l'éyèw poucmés des Panathénées. Au concours de rhapsodes, chantant os poèmes homériques, il ajoute des concours de musique, dechant, et fait construire pour l'éybv pououde, ainsi constitué, un édifice spécial ; l'Odéon.

L'œuvre de Lycurgue, nous la connaissons, grâce au décret de Stratoclès que son biographe avait eu le bon esprit de transcrire

{1} Hérod., VI, 103,

€) Plut., Solon, 21: Grote (His, Gr., I, 142) croit que Solon n'avait pas accordé de prix aux vainqueurs des jeux Pythiques ct des jeux Néméens ; cela n'est pas probable; Diogène Laërce (1, 55) dit que Solon institua des prix pour les quatre granda jeux.

{3} A. Mommsen, Heort., p. 80 et suiv.

L'AGONISTIQUE DANS ATHÈNES. 183

jourd'hui nous possédons, au moins en partie, l'origimal (1). Les actes de celte glorieuse administration portent essentiellement sur ces deux points : la guerre, la défense nationale et des fêtes religieuses, les processions et los concours. Dans la lon gue liste des monuments, des objets d'art que Lycurgue a fait élever ou restaurer, nous lrouvons mentionnés : le gymnase du Lycée; la palestre, le théâtre de Dionysos, des objets d'or et d'argent pour les processions, des Victoires d'or, le stade panathénaïque, cc. C'est le même homme qui faisait élever des siatues à Eschyle, Sophocle et Euripide, qui, pour empêcher les altéra= tions que des acteurs brop peu respectueux envers le génie fai- Saient subir aux œuvres de ces poètes, ordonna’ de rédiger un exemplaire officiel de l'œuvre dés tragiques ot obligoa los acteurs à suivre le Loxte qu'il donnait,

Nous avons vu que Solon avait décerné une récompense publi. queaux Athéniens vainqueurs à Olympie et à l'Isthme. Le légis- Jlateur voulait-il honorer de préférence ces deux grandes fêtos? On le croirait s'il ne s'agissait que de la fête d'Olympie, qui a toujours eu le premier rang parmi les fêtes de la Grèce, La mention des jeux Isthmiques à côté de ceux d'Olympie rend la question douteuse, Il est vrai que M. Grote (2) explique ce privilège dont les jeux Isthmiques auraient été l'objet par ce fait que, dans une certaine mesure, Îls étaient d'origine athénienne. Quoi qu'il eu soit de celte question, nous savons, par d'autres témoignages, qu'au moins dès le cinquième siècle, les Athéniens vainqueurs à Delphes et à Némée recovaient aussi une récompense. Parmi Mes décrets les plus anciens que nous possédions du peuple athémien, il en est uu qui est consacré à régler la question des ayants droibi la nourriture au Prylanée. L'inscription est malheureusement très mutiléce. Ont droit à cet honneur : les descendants les plus proches d'Harmodios et d'Aristogiton, les exégètes d'Apoldon, les vainqueurs à Olympie, à Delphes, à l'Isthme et à Né: mée (3). Un peu plus bas, il y à une mention particulière pour

KI) Ga 1, A, 11, 240, et aussi 176. Cf. [Plut.}, Pis. X crat,, VIE, p. 892; Pau. 4,29, 16.

(2) Hit. Gr, TA, 142, () C1. 4., 1, 8, L 10 et suiv. «

. 'Oxuprias] À Mufdt À oiats péfa ns aüro]tae sir oÉrqouv dv Hpurave]le 0e pb 2% ovrfaue mate +afdré ?

les jeux d'Olympie, et cette mention concerne les vainqueurs de l'éyüy frmxés, Il est malheureusement impossible de dire en quoi consistait celte mention ; tout permet de croire qu'une récompense particulière était, en outre, réservée aux vainqueurs d'Olympie. Est-ce ce privilège accordé ici à la flûte Oh:

qui explique pourquoi les auteurs, quand ils out à parler de la nourriture au Prytanée accordée aux vainqueurs des jeux, ne mentionnent que La fête d'Olympie ? Socrate, dans l'Apologie que lui fait prononcer Platon , déclare fièrement qu'il mérite d'être uourri an Prytanée mieux que tous ceux qui ont remporté des victoires à Olympie soit à la course du cheval monté, soit à la Kwupiç, soit au quadrige (1).

Nous avons voulu soulement indiquer d'une façon rapide quelle importance les Athéniens ont attachée de tout Lomps aux fêtes et aux concours; dans les chapitres qui suivent celle imporlanco sera relevée presque à chaque page. Nous possédons plusieurs catalogues agonistiques pour deux des grandes fêtes d'Athènes, les Théséia et les Panathénées. Malheureusoment tous ces calalogues, un seul excepté, appartiennent à des époques où Athènes a depuis lontemps cessé de jouer un rôle important en Grèce. Ces catalogues n'en sont pas moins pour nous de la plus grande importance ; ils ne nous permettent pas seulement de connaître

en délail la composition des concours et en particulier des concours Équestres : ils nous donnent aussi des renseignements uliles sur l'organisation du corps des cavaliers.

mt Houravely éméoof:

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L'inscription parait être de l'Olymp. 86 — 430 (Rangabé, Antig. hellén., n° 294); mais IL est probable qu'elle n'est qu'une copie d'un déerct bien plus ancien (ef. ce que dit l'auteur du Corpus aitique). Les jeux sont indiqués d'après Foudre suivi régulièrement, Olympiques, Pythiques, Isthmiques, Néméens. Les restitutions proposées par R. Schôll (Die Speisung im Prytaneion zu Athen, dans l'Hermés, t VI, 1871, pp. 11-54), pour cette partie de l'inscription, sont complètement inacceptables (v. p. 39); Il ne peut-être question de couredu à la Ewpic, à Olympie, à la date de l'inscription.

(4) Platon, Apobhg., XXVI, p. 36, Oùx 490 8 1 példov, à Svêpes ’Abme vator, mére oÛrue, de rv eotüroy évbpa Lu mpuravely auretadar, modû ye pAdav Det ni Gpôr Fr à Luvuplés À Kebyes vevlamuey Oumar. » Cf. aussi Plat, Nép., V, 18, p. 465, D: Plut,, Aristide, 273 Athénéo, p. 297, £ 4; X, p. 44, a.

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