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LES PRIX POUR LES CONCOURS COLLECTIFS

Le soin de préparer une troupe de concurrents, de les habiller constituait une liturgie, la gymnasiarchie, tout à fait analogue à Ja Chorégie (1); tout ce qui touchait à cette liturgie avait été réglé par la loi (2) ; le gymnasiarque était désigné par les épimé- Jètes de la tribu, puis il était constitué par l'archonte-roi (3); chaque tribu avait son gymnasiarque (4); on n'était gymnasiarque que pour une seule fête (5); les frais d'une gymnasiarchie sont portés par Lysias à 1? mines; nous possédons plusieurs inscriptions dans lesquelles les lampadophores décernent un éloge et des remerciements à leur gymnasiarque (6).

Pour ce qui concerne les cavaliers, il est clair qu'il ne faut pas leur attribuer côte lampadodromie des Bendidies dont parle Platon; à cette époque, nous le verrons , les cavaliers ne prenaient pas encore part aux concours (7). Li n'en ost plus ainsi au deuxième siècle, comme le montrent nos catalogues agonistiques des Théséia et des Panathénées. Nous connaissons les lampadodromies des Théséia pour cing années :

C.I. A.,4M,1,61etsuiv. enfants éphèbes contre veavlowor anciens éphèbes M5,1,22etsuir. enfants éphèbes bormmes faits M6,1,60 etauiv, enfants nneieng éphèbes veavionor Hrrele AU, 1, (T etsuiv. enfants - éphèbes veaux Tapavrivor 448, 1,25etsuiv. enfants - éphèbes vemimeot Tapavrivor

Ainsi, sur les deux premières inscriptions, c'est-à-dire pour les archontats d'Aristolas et d'Anthestérios, il n'y a quo trois courses aux lambeaux; sous l'archonte Phaidrias, au contraire, c'est-à-dire vers l'an 150, il y en a quatre : une lampadodromie est confiée pour la première fois aux cavaliers. Cette inscription des jeux de l'archontat de Phaidrias est très importante; elle nous fait connaître une réorganisation de la cavalerie par la substitution dés larentinarques aux phylarques ; dans les inscriptions qui suivent, celte réorganisation paraît continuée, peut-être terminée : les Tarentins ont été substitués aux cavaliers pour faire la lampadodromie à cheval.

(1) Taée, NI, 60; Lys., XXI, 1, 4: Isoer., De Ligis, 15: Dem. e. Lept., A; {Xôn.), Hop. Ath. 1, 13; Piut., Wicias, 3; Aristote, Polit,, VI, 5 — 1323 a, I, 36.

; Rangabé, 1071 (G, I, @,, 257), ete.

(7) 11 n'est pas d'ailleurs question des cavallers dans Lo passege de Platon.

Sans doute, cette réorganisation de la cavalerie a pu être une des causes qui ont fait ajouter au programme de la fête une lampadodromie de cavaliers; par la suppression des phylarques, les courses fournies jusque-là par la cavalerie se trouvent réduites de moitié; on a essayé par diverses manières de combler cette lacune. Cependant, cette raison ne serait pas la seule, s'il est vrai que, vers la même époque, les cavaliers aient été chargés de fournir, très probablement pour la première fois aussi, une course aux flambeaux aux Panathénées (1). Cette unique lampadodromis, pendant les concours des Panathénées, est distincte des lampadodromies célébrées pendant la pannychis qui précédait la our; la première journée des concours équestres va être terminée ; la catégorie d'exercices et de courses qui ont lieu, avant les concours de l'hippodrome (2), est faite; au milieu du deuxième siècle, on décide de clore la journée par une lampadodromie confiée très probablement aux cavaliers ; à cette époque, les jeux équestres des Panathénées prennent deux journées, chacune ayant deux catégories de jeux bien distincts : une course aux flambeaux marquait la séparation des deux journées.

Si donc nous en croyons nos catalogues, c'est au milieu du deuxième siècle que les cavalicrs auraient été appelés pour la première fois à faire régulièrement des courses aux flambeaux dans les fêtes. Du temps de Platon, une lampadodromie faite par des gens à cheval était une nouveauté; il a ainsi fallu deux siècles d’abord pour que les cavaliers fussent admis à prendre part à l'ayüv fers, puis chargés de faire des lampadodromies.

(1) G. I. 4., Il, 969, frag. a, L. 16. Voir plus loin, chap. VIT, p. 245. (2) Voir chap. VIL.

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