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CHAPITRE V

LES PAIX INDIYIDUELS. — COMPOSITION GÉNÉRALE DE L'ayiv rer

Après celte premibré catégorie de prix disputés par dés corps collectifs et décernés à des corps collectifs pour être consacrés à Ja divinité, venait cette seconde catégorie de prix disputés par des individus, qui luttent chacun pour soi, et remis à celui d’entre eux qui est vainqueur; cette catégorie comprend exclusivement tous Jes prix dé léyv yupvede et de l'ayby raw ; nous n'avons ici à nous occuper que de l'éyiv trrexe.

Nos catalogues agonistiques des Théséia et des Panathénées nous permettent de connaitre en détail la composition de cet œyv, quels exercices il comprenait, quelles personnes élaient tour à tour admises à concourir, quelle était la valeur des prix décernés, enquel endroit avaient lieu ces exercices. Nous examiuerons en détail chacun de ces catalogues agonistiques ; mais, avant d'abor= der celte discussion, il est nécessaire de donner quelques indications rapides sur les divers concours qu'ils mentionnent,

Los courses équestres sont distinguées par dos indications qui sont relatives les unes à la distance , à la longueur de l'espace à parcourir, les autres à la mouture ou à l'attelage.

Les indications qui ont trait à Ja distance sont empruntées à Léyis yuuweée. La course à piod, qui a constitué pendant un temps assez long, tont l'éyv juuvxde de deux des plus brillants jeux de la Grèce, ceux d'Olympie et de Delphes (1), qui même fut primitivement le seul concours de la fête d'Olympie, est restée un des exercices les plus importants de l'agonistique grecque; elle comprenait :

La course du stade (2), ardèroc (äséuuoc), vd ardêiov;

11) Kraus, Die Gymn., p. 341.

(2) Jusqu'à la 14° Olymp. (724), il n'y eut que ce seul concours à Olympie.

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La double course du stade, élus; ca nom venait de ce d'après un grammairien (1), ‘la course du stade s'appelait Cette course était le double de la précédente, en comprenait l'aller et le rôtour (2); Pausanias la compare très jus tement à l'écriture archaïque dile fouorpspniv (3) : le coureur, arrivé au bout du stade, fait une conversion en décrivant un léger arc de cercle devant la colonne appelée xurf, courbure , et il re vient par l'autre côté du stade ;

La longue course ou #%uys, qui puralt avoir été de douze Bar (4);

La course droite , &tuxios ; d'après Bœckh (5), et Krause (6), äl n6 faudrait pas voir là une course en zigzags, mais simplement une variété du Alashoc et du éfyos ; la différenco consistarait on co qu’on no faisait pas la conversion devant la 2er;

La course équestre, {avc Bvduoe, ainsi nommée à cause de sn longueur; elle était de quatre stades (7).

De ces cinq courses de l'syèv quuvede, on n'en trouve que deux

Paus., LV, 4, 5 : « Kat érévieus y œvañlou pévov. » Idem. V, 7,7: 8,6. Voir les autres textes dans Krause, Die Gymn., p. 339, note 8, Les vainqueurs au stade devenaiont les éponymes de l'Olympiade dans laquelle Ils étaient couronnés (Krause, op. laud., p. #1, note 12). Voici la curieuse que donne le acollaste de Pindare de la course du stado {Olym., IX, 160, pe 228 de Bœekh) à « Kai rerparobiart roma repomarolvee: évérenonv al Bpétuée yovl= Lovro” ôey ral oréôtov xakoïo Bpéper Bià thv créas. » De même, Etym. Mag., v. Exébov. Cf., sur les courses gymuiques, Poil, TEL, 146 et sulv.; Aristoph., Aves, 293.

(1) Etym, Mag. : à ZrdéBiov * ac +5 &pyaïou dusiatee müdGe Slev blandhoe mù Bo rdte, n

(2) Aristoph., 4ves, 292, scollo : à Aiauios Méyerat à Brcdi Equv tv Bpéper dv rh mopelg, sù rAnpüam +6 erdlios xai Urogspéqua, » Aux textes cités par Krause {Die Gymn.. 1, p. 345. n° 6 ot 9), je n'ajouterai que ces vers d'une tragédie inconnue d'Euripide où l'Achéron est appelé un marais &Blaudoe +

«Deal xtévies Logepdv Biauhoy Exovres Bpay phepouévs ’Ayeportiay Nav. w CTrag. Grace, fragm. de Aug. Nauck., Eurip., n° 860); c'esbè-dire, comme explique un graminairien (Aneed. de Bekker, p. 343 et suiv.] : « 80ev 1uh Ersv éravo)etv, »

{31 Y. 17,6, (4) Les données sont très différentes sur la longueur de cetle course; mation que je donne est celle que propose Krause ue Gymn., p. 347 etsuiv.) (5) Kkine res VI, p. 396.

(6) Die Gymn., 1, p. 857 et suiv.

(9 Backh, Xi. Sehr., VI, p. 393 et auiv. Of. Paus., VI, 16, 44 Piutarque, Solo, 23; Pollux, 11, 147; Bésychlus : n'Ineeuog pôuoc : rerpaotéèé rigen

LS PRIX INDIVIDURLS- 209

armée, au moins quant au costume , des autres courses de l'yov ya Pour les courses dites à da de l'éyüv trés, Ceux qui les exéculaient étaient revêtus de l'armure complète; une des beautés de cé concours était dans le spectacle des cavaliers où de leurs officiers , les phylarques, revêtus, eux et leur monture, de tout l'équipement militaire ot s0 disputant le prix de la course (1). La course armée à cheval es d'ailleurs complètement différente de la course armée à pied , la première est réservée exclusivement aux cavaliers nthénions ; à la course &ienv, non seulement tous les citoyens d'Athènes peuvent concourir, mais aussi les étrangèrs; C'est un concours êx révrv.

Dans n05 catalogues panathénalques , l'éyv tré débute toujours par deux exercices appelés l'un fvyos, flyoc iyGi6tuv, l'autre &xféere. Un grammairien (2) dit que ce concours était consacré à Athôna; d'après un autre témoignage, ces exercices n'auraient été pratiqués que par les Athéniens et les Béotiens (3) ; primitivement, c'est possible; mais, dans la suite, ils furent aussi en usage dans d'autres pays; sur les catalogues d'Aphrodisie, en Garie,, nous trouvons deux fois la mention de l'äroféem (4). C'était un) jeu national pour les Athéniens, qui en attribuaient L'invention à Erichthoniôs (5). Voici en quoi il consistait : sur un Char à quatre chevaux (6) se trouvaient deux personnages : l'un,

le cocher, l'évloyos, où, comme dit un grammairien (7), l'évioyos Groberade conduisait le char; l'autre, l'éxoféne, sautait à bas du

et suiv.}; la célèbre statue du Louvre, connue sous le nom du Gladiateur Borghèse, ne serait autre chose que la représéntation d'un hoplitodrome, Cf. encore l'inseription d'Epicharinos, C, I. 4., 1, 970.

(1) Platon veut que toutes les courses à pied et à chaval soient faites &v &dote (bois, VIEIL, p. 833 et auiv.).

()Bekk., Anecd., !, p. 426, 90 : « 'AroGaräy éqév * oroc 6 dyav Ayero 5ÿ Haômrt, dvi où Euregor r09 Énaüvery apuate Gus Déviuv +üv Erruv vébaivov Blé ob spr{a0 El sh Bigpos . Mal ndiv natléarvo. »

(3) Harpocr. : « ’Anofene nai émobaives, nai drobarwmi rpogoi, »

KA) C. 1: G., 2758, fragm. LV (lapis G), col. IV, L. 3, et fragm. V, col. LV DR 1.3, U y a eu, aux Théséia, un concours éyféey (Afñvarov, VIL,

M concoirs qui ne se Lrouve pas sur les catalogues que nous avons de celte ré Y. le chap. suivant.

{5) A. Mommsen, Heort., p. 154.

(0) Dans deux représentations que nous possédons de ee jeu, le char est toura Leaïné par quatre chevaux, Weïlcker, Alt Denkmaler, IL, pl. IX, 15.

Bulletin de corr. hell., 1. VII, fase. 7; mais il eat évident que FE pa voyant dans C. I. A, Il, 905, col. II, 1. 3, Étui sue Cebyu. le jeu dé l'apobaté (Op. laud., p. 458 et 459). (7) Békker, Aneëd., 1, p. 427, 1.

char et y remontait pendant qu'il était en mouvement; le cocher avait un rôle actif, il favorisait les manœuvres de l’apobate, non seulement par sa façon de conduire les chevaux, de les modérer à certains moments; il devait aussi l'aider réellement à monter; de là le nom d'hviogos éyét6dtuv, qui est donné par des inscriptions. Le char avait des roues disposées de façon à favoriser cet exercice (1). Cet exercice était très aimé des Athéniens; on en trouve une représentation sur la frise du Parthénon (2). Le fils de Phocion obtint le prix de l'apobate (3).

(1) Harpocr., loc. cit. ; dans une inscription, ’A6fvasov, VIII, 400, il est question d'un éréérme.

@) Voir plus loin . chap. VIL, p. 236 et suiv.

(3) Plutarg., Phocion, 20. Bur ce jou, outre les ouvrages déjà cités, cf. Krause, Die Gymn., 1, p. 570; Bœæckh, Kleine Schr., VI, p. 396 et sniv.

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