‹ Les cavaliers athéniens (volume 2)Chapitre 24 sur 43 · LE SERVICE DU CAVALIEN EST-IL UNE LATUNGIE · texte numérisé non relu

LE SERVICE DU CAVALIEN EST-IL UNE LATUNGIE

le public et en même temps un exercice utile pour les cavaliérs.

Nous avons vu aussi que ces coursos des cavaliers sont d'instivution très récente. Les cavaliers assistent.aux processions très probablement dès l’époque où le corps a ét6 réorganisé par Périelès ; mais c'est seulement longtemps après l'époque de Xénophon et de Démosthène, probablement dans la première moitié du dguxième siècle, qu'ils ont commencé à prendre part aux courses de l'éyur Eric.

I y a donc :

D'un côté, des courses x +üv morüv OÙ x mdveuv, depuis une époque très ancienne; l'ixsoëpoulx dos Panathénées est certainement antérieure à Pisistrate; ces concours comprennent surtout des courses de chars; enfin les concurrents ne courent pas eux-mêmes, ils font courir ;

D'un autre côté, des courses réservées à la cavalerie ,‘éx eüv Tru; elles sont très récentes et elles présentent cétte particularité que les cavaliers courent eux-mêmes et avec leur monture réglementaire.

L'hippotrophie, l'élève des chevaux pour les courses ix sv æohrûv 8t dx rdvruw, est une liturgie, elle pèse sur tous les citoyens riches, qu'ils servent où non dans la cavalerie, Pour les hippodrornies des Théséia, des Panathénées, ete. , les citoyens riches sont tenus de faire courir; c'est à celte liturgie que se rapportent les textes de Xénophon et de l'oratour Lycurgue cités pat Hermanon (1); dans ces deux textes, l'hippolrophie est rapprochée très justement de la chorégie et des autres liturgies ordinaires ; Lycurgue dit que ces liturgies no servent qu'à amuser le peuple, tandis que la triérarchie sert au salut de la patrie. Xénophon ajoute que l'hippotrophie est uue liturgie obligatoire (2). 11 y avait donc dans le règlement sur les liturgies un article relatif aux jeux équestres êx rüv mokeiv CL êx méveuv des grandes fêtes d'Athènes et aux obligations qui pesaient sur los riches à ce sujet. A côté de cette obligation formelle, ne concernünt que les fêtes d'Athènes , les riches ont aussi l'obligation morale de faire courir à Olympie, k Delphes , à l'Isthme, à Némée; l'Etat même accorde de grandes récompenses à ceux qui feront proclamer le nom d'Athènes dans une de ces grandes solennités.

Quelles sont les obligations imposées au citoyen athénien qui éstenrôlé dans la cavalerie ? Entretenir à ses frais un cheval ace

(1) Voir les textes, p. 300, n. À et 3.

(0) Xén, lo, cit, : a Div môk.. e0 npoarérrouaus lnorpoglas, xt.

EE dre Nous verrons qu'à

les veuves et les orphelins riches qui sont chargé

frais pour l'entrotien de la cavalerie (3).

Ainsi, pour résumor tout co qui à trait à l'enrôlement de la

cavalerie, co sont les hipparques qui, avec l'aide des phylarques, choisissent les citoyens qui lour semblent propres au service Chaque année, les deux hipparques qui entrent en charge constituent à nouveau le corps des cavaliers, mais ils la font avec les éléments déjà existants ; c'est ainsi que des Athéniensont pu res | ter très longtemps dans la cavalerie, faire même dans celle arme tout leur service militaire. La loi sur le recrutement, citée par Xénophon, n'est pas l'ancienne loi de Solon; cle à été rédigés, lorsque la cavalerie a été réorganisée, au milisu du

silo. Colt loi frait l'effectif de la cayalarie à millo hommes, elle ordonnait de les prendre parmi les citoyens les plus riches et les plus robustes; cette loi ne faisait que généraliser, qu'étendre une pratique déjà en usage; d'après la loi de Solon, les cavaliers pouvaient être pris non seulement dans la deuxième mais même dans la première classe, comme les hoplites étaient pris non seulement dans la troisième mais dans la deuxième et dans la première classe ; la loi nouvelle ordonna seulement & prendre les cavaliers parmi les riches; pout-Br6 méme APE un minimum de fortune; en tout cas, la deuxième classe, avec un cons, un Aux déterminé, subsista longtemps encore sous

dradèv Boxpiacbiau, diautès dgurs Emasdv <div Lurovpyov. » Cf Thumser, op: laud., p. 24, note 2 et p. 118; Bœckh, Staatr., 1, 595 et 621.

{1) Op. laud., p. 76.

(2) C. Médias, 168 1e OÙ mie Necfgaoé Ÿ o0rus 4 reû Nil, 4 éperned, à Ana, à navsénanis Robe vhe r@ apar »

(3) Voir p. 34, e

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