‹ Les cavaliers athéniens (volume 2)Chapitre 23 sur 43 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

FAMILLES ATHÉNIENNES MENTIONNÉES SUR LES CATALOGUES DES THÉSÉIA ET DES PANATHÉNÉES,

Les catalogues des Théséia et des Panathénées appartiennent à une époque où Athènes a cessé de jouer un rôle politique ; nous ne pouvons donc pas nous attendre à cos bonnes fortunos qu'offront certains catalogues do la marino, rencontrer los noms d'un Chabrias, d'un Conon , d'un Timothée, d'un Eubule, d'un Démade, d'un Hypéride, d'un Démosthène, d’un Midias (1), ou de tout autre personnage ayant laissé dans l'histoire un nom connu de tous; à part de rares exceptions, les noms que nous trouvons sur nos catalogues agonistiques restent toujours des noms d'inconnus. Hs ne sont pas cependant inutiles ; on peut, sur ces lon= gues listes de noms propres, suivre la carrière agonistique de quelques-uns des vainqueurs ; on peut aussi reconstituer quelques-unes des familles athéniennes de cette époque ; il y a donc là, pour la connaissance de l'état social d'Athènes au deuxième siècle, un renseignement qui n'est pas sans importance. D'ailleurs, si la plupart de ces vainqueurs , dont nos catalogues nous apprennent les victoires, sont pour nous des inconous , il ya, avons-nous dit, quelques exceptions; parmi ces vainqueurs, quelques-uns sont des personnages dont l'histoire a recueilli le nom; 1 n'est dont pas inutile d'interroger ces longues listes de nos catalogues ; elles peuvent nous faire counaître des faits dignes d'être relevés.

Disons-le tout d'abord, nous faisons ici un essai (?) qui ne pout

41) G: 1. 4., Lt, 794. Voir Boeckh, Urkunden, ch. XV, Personen welche in dieten Urbenden vorkommen, p. 290-255.

{23 Pour faire autre chose que des essais trop imparfaits , il faut atiendre évidemment la publication des indices du tome II du Corpus Inscriplionum Atti= carum.

toute différente. Au commencement, Athènes est assez puissante, Philippe a tout autour de lui assez d’ennemis pour qu'il soit permis d'avoir conflance ; il est peut-être possible d'arrêter le développement d'une puissance si menaçante pour la liberté des cités grecques ; mais, pour cela, il faut que chaque Athénien 8e rende bien compte des nécessités où se trouve la patrie et des obligations que cette situation lui impose à lui-même. Si la démocratie ne sait développer que l'esprit d'égoïsme, l'indifférence, la légèreté, le désir des jouissances, si elle est incapable de suite dans les desseins et impuissante à tendre, au moment voulu, tous les ressorts de l'Etat, la lutte n’est plus possible contre une monarchie absolue, qui puise dans son principe l'autorité nécessaire pour imposer la discipline, imprimer l'unité de direction et qui a su former une armée nombreuse, disciplinée, instruite , solidement encadrée par une aristocratie militaire sachant obéir et commander.

LE SERVICE DU CAVALIER EST-IL, UNE ——— En |

hn système de prestations, qui sont les unes relatives à la rre, les autres relatives à la paix, et qui toutes sont supporpar les citoyens des premières classes : c'est le système des gies.

— Le mot liturgie, pris dans un sens général, désigne toute prestation, tout service envers l'Etat (1); l'hoplite, qui s'arme et va —combaltre acquitté une liturgie; on trouve même cette expression

appliquée au magistrat, à l'éphèbe ; en accomplissant les obliga- Mons qui leur sont imposées par la loi , ils acquittent, eux aussi, ue liturgie (2). Dans un sens plus restreint, ce mot désigne un certain nombre de prestations bien déterminées, qui avaient une orgauisation particulière el par lesquelles fonctigunait une partie considérable des services publics.

Les anciens distinguaient deux sortes dé liturgies. Les liturgies extraordinaires ont pour objet la défense de l'Etat et ne sont exigées qu'en cas de guerre. La plus importante de ces liturgies extraordinaires (4) est la triérarchie (4). Telle qu'elle fut instituée par Solon, elle était exclusivement assignée aux citoyens de la premibre classe. Quand Athènes devint la promibre puissance maritime de La Grèce, la triérarchie recut une organisation noùwelle ; elle n'était toujours imposée qu'aux plus riches, et l'expression fortune triérarchique servait À désigner uñe grande fortüne. La triérarque recoit dé l'Etat la coque du vaisseau et les agrès ; il est tonu d'équiper le vaisseau et d'en prendre le commandement, On ne trouve d'abord qu'un seul triérarque pour chaque vaisseau ; en 405, on a des exemples de evrpvpxpyor, deux citoyens s'unissent pour se partager les dépenses ; en 367/5, la loi de Périandre applique à la tiérarchie le système des symmories ; enfin ce dernier système est modifié en 340 par Démosthbne, le grand orateur (5).

Les fiturgies ordinaires ont pour objet le culte et les fêtes reli-

* (1) G: Curtius (Grundsige d. Gr. Etym., p. 304) rapproche >adç, Métrog, Mffroc, daureugyelvs pour l'orthographe, ef. P. Foucart, Her. de phil, 1, p- 37, Notes sur l'orthographe attique.

(2) Thamser, op. laud., p. 26 et auiv.

(8) Depuis l'institution des symmorios, la mporwrpopé pout dtre considérée comme uns liturgie extraordinaire ; cf. Gilbert, Handb., 350, particulièrement An note 4; Thamser, op. laud., p. 55 et suiv.

(41 Pour ls triérarchie, voi out Bœckh, Stat, 1, 609 et suiv.; Gilbert, Handb., 351: Thumser, op. laud., 58 et suive

(5) Bœckh, Staats , 1, 717 et suiv, et 741 et suiv, Arn, Schæfer, Demosth., 1, 17 ct 424. Gilbert, Hondb. 355.

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