‹ Les cavaliers athéniens (volume 2)Chapitre 26 sur 43 · LA SOLDE DE LA GAVALENIE · texte numérisé non relu

LA SOLDE DE LA GAVALENIE

que pour la quatrième il n'en a élé versé que 3; ici on ne peut pas invoquer ct argument que des paiements ont été faits par d'autres caisses : tout le système de Bæckh, tous ses calculs reposent sur ce point que, pour les quatre prytanies, il n'a 616 fait des versements que par la caisse des trésoriers de la déesse, Bæckh (1) suggère une explication pour rendre compte de ces différences entre les paiements des quatre prytanies : les cavaliers prennent partaux processions, et, pour cela, ils reçoivent une indemnité ; par conséquent, selon qu'il y a plus où moins de processions dans le mois, les paiements des diverses prylanies auront été plus ou moins élevés. Est-il bien sûr que les cavaliers aient louché une indemnité pour assister aux processions ? Nous n'avons là-dessus aucune preuve; la choso no paraît nullement probable ; et quel rapport pout-on établir d'ailleurs entre les procossions et 1e ares Xrmos? Quand Xénophon parle des 40 talents, il dit que l'Etat dépense cet argent en vue de a guerre; en admettant qué l'on ait donné, à l'occasion des processions, dé l'argent aux cavaliers, on ne peut pas voir dans cet argent cette sole permanente, à une drachme par jour, qui forme le oîro accordé au cavalier, En réalité ces différences de paiements que nous trouvons pour les diverses prylanies peuvent très bien s'expliquer par le fait de la guerre (2).

1] y a encore d'autres objections qu'on peut faire au système de Bæckh.

Je prends le texte de Xénophon relatif aux 40 talons, En divisant 40 talents, soit 240,000 drachmes, entre mille cavaliers, on obtient 240 drachmes par an pour chacun d’eux, c'est-à-dire à peu près 4 oboles ou environ BU cent, par jour; Bæckh trouve (3) que c'est Lrop peu; les matelols des galères sacrées, qui eux aussi étaient payés pendant toute l'année, recovaient cette solde de quatre oboles par jour (4); des cavaliers, pense Bœckh, devaient recevoir davantage; il trouvait d'ailleurs, dans Démosthène et

(1) Staau., 11, p. 17.

(2) No premait-on pas sur les sommes alfectécs au otre (rrois do quoi Indeme miser les cavaliers dont le cheval avait été tué à la guerre ? On peut trouver encore d'autres explications; les dépenses extraordinaires sont le cas ordinaire en temps de guerre.

(3) Cependant, l'aes hordearium des Romains ne s'élevait qu'à 200 fr. Si l'on compte douze cents cavaliers, chacun ne recevait par jour que 3 oboles, 45 cent,

(4) Bœekh, Staats, 1, p. 339, Gilbart Fait aussi le mémo calcul, Handb,, p, 308, m3,

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