INSTRUCTION, ARMEMENT
hoplites, peut-on dire + comme on le fait généralement, que la cavalerie était la seule partie permanente de l’armée athénienne? Eu quoi le cavalier diffère-t-il de l'hoplite? Ils vivent tous les deux dans leur maison , ils sont toujours citoyens, ils ne deviennent soldats que lorsqu'ils sont convoqués; les cavaliers sont convoqués plus souvent parce que le service l'exige, que l'instruction est difficile; mais en quoi leur situation est-elle d'ailleurs changée? En quoi peut-on pour cela considérer la cavalerie comme une troupe permanente? Qu'un danger subit survienne, on convoque à la fois et de la même façon les hoplites et les cavaliers. C'est le Conseil qui doune l'ordrede convocation aux surätèges, ceux-ci l'exéculent; le rappel se fait au son de la trompette. C'est ainsi que l'on à procédé dans le moment de grande panique amenée par la mutilation des Hermès (1). Do ce que les cavaliors touchent una solde en temps de paix, pout-on lour atwibuer ls caractère de troupo permanente ? Mais cotie solde ne leur est donnée que pour l'entretion de leurs chevaux , afsoe femme ; c'est uno indemnité de nourriture que l'Etat accorde au cavalier pour sa môniure (2). Les cavaliers ne sont donc pas un corps permanênt ; ils sont seulement convoqués plus souvent que les autres. Une des conséquences de ces fréquentes convocations c'est que les jeunes gens qui composent le corps des cavaliers se voient régulièrement , il s'établit entre eux des rapports plus fréquents, ce qui crée parmi eux, nous le verrons plus loin (3), un véritable esprit de corps. On comprend d'ailleurs que ces convocations fréquentes imposées aux cavaliers étaient encore une des raisons qui obligesient de n'enréler dans ce corps que des citoyens aisés, ayant la libre disposition de leur temps.
Nous n'avons pas ici à décrire les exercices techniques de la cavalerie; nous n'écrivons pas un livre de tactique, militaire ni un trailé d'équitation; nous renvoyons au livre de W. Rüstow et H. Küchly sur l'Histoire de l'ars de la guerre chez les Grecs (4); quelle était en géuéral la profondeur des lignes, l'étendue du front,
{1} Andoc., De Hyst., 45.
() Voir le chap. sur la solde, Liv. IL, ch. V.
€) Liv. EV, cb, rv.
A4) Géteh. des Grivch. Kriegsw.. 134-147, Voir aussi les préfaces de l'édition de l'Anabase de Xénophon par Ferd. Wollbresht (Feubner) et Rehdantz-Car= math (Weidmann) ; enfin dans la Vis antique de Gubl et Küner, 1, La Gréce, le chap. XVI, Les armes de guerre, p. 324, Pour le combat corps à corps, of. Pollux, 1, 2; Xéa, De re eg, VILL, 10: Hipp., I, 20; HI, 6.