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INSTHUCTION, ANMEMENT. 407 pour lancer le javelot, il faut que les parties qui défendent le bras droit ne gênent pas les mouvements; ici encore on trouve employées ces rrépuyes, écailles où charnières mobiles, Toutes ces pièces constituaient une armure qui était sensiblement plus lourde que la cuirasse de l'hoplite (1) ; le cavalier étant dans l'impossibilité de tenir un bouclier, on avait dû chercher dans la cuirasse des arrangements pour suppléer à cette lacune de sa défense.
« Gomme le cavalier court le plus grand péril s'il arrive quel- » que chose à son cheval, il faut aussi armer le cheval d'un » Chanfrein, root, d'un poitrail, mpomevfäos, él d'un » garde-flancs, raçaunplèoy : cette dernière pièce pourra couvrir » en même temps les cuisses du cavalier. Mais ce qu'il faut dé- » fondre surtout, c’est le ventre du cheval ; les blessures y sont » mortelles, ct c'est la partie la plus tendre : la housse, +à éplrrier (2), » peut être employée à celte fin ; il faut l'attacher de manière que » le cavalier y soît bien assis et que la selle, «à énoyov (3), ne blesse » point le chaval. Quant aux autres parties du choval et du cava- » lier, elles seront armées comme il suit : les jambes et les pieds » se prolongeant naturellement au delà des garde-flancs , on les * garnira des bottes du cuir dont on fait les sandales ; les jam- » bes seront ainsi défendues et les pieds chaussés. Telle est l’ar- » mure qu'il faut avoir afin de n'être point blessé, sauf l'assis- » tance des dieux. »
Les armes offensives du cavalier étaient l'épée et la lance. XEnophon voudrait qu'au lieu d'épée, &goc, le cavalier fût armé du sabre, wéycigx, parce que, dit-il, un coup de taille, porté de Ja hauteur du cavalier, vaut mieux qu’un coup d’estoc (4). Au lieu de la longue lance faite avec une sorte de roseau , xuxt (5), et semblable à la lance de l'hoplite, il voudrait que le cavalier eût toujours deux javelots de cornouillier, xpar£ive 3do #xaré ; la longue lance est cassante et incommode, les javelots sont plus forts eb
&slämuev, « De même, ©, 1. 4., 11, 661, 61 ot 709, 1. Sur le xexpgadoc, cf. Kén., De re eg. VI, 8, ot la note de Schneider, ainsi que Bœckh, Siaats., Il, p. 262. (1) Sur le Büpat Irmuéc, Xén., Anab., IN, 4, 48. (2) Tè égirme : c'est la simple couverture fortement sanglée dont parle 403,
18} Ce n'était proprement pas une selle. Voir la note de Schneider, dans l'édition de l'Hépparchicos de L. Dindort.
44) De re eg, XL, 11,
(5) Voir la note de Schneider sur le xépaf, de materia dubilatur, Sur la coupe d'Orviéto, les cavaliers sont représentés ayant en main deux javelots assez longs,
En campagne, les écuyers se levaient
des chevaux : ils le faisaient avec grand bruit,
plusieurs fois à l'ennemi d'arriver sur le camp
et de le prendre à Er nl nr Le Ep let mon
d'Agésilas que Xéuophon à appris un tel stratagème (4). Mentionnons ici un usage que nous benne 2 houre en Grèce, On imagina une combinaison pour faire soutenir la cavalerie par l'infanterie légère. Xénophon dit qu'il est du dovoir do l'hipparque dé montrer à la République combien une cavalerie qui n'a pas avoc elle de fantassins est faible on comparaison de celle qui possbde de cos fantassins appelés &uerror (5) On trouve chez les grammairiens différentes explications de ce mot, la plupart erronées (6); il faut s'en tenir, comms dit Courier, à ce quedisent les historiens. L'éerros est un fantassin 16gè=) rement armé qui suit à pied le cavalier ; quand l'occasion l'exige, il monte à ses côtés sur le cheval; il prend part au combal de cars: lerie, soit en se tenant à distance et en faisant simplement usage de ses traits, soit en s'engageant dans la mêlée, en frappant les chevaux et les cavalicrsennemis; il peut aussi prendre part à l'action de l'infanterie légbre, soit contre les güot, soit contre les hoplites de l'ennemi. Xénophon, dans un autre passage (7), in dique comme une excellente ruse de cacher ces fantassins dérrière les cavaliers; arrivés près de l'ennemi, ces fantassins se dé couvrent tout à coup et marchent en bon ordre ; ils peuvent ainsi contribuer pour une grande part à la victoire. Les Béotiens pas
(1) Xén., Econ., XI, 18 : ‘O nat éfohionc rdv Trroy elxaôe éxéyu. Aristoph, Nudes, 32; cf, Kén., De re gs V, 3; Poll. 183 et 202; Théoph., Char, 2.
€) Xén., Hell, IL, 4, 6; voir liv. LV, ch. m, 3.
(3) Xén., Hipp., V, 6.
(4) Un tel stratagème eat attribué à Agésilas par Polyen, L, 1, 17.
(5) Hipparch., V, 13 : « ‘rmaggouby de al «à Bdéocerr ch mé dc Éobrvbe cè niv pnpov Enemy pô vd dpienouc méçouc Eyov. » C'est Courier qui n corrigé et expliqué ce passage. Voir sa note op. laud., p. 24.
(6) Comme, dit Courier, les grammairiens ont confondu Hamippi, Amphippt, Dimachaë et Prodromi, Cf, Pollux, 1, 451 ; Suidas, "AMGves Geuyrises, cl éiemotg Eustathe, 11, XV, 6541; Od., V, p. 1539; Harpocration a entrevu l vérité) r6ÿ: Apirmon
Q) Hipparch.. VII, 19.
INSTRUCTION, ARMEMENT. ai1
raissent avoir pratiqué plus que les autres peuples l’usage de cette sorte de combattants ; Thucydide mentionne déjà des &urro dans leur armée (1); à Mantinée, Epaminondaäs mêla des éuurmot dans les rangs de sa cavalerie, ce qui donna à celle-ci la supériorité sur la cavalerie ennemie qui était dépourvue de ce secours (2).
(1) V, 57, 2; Arnold et Krüger renvoient à César, De bel. Gal., 1, 48. (2) Xén., Heb., VII, 5, 23.
LES CAVALIRNS AGIBBANT EN CORPS DÉLIBÉRANT, 413 vices aux cavaliers ; en particulier, ils ont, de concert avec les hipparques, donné leurs soins à faire payer aux cavaliers la solde qui leur était due par le peuple; il est dit dans l'inscription que la résolution votée par le corps des cavaliers, à ffgreux, sora gravée sur une stèle de marbre, on y inscrira aussi les noms dos trésoriers, ot celte stèle sera déposée sur l'Acropole ; il est spécifié que les hipparques fourniront l'argent nécessaire à l'achat de la pierre et de la gravure. Peut-on supposer que les hipparques fourniront l'argent de leurs propres fonds? Cela n'est pas probable ; les cavaliers auraient donc eu une caisse qui aurait été administrée par les hipparques ?
Parfois, c'était l'hipparque qui recevait une couronne, commo un témoignage honorifique, de la part de ceux qu'ilcommandait. L'hipparque Lycophron, dans la défense qu'Hypéride a composée pour lui , rappelle qu'il a 6t6 couronné par tous les cavaliers ot parses collègues dans le commandement (1). Nous possédons l'in écription du monument que les Athéniens en garnison à Hleusis, à Panactos et à Phylé ont consacré en l'honneur de Démétrius de Phalère, d'abord hipparque et puis stratbge (2).
Dans la courte étude que nous avons consacrée à quelques-unes des familles des vainqueurs aux jeux équestres qui sont indiquées sur les catalogues agonistiques des Théséia et des Panathénées , nous avons su que Ja famille Echédémos-Arkétos se distinguait par ses nombreuses vicloires; un des membres de cette famille avait reçu un témoignage honorifique de la part des cavaliers (8),
D'autres fois, ce n'est pas le corps des cavaliers tout entier, c'est un seul escadron qui a élevé le monument : '
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Malheureusement , le reste de l'inscription a disparu (4).
Quand un événement heureux leur arrive, les cavaliers, comme lo feraient d'ailleurs tous les Athéniens, en pareille circonstance, s'empressent de témoigner leur reconnaissance aux dieux; on élève généralement un petit monument. On a trouvé récemment à Salamine un monument (5) que les cavaliers on garnison dans
(1) Hyp., pro Lye., XII + « Loregévionn d'Omd re rôn lrréany révrisy àväpayatlac Lrexa mai Urd rüûv auvagyéveuv, » Cf. p. 384 et 390.
(2) Rangabé, Ant. hell., 1070 ; nous avons donné le terte p. 589,
(3) Voir le téxte p. 277. 1
(5) ik, dd. Arche fnst., VE, pe 319,
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politique que nous trouvons le cavalier, mais aussi dans la littérature et dans l’art ; il est ce qu’on appelle un type en littérature. Ces aristocrates , qui composent la cavalerie athénienne , sont en général jeunes; ils ont tous les défauts, toutes les qualités de jeunes gens riches qui vivent ensemble dans un corps militaire. Par leur âge, par leur position sociale et aussi par leur vie de soldat, les cavaliers ont une physionomie particulière que l'art, que la littérature s’est plu à reproduire ; ils sont une sorte de jeunesse dorée ; dans la ville d'Alcibiade ils appartiennent à la muse comique, comme, dans la cour de Louis XIV, le petit marquis.