PRÉFACE
Un savant français, M. Emile Belot, dans la Préface de son beau livre sur VHistoire des Chevaliers romains^ a dit que cette histoire ne «"s'adresse pas seulement à la curiosité » des érudits ; c'est l'histoire religieuse, militaire, politique, » économique et judiciaire de l'ancienne Rome, envisagée d'un » point de vue particulier qui permet d'en saisir les grandes » lignes et d'en tracer le plan. » Il nou^ suffirait de changer un mot dans ces lignes et nous pourrions appliquer à notre sujet ce que M. Belot a dit du sien : l'Histoire des Cavaliers athéniens c'est l'histoire religieuse, miUtaire, politique, économique et littéraire de l'ancienne Athènes. Ici encore cette histoire d'un ancien peuple est envisagée d'un point de vue particulier qui permet d'en, saisir mieux les grandes lignes ; l'histoire des cavaliers touche aux questions les plus importantes de l'histoire d'Athènes ; en étudiant cette histoire particulière, on voit l'histoire générale sous un jour un peu nouveau; il est donc possible d'apercevoir parfois des détails qui n'avaient pas encore été remarqués et d'apporter sur quelques points des explications nouvelles.
Nous avons dû insister sur les origines et , en particulier, sur la législation de Solon. M. Gust. Gilbert avait déjà vu que l'institution des naucraries devait être attribuée à Solon. Cependant cette explication n'avait pas été en général favorablement acceptée; la plupart des savants s'étaient ralliés à la réfutation que Schômann avait écrite aussitôt après l'ap-