‹ Les cavaliers athéniensChapitre 3 sur 86 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

paritiondu travail de Gilbert (1). Nous avons repris cette discussion en essayant d'apporter quelques arguments nouveaux. Nous nous sommes surtout appliqué à montrer la relation étroite qu'il y avait entre l'organisation de la flotte et de la cavalerie , relation dont on trouve encore des marques bien après Solon ; c'est là un des points importants de notre ouvrage ; si la relation que nous avons essayé de mettre en lumière existe réellement, plusieurs des questions, relatives à l'ancienne histoire d'Athènes , à l'organisation des services publics dans cet Etat, se trouvent par là même éclaircies.

Nous avons consacré tout un livre aux fêtes religieuses ; les concours , en particulier , nous ont retenu longtemps ; la question des jeux équestres n'avait pas été étudiée depuis Krause, qui est très incomplet sur ce point ; les documents épigraphiques que nous avons dû commenter n'étaient pas encore connus.

Les cavaliers ont une place considérable dans Tart et dans la Httérature d'Athènes. Nous nous sommes borné aux indications indispensables ; nous n'avons cité que les œuvres où il était question des cavaliers d'une façon précise; nous nous sommes abstenu de parler des œuvres dans lesquelles on trouverait bien des traits qui pourraient être appliqués aux cavaliers , à leur caractère aristocratique , à leurs mœurs miUtaires, mais où ils ne sont pas nommés particulièrement.

Les cavaliers se sont mêlés très activement aux luttes des partis ; nous avons essayé d'indiquer quel avait été leur rôle; ils appartiennent à l'aristocratie; est-il possible d'indiquer quelle situation ils ont eue dans ce parti ? C'est là un point que nous avons essayé d'éclaircir. En exposant l'œuvre de Solon , l'institution de la classe et du corps des cavaliers; en examinant la question des fêtes religieuses , des processions , des concours ; en étudiant l'organisation de la cavalerie , le rôle politique de ce corps, c'est toujours de l'aristocratie athénienne que nous nous occupions. Il nous a donc semblé que la conclusion

(1) Voir p. 85 de cet ouvrage.

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