‹ Les cavaliers athéniensChapitre 38 sur 86 · C. I. A., 444, 1, 61 et suiv. enfants éphèbes contre · texte numérisé non relu

C. I. A., 444, 1, 61 et suiv. enfants éphèbes contre

anciens éphèbes

— 445, 1, 22 et suiv. enfants éphèbes

— 446, 1, 60 et suiv. enfants anciens éphèbes

— 447, 1, 17 et suiv. enfants éphèbes

— 448, I, 25 et suiv. enfants éphèbes

Ainsi, sur les deux premières inscriptions, c'est-à-dire pour les archontats d'Aristolas et d'Anthestérios, il n'y a que trois courses aux flambeaux ; sous l'archonte Phaidrias , au contraire , c'est-à-dire vers l'an 150, il y en a quatre : une lampadodromie est confiée pour la première fois aux cavaliers. Cette inscription des jeux del'archontat de Phaidrias est très importante; elle nous fait connaître une réorganisation de la cavalerie par la substitution des tarentinarques aux phylarques ; dans les inscriptions qui suivent, cette réorganisation paraît continuée, peut-être terminée : les Tarentins ont été substitués aux cavaliers pour faire la lampadodromie à cheval.

(1) Isée, VI, 60; Lys., XXI, 1, 4; Isocr., De higis, 45 ; Dem. c. LepL, 21 [Xén.], Rep. Ath., I, 13; Plut., Nicias, 3; Aristote, Polit., VI. 5 = 1323 a.

(2) Dem., Philip., I, 36.

(3) PoUux, VIII, 90; Gilbert, Handh., p. 241.

(4) Scolies de Démosthène, Phil, I, 36 {Bull, de corresp. hell, I, p. 11).

(5) Lysias, XXI, 4.

(6) C. L A., Il, 606 ; Rangabé, 1071 (C. 7. G., 257), etc.

(7) Il n'est pas d'ailleurs question des cavaliers dans le passage de Platon.

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Sans doute , cette réorganisation de la cavalerie a pu être une des causes qui ont fait ajouter au programme de la fête une lampadodromie de cavaliers; par la suppression des phylarques, les courses fournies jusque-là par la cavalerie se trouvent réduites de moitié; on a essayé par diverses manières de combler cette lacune. Cependant, cette raison ne serait pas la seule, s'il est vrai que, vers la même époque, les cavaliers aient été chargés de fournir, très probablement pour la première fois aussi , une course aux flambeaux aux Panathénées (1). Cette unique lampadodromio, pendant les concours des Panathénées, est distincte des lampadodromies célébrées ])endant la pannychis qui précédait la TtofxTTTi ; la première journée des concours équestres va être terminée ; la catégorie d'exercices et de courses qui ont lieu, avant les concours de l'hippodrome (2) , est faite ; au milieu du deuxième siècle, on décide de clore la journée par une lampadodromie confiée très probablement aux cavaliers ; à cette époque, les jeux équestres des Panathénées prennent deux journées, chacune ayant deux catégories de jeux bien distincts : une course aux flambeaux marquait la séparation des deux journées.

Si donc nous en croyons nos catalogues, c'est au milieu du deuxième siècle que les cavaliers auraient été appelés pour la première fois à faire régulièrement des courses aux flambeaux dans les fêtes. Du temps de Platon , une lampadodromie faite par des gens à cheval était une nouveauté ; il a ainsi fallu deux siècles d'abord pour que les cavaliers fussent admis à prendre part à ràywv tTTTTtxoç, puis chargés de faire des lampadodromies.

(1) C. f. À., II, 969, frag. a, i. 16. Voir plus loin, chap. VII, p. 245.

(2) Voir chap. VIL

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