C. /. .4., II. 445, col. I : C. L A., II, 446, col. II
8 TÛv ÎTiTiétùv eOavSptcf * S3 xc5v 'iTntétdV eùavôpia •
fvl-^ èvCxa Alysi; f\)\ii èvixa Aetovri; iTTTrapxouvToç
*0 çuXap/ouvToç 'AXe^àvôpou 55 <ï>£iôuXXou tou *Iép(i)voç AlôaXiôou.
ToO 'AXe^àvôpou ^Epxiécoç. xûv iTCTiecov eùoTrXia *
eOouXia • Aefovxiç çuXt?) èvixa Aiavrtç TapavxtvapxouvTwv
çuXapxoOvToç Ayitjjiàxou E06oivou toO Mo^xif^voç Mapaôwviou
ToO-Ay)ttJLàxou Aeuxovoéwç IloXuvtxou toù Mo(TX'f«5vo; Mapaôcovtou.
*5 iTCitapxouvTwv Nixoyevoyi;
TOU Nixwvoç 4>iXat6ou 'QipéXou ToO "A6pwvoç Bar^Oev Les inscriptions 447 et 548 indiquent aussi ces prix , mais d'une façon très fragmentaire.
(2) C. L A., 445 et 448.
(3) Athénée, XIII, p. 565 F : « Kal yàp év xatç eOavSpîatç toùç xaXXiaxou; èyxpivouat xai toutouç xpwaaoçopetv èTriTpÉTrouoriv. » Voir la note de Meineke, IV, p. 264.
(4) A. Kirchhoff, Monatsb. des kônigl. Ak. zu Berlin. 1862, p. 72, n« 1 (Dittenb., Syll., 396) : OQ trouve mentionnés les concours eOe^ia, eÙTa^ify, çiXoiroviqt. Cf. aussi Bull, de corr. hellén., V, p. 343, col. 1 , 1. 5 (Dittenb., SylL, 397) : il est question d'un concours eOe|icx, analogue assurément au concours £Oavôpt(f.
L' 'AvÔiTtTraaia.
L' 'àvÔtTTTraoria est une manœuvre militaire qui nous est connue par la description assez détaillée qu'en a faite Xénophon. Il dit une première fois dans son traité sur VHipparque (1) : a Quand, » avant l'exercice du javelot , les cavaliers font la manœuvre dans » le Lycée (2) , il sera beau de voir les deux divisions de cinq » escadrons chacune, le commandant en tête , ainsi que les phy- » larques, faire une charge comme en bataille, de manière à » remplir toute la largeur de la carrière. » Un peu plus loin , en parlant des exercices qui se font à l'Hippodrome , il revient sur cette manœuvre (3) , et là il l'explique en détail : « Quand la re- » vue se fait à l'Hippodrome , il sera beau de disposer tout d'abord » la troupe de front de façon à remplir toute la largeur de l'Hip- » podrome et d'en faire retirer la foule. Il sera beau aussi, quand, » dans Vanthippasia^ les escadrons se fuient et se poursuivent, et » que les deux hipparques commandent chacun cinq escadrons, » de voir tous ces escadrons se charger et se croiser. Il y a dans » ce spectacle quelque chose de terrible quand ils s'élancent de » front les uns contre les autres, et de majestueux quand, après » s'être croisés (4), ils se font volte-face, et de beau encore » quand , au signal de la trompette , ils se chargent une seconde » fois au galop; après, ils s'arrêtent; il faut alors que, pour la '» troisième fois, au signal de la trompette, ils se chargent à fond » et que , se croisant pour terminer, ils se forment tous en pha- » lange, selon notre usage , et s'avancent vers le Conseil. Je crois » que ces manœuvres auraient un certain air de guerre et de nou- » veauté. »
I] est assez difficile de déterminer quelles sont , parmi les manœuvres décrites ici par Xénophon , celles qui étaient déjà pratiquées par les cavaliers athéniens et celles qu'il conseille, qu'il signale comme devant avoir un air de nouveauté. D'après M. U. Kôhler (5), les conseils de Xénophon ne porteraient que sur
(1) Hipparch., III, 6.
(2) Le gymnase du Lycée, reconstruit par Lycurgue (Paus., I, 29, 16) servait aux exercices militaires. Aristop., Paix, 356 et la scolie. Photios et Suidas, Auxeîov.
(3) Ihid., III, 10 et suiv.
(4) J'accepte la correction de Courier, qui retranche les mots t6v l7C7r68po[jiov, comme une glose introduite dans le texte.
(5) Mitth. d. deutsch arch, Inst., IX, p. 50, n. 2.
des points de détail do très peu d'importance : par exemple, la deuxième et la troisième charges devraient être faites dans un temps accéléré. Il me semble qu'il y a encore autre chose dans les paroles de Xénophon. Dans ranthi})pasia , dit-il , les escadrons se fuient et se poursuivent; ils sont partagés en deux divisions de cinq escadrons chacune sous les ordres d'un hipparque ; la manœuvre nouvelle que conseille Xénophon consiste en ce que ces escadrons, qui se chargent, se croiseront (1); il veut que chaque fois qu'ils se chargent ils se croisent (2) ; peut-être aussi la disposition qu'il indique pour la deuxième et la troisième charge, est-elle aussi quelque chose de nouveau.
Xénophon ne parle de l'anthippasia (3) qu'à propos des revues de la cavalerie par le Conseil des Cinq-Cents et des parades qu'elle exécute à cette occasion (4). L'inscription suivante prouve qu'au commencement du troisième siècle, sous l'archontat de Nicias , 01. 121 , 1 (296/5 av. J.-C), la cavalerie faisait ces manœuvres à deux des grandes fêtes d'Athènes , les Panathénées et les Olympiéia (5) :
X) Syjtxoç £)(op7]Y£i , Ntxias ^px s * àyiovoôeTTiç FXauxwv 'EteoxXeouç AiôaXiSriç • AswvTiç àvSpwv £vtxa , *'Ï7i:7to>cÀ9iç Botwxtoç -rpksi, BeoSwpiÔy]ç Botwxtoç lâiSacxs.
àvôtTTTraffia (6) ô S^fxoç
àvôtTTTraffia
OXujxTTtsTa cpuXap)(7i
IlavaÔiqvaia
(lavTa
ta jxsyaXa
(7TpaT7]Yvi ô Syi[ji,oç
axpaTïiYvi
aavTa etti xyoivofèexri
cravxa Im
Twv ottXwv (Tavxa
TWV Ô'tcXwV.
Nous avons vu , pour le concours d'sùavSpia et d'eùoTrXia , que le
(l) Loc. cit., Il : « 'Exaiépaç ôisXauvecv xàç çuXàç 6t' àXXy)Xœv. » C'est là évidemment une manœuvre difficile et dangereuse; pour l'exécuter, il faut disposer d'un terrain très spacieux.
('2) Ibid-, Il : « AteXàaavraç [xov i7r7:68po[JLOv]. — 12, ôte>àcravTaç elç xaxàXya-iv.
(3) Cf. encore Hipparch., I, 20; V, 4 ; et De re eq., VIII, 10.
(4) Voir livre III, ch. m.
(5) L'inscription avait déjà été publiée dans le PhilistoVy IV, p. 5 il (Cf. Alb. Dumont, Fastes éponym., p. 21), mais d'une façon incomplète; la restitution que nous reproduisons est dueàMM. U. Kôliler, Mitlh. d. d. arc. InsL, IX (1884), p. 48.
(6) Chacune de ces six indications est inscrite dans une couronne.
nom du taxiarque et du phylarque est mentionné à côté du nom de la tribu victorieuse; il en est de même pour le concours d'anthippasia; c'est donc là aussi un concours collectif.
L'anthippasia ne se trouve mentionnée sur aucun de nos catalogues panathénaïques. L'inscription CI. A. ^11, 965 est antérieure de près d'un siècle à l'inscription de Glaucon ; elle contient , à la fin du second des fragments dont elle est composée , la liste d'une partie des prix , à6Xa , de l'àycov yopixoç et de l'àywv îtittixoç , puis la liste de tous les prix collectifs, vtx7]Tvipta, pour les concours qui ont lieu soit entre ràywv itctiixoç et la 7ro[X7r4 soit pendant la Tzoïf.izri , soit après. Il en résulte que l'anthippasia , au commencement du quatrième siècle, ou bien ne formait pas encore un concours ou bien que ce concours, s'il existait déjà, avait lieu à un autre moment de la fête que les vixy)T7ipia de l'inscription 965. Les catalogues 966-969 sont postérieurs à l'inscription de Glaucon ; ils appartiennent au deuxième siècle ; ils nous font connaître d'une façon complète la composition de l'àyojv it^ttixoç des Panathénées (1). Puisque l'anthippasia n'est pas mentionnée sur ces catalogues dans la liste des prix de Fàywv ittiiixoç, c'est qu'elle appartenait encore à la catégorie des concours collectifs. Si, dans l'anthippasia, les cavaliers athéniens forment deux divisions de cinq escadrons chacune , il résulterait de l'inscription de Glaucon que la victoire était décernée à chacun des cinq escadrons qui ont formé la division victorieuse; à moins de supposer que, par exception, par exemple à cause de l'absence , de la maladie de l'hipparque , Glaucon , un des phylarques , ait été désigné pour commander à sa place ; ceci est évidemment moins probable.
M. U. Kôhler croit que le concours d'anthippasia avait lieu aux Panathénées avant l'àycov îtcttixoç. On pourrait , en effet, tirer cette conclusion d'après la disposition que présentent les yur\x-r\^ioL dans l'inscription C. I. A. IL 965; mais nous verrons qu'il n'est guère probable qu'au commencement du quatrième siècle (2) , l'anthippasia formât un concours. Si l'anthippasia était exécutée entre les jeux gymniques et les jeux équestres, elle serait indiquée à cette place sur les catalogues panathénaïques du deuxième siècle. Nous croyons plutôt que c'est après ràywv ÎTruixo; que l'Anthippasia a été exécutée. Au deuxième siècle , ràywv îtittixoç prend (3)
(1) Voir ch. VII, notre discussion sur ces catalogues.
(2) Voir ch. VII.
(3) Voir Aug. Mommsen, Heort., p. 201 , et les rectifications que nous indiquons, ch. VII.
la seconde moitié du 26 d'Hécatombéon et la première partie du 27 ; la fin de cette seconde journée est occupée par ce que M. A. Mommsen désigne sous le nom de petits. concours, c'est-àdire les concours de pyrrhique, etc.; cette journée est donc prise presque en entier. On ne peut placer le concours d'anthippasia que dans l'après-midi du 28 ou dans la journée du 29. Le 28 est le grand jour de la fête , la procession et le sacrifice ont lieu de grand matin : l'après-midi peut donc être libre ; dans la journée du 29 on ne trouve guère que des concours de régate.
L'existence de ce concours d'anthippasia est encore attestée par les grammairiens Hésychius et Suidas (l) ; nous savons que des jeux analogues étaient aussi exécutés en Béotie (2).
Glaucon , fils d'Etéoclès , mentionné sur l'inscription que nous avons transcrite, a été un personnage important. dans Athènes; il a été d'abord phylarque et c'est alors que sa tribu a obtenu le prix d'anthippasia; il a été ensuite stratège im twv ottXwv, il a occapé la première magistrature de la république. 11 est le frère de Chrémonide et , comme ce dernier, il prend part à cette guerre contre Antigène Gonatas à laquelle Chrémonide donna son nom (3) , lutte suprême où se réveilla au moins l'ancienne vertu des Athéniens. Glaucon , à qui on avait donné le surnom de buveur (ïeau (4) , partagea les dangers de son frère et son exil quand Chrémonide , après la victoire d'Antigone , se retira en Egypte. On a trouvé récemment à Olympie l'inscription d'une statue que Ptolémée III avait fait élever à Glaucon à cause d'une victoire qu'il avait remportée à la course des chars (5).
Les lampadodr amies.
Les courses aux flambeaux (6) sont très anciennes ; il n'y en
(1) Hésychius : « 'AvOiTrTraaiûv • xcov ÎTTicéwv àaxYiaiç xal àywve; aOxwv. » Suidas, « 'AvOiTTTïadia , ô iiTTrixoç àytov. » Du même : a Aimizaaia v,cd àv6i7ï7vaaia tcSv Ïtitcwv &[jLiXXa. M Bekiier, Anecd., 404, 2 : 'AvOtTiTcaaia • l'Tcufov ôc[iiXXa, Itcttixôç àywv. »
(2) C.I. G., 1588 : « Tôt iTriroTiQ AeêaSeiétov àvsôiav Tpecptovit») vtxàaavTsç iTznâ- (Tcv IlafjLgotaiTta. » Voir la note de Bœckh. Une inscription vient d'être récemment découverte relative aux jeux des Pamboiotia, voir Foucart, Bull, de corr. hellén., IX (1885), p. 430.
(3) J.-G., Droysen, Hist. de l'Hellénisme, III, p. 220 : l'historien rend un juste hommage à Glaucon et à son frère.
(4) Pythprmos dans Athénée , II , p. 44 c.
(5) Hirschfeld, Zeitsc. fur die ôsterr. Gymn., 1882, p. 170.
(6) Pour les lampadodromies, il nous suffira de renvoyer à l'article de M. N. Wecklein, Der Fackelwettlauf, dans VHermès, t. VII (1873), pp. 437-452; à G. Gilbert, Handhuch, p. 342; Thumser, De civ. ath. muner., pp. 88 et suiv.
avait d'abord que trois , l'une aux Panathénées , l'autre à la fête d'IIéphaistos , la troisième à la fête de Prométhée (1) ; Hérodote en mentionne une nouvelle instituée pendant les guerres médiques en l'honneur de Pan (2) ; nous en connaissons une cinquième par Platon , elle avait lieu au Pirée pour la fête des Bendidies. îsous avons déjà parJô de l'exposition du dialogue de la République de Platon, de la fête des Bendidies, et de la procession faite dans la journée par les Thraces et les gens du Pirée; le soir il doit y avoir de grands divertissements et surtout une lampadodromie courue par des gens à cheval : « A cheval, c'est là une nouveauté, « dit Socrate à Polémarque qui vient de l'informer de ces nouveaux divertissements. Cette fête des Bendidies est alors célébrée, au Pirée, pour la première fois; ce qui étonne Socrate, ce n'est pas qu'il y ait à cette fête une course aux flambeaux, mais que cette course soit faite par des gens à cheval. Aussi, ajoute-t-il, comme quelqu'un qui vient d'entendre quelque chose d'extraordinaire et qui craint d'avoir mal compris : « Ils feront ce concours à cheval en tenant des flambeaux qu'ils se passeront les uns aux autres? Gomment dis-tu? » — « Oui, » dit Polémarque (3). C'est donc à l'époque de Platon que les courses aux flambeaux ont été faites pour la première fois à cheval. Au deuxième siècle, nous trouvons des lampadodromies aux Epitaphia (4) et aux Théséia, enfin , plus tard encore, nous en trouvons une pour les Anthestéries (5). Une inscription récemment découverte et qui serait de la fin du troisième siècle, fait connaître une lampadodromie pour la fête des Hermaîa (6).
(1) Harpocr., v. Xa(X7iàç. Scolies d'Aristoph., Ranae, 131 et 1087; Bekk., Ânec, 228.
(3) § 328 A : « 'Apà ye . ^ S' ôç , o08' ictts ôti XajXTràç ïcza.i Tipè; écxuépav à?' ïtittov TV] 6eto; — 'A9' I'uttiov ; ^v 6' éYf^ * î^atvov ye xouro. Aa^xTcàôia sxovteç SiaStoaouaiv aïlrfkoiç à[ji,i),Xo)[xevoi xoïç Ïtcttoiç ; 9i tcwç Xe'Yetç; — Ou'xtoç, 697)6 HoXéjxapxoç. »
(4) Voir Notes sur l'héortologie athénienne.
(5) Ross, Dèmes, p. 55, n° 29 : « ru(i.vaaiapXTl<7ocç tc5v 'AvôeaTYipicov xi^v XajJLTrdtSa. »
(6) Mitth. des deutsch.- arch. Instit., VIII (1883), p. 226 :
(( Eù[ji,ap£i8Y]; Eùçàvou EOwvufxsùç Xa[X7rà8t vt>n^<7aç "Epfxaïa àywvoOexouvToç... » Démétrius de Phalère remporta une victoire à la course des chars aux Hermaîa (Rangabé, 1079; Dittenb., Syll., 121). On connaissait aussi une lampadodromie célébrée en l'honneur d'Hermès et d'Héraclès (C. /. A., III, 123 : ''AÔXa xà x^ç vixïiç 'Qpàpto; 'Hpa[xXei8yi;] ? Xa[X7ràôaç 'Eppieiof 6ï5>ce xai *Hpa[xX£ïl. » Cf. cependant ce que dit M. Kôhler, loc. cit. Autres exemples de lampadodromies (C. LA., III, 122, 124, 1096, 1275, 1114»).
Le soin de préparer une troupe de concurrents, de les habiller constituait une liturgie , la gymnasiarchie , tout à fait analogue à la chorégie (1); tout ce qui touchait à cette liturgie avait été réglé par la loi (2) ; le gymnasiarque était désigné par les épimélètes de la tribu , puis il était constitué par l'archonte-roi (3) ; chaque tribu avait son gymnasiarque (4); on n'était gymnasiarque que pour une seule fête (5) ; les frais d'une gymnasiarchie sont portés par Lysias à 12 mines ; nous possédons plusieurs inscriptions dans lesquelles les lampadophores décernent un éloge et des remerciements à leur gymnasiarque (6).
Pour ce qui concerne les cavaliers , il est clair qu'il ne faut pas leur attribuer cette lampadodromie des Bendidies dont parle Platon; à cette époque, nous le verrons , les cavaliers ne prenaient pas encore part aux concours (7). Il n'en est plus ainsi au deuxième siècle , comme le montrent nos catalogues agonistiques des Théséia et des Panathénées. Nous connaissons les lampadodromies des Théséia pour cinq années :