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Ce qui frappe le plus dans cette liste, c'est l'importance attribuée au concours I'ttttwv ^suysi àSyicpaya) ; il y a deux prix, le premier de 140 amphores, le second de 40 ; ce sont, pour les premiers et pour les seconds prix , les chiffres les plus élevés que l'on trouve sur l'inscription ; dans ràywv yuptxoç , les plus beaux prix sont ceux du concours de la course au stade ; pour les enfants, le premier prix est de 50 amphores, le second de 10 ; pour les jeunes gens le premier est de 60 , le second de 12 ; l'indication, pour le concours des hommes faits manque ; ces prix devaient être supérieurs aux prix donnés aux concours des jeunes gens ; tout indique cependant qu'ils devaient être loin de s'élever à 140 amphores. On est en revanche étonné de la modicité du prix pour le
concours Ceuysi TTOfXTctxw.
On ne peut indiquer la valeur en drachmes de ces divers prix que d'nne façon approximative; Bœckh (1) trouve pour la valeur du prix de l'huile en Attique deux indications assez différentes; d'après l'une, le métrète d'huile vaudrait 12 drachmes; d'après l'autre, il en vaudrait 36 ; si l'on prend la moyenne, qui est ici 24, on a pour l'amphore, qui vaut un demi-métrète , une valeur de 12 drachmes.
Il faut observer que la rubrique TtoXsjxtffxvipiotç, 1. 9, ne s'applique qu'à deux concours (2), la course IWw xsXvixt et la course Itcttwv ^suysi ; il ne faut pas voir là des courses faites par la cavalerie athénienne, comme le croyait Rangabé (3), mais par tous les citoyens d'Athènes ; ce sont des concours U tûv toXcxcov : les citoyens font ici trois courses , deux avec le cheval ou le char dit 7ro>.£{A(arT7]ptov, la troisième avec le char dit 7io[jt,7rtxov ; les courses qui précèdent font partie du concours Ix ttocvxwv qui était de beaucoup plus important; ainsi s'expliquent les différences entre la valeur des prix ; nous aurons d'ailleurs à revenir sur cette question.
(1) Staats., I, p. 140.
(2) Sauppe l'avait déjà très justement remarqué [Insc. Panath., p. 5).
(3) Antiq. hell, II, p. 670.
LES JEUX ÉQUESTRES DES PANATHÉiNÉES. 233
Inscriptions 966 à 969.
Les autres inscriptions contiennent toutes des catalogues agonistiques donnant la liste des prix avec les noms des vainqueurs. Elles sont d'une époque plus récente ; on les place toutes dans la première partie du deuxième siècle avant notre ère ; elles appartiennent donc à peu près à la même époque que les catalogues des Théséia. Malheureusement, ici encore, les lacunes sont nombreuses; parfois même , les monuments ont péri et nous en sommes réduits à des copies tvbs imparfaites; c'est le cas, par exemple, pour le catalogue qui donne la série la plus complète et la plus claire desjeux, l'inscription C. 1. i., II, 968 ; nous n'avons qu'une copie très fautive due à Peyssonel ; Bœckh est arrivé cependant à restituer ce texte presque en entier (1), sauf sur quelques points où il semble que l'inscription offrait déjà des lacunes quand Peyssonel l'a copiée.
Comme nous l'avons dit, c'est toujours après l'àywv Yu;i.vtxoç que ràywv iTTTTtxoç est indiqué; le dernier exercice gymnique est la course armée, Ô7rXiTV]v (2) ; après, viennent les concours del'àTrogàTviç et de r^^jviox^oç, qui, dans nos catalogues complets en cet endroit, ouvrent toujours, sauf une seule exception, la série des jeux équestres. Nous avons dressé , comme nous l'avons fait pour les catalogues des Théséia , la concordance des catalogues panathénaïques pour ce qui concerne l'àywv kirtxdç. Cette concordance comprend cinq inscriptions et sept catalogues. Comme on peut le vérifier, il y a, entre ces différents textes, une analogie assez grande , malgré des différences inévitables , pour qu'on puisse reconstituer ce qui était, en règle générale, les jeux équestres de la grande fête d'Athêna.
(1) Annali deW Instituto, 1829, fasc. I. II. Kkine Schriften, VI, p. 386-402.
(2) Cf. plus haut, p. 208.
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