PREMIÈRE PARTIE
Amour ! Amour! Quand tu nous tiens On peut bien dire: Adieu Prudence !
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Page 1.4 Les homme inConstants D
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MISS PIMBÉCHE. 15
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«Cette vengance devra rester mémorable dans l’histoire de l'humanité, et former le plus beau Chapitre de l’histoire des femmes !
(Moi, Pimbôche Caquet, descendante de la noble famille des Hautde-verbe, je veux Contribuer, pour Ma faible part, à l’œuvre de la rétribution. (C’est Pourquoi j'entreprends de tenir ce “Journal intime” dans lequel je consignerai les noirceurs, les trahisons et les ruses infernales dont J'ai pu souffrir ainsi que plusieurs de mes amies, et dont Œuelques-unes de mes lectrices sont peut-être à la veille d'être victimes.
(Heureuse si, quelque jour, ces pages tombent sous les yeux d’un e,ces anges dont los noirs tyrans qu'on appelle les hommes aiment tant à Couper les ailes! Heureuse,
Je Dassai trois nuits sal pendant trois les Magasins, et, le J'étais armée de
16 MISS PIMBÈÊCHE.
Si je puis ainsi en arracher un seul à labime !,
— On verra, par la suite de extraits, à quel âge et d circonstances Miss Pimbéche dut écrire cette page furibonde qui forme, pour ainsi dire, le prospectus de son « Journal»—Je Continue à Copier les Passages les plus Saillants de cette œuvre originale :
ces ans quelles
Page 5.4 J'avais seize ans, (je ne les ai plus !)} mon excellente mère me dit un jour : «Tu es invitée au bal que notre amie Madame de Villeneuve donne jeudi prochain.
L'état de ma santé ne me permettra point de t’accom Pagner, mais je tiens à ce que tu Y Sois, prépare ta toilette »....... … J'étais enchantée, as dormir :
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MISS PIMBÉC HE. 17
Page 10.—1Je suis allée à ce bal; J'ai beaucoup dansé, surtout avec le fils aîné de notre amie. I à été assidu près de moi toute la soirée, je pense que je ne lui déplais pas.
ier il est venu m'apporter un superbe bouquet, et, pendant que maman Causait avec une autre Personne, il m'a dit à voix basse :
» J'espère que J'aurai le plaisir de VOUS voir au grand bal qui à lieu la semaine prochaine, je sais que vous serez invitée»—J'ai été un peu surprise de cette invitation, car je connais à peine la famille qui donne ce grand bal.—Mais enfin, J'irai, car ma bonne mère me le permettra sans doute, elle a l'air si heureuse de mon bonheur ln
Page 12.—« Le grand bal à eu lieu et jy étais. Je me suis beau- Coup amusée ; le fils de Madame de Villeneuve m'a de nouveau
jeune homme, Mais il n’est pas
entourée de toutes sortes de prévenances. Mais j'ai vu avec peine qu'il partageait ses attentions entre cette horrible petite Charlotte Beau- Vais et moi. Une idée de vengeance m'a traversé le Cœur, et j'ai dansé plusieurs fois avec le beau Léopold
/erner qui, après le bal, nous à ACCOMpagnés, mon frère et moi, Jusqu'à notre demeures
Page 15.—« Le petit manège que Je fis l’autre jour, dans le ferme espoir de vexer Monsieur de Ville.
neuve, n'a point semblé lui causer de peine, 1] est venu nous faire deux visites dans l’une desquelles il a rencontré le beau Léopold.—
est égal, en voilà deux que je tiens ! Je nai plus qu’à faire mon choix! Je Puis encore attendre.
Monsieur de Villeneuve est très.
aimable, je crois que c’est un beau
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