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Plan he I
[l 12. Deux cavernes du poumon droit
15. Grande caverne du poumon droil 14. Caverne dans un bloc condensé :
Hydrothor ix à droilt
Marmand
Planche V
15 Trois cavernes volumineuses du poumon gauche
16 \spect hvdroaérique de la
base oaucnc
Marmand
NON TE RE OP TT RS Te
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À. IMAGES RADIOGRAPHIQUES.
Nous pouvons grouper en trois types les différents
aspects cavitaires.
[. — Bulle de Bouchard.
Généralement arrondie, elle est parfois elliptique ow ovoïde et cette irrégularité de forme est due soit aux ales subies par les parois de a poche sou-
tractions in6g n scléreuse du poumon, soit aux pres-
mises à la réactio sions mal équilibrées sur ces parois.
La taille de ces cavernes est très variable, elle peut aller des dimensions d’une paume de main (PI. IT, graphie 5) et plus, à celle d’une pièce de un franc (PI IT, graphie 7).
Leur nombre varie d'un sue fréquent de n’en trouver qu’une seule lors est de grande taille (PI LV, graphie 13).
Mais ce qui est plus important ce sont les qualités de transparence de cette bulle. Trois cas peuvent se pro-
& à l'autre ; il est plus que la caverne
duire :
40 On obtient dans la station verticale une image parpartie supérieure de la caverne est claire, ortion inférieure est opaque avec Un + horizontal correspondant à la
Ÿ, graphie 16; PI. IV, graphie 11).
ticubère : la tandis que la p niveau parfaitemen limite du liquide (PI.
C’est l’aspect hydroaérique.
90 Au moment de l'examen le liquide de sécrétion ayant pu être évacué rainage par une quinte de toux.
jette sa cavité en clair et
Ja caverne ne contient que
de Pair, dans la bronche de d L’excavation pulmonaire pro
ses parois sous l’aspect d’un cerele foncé ; cet anneau marque la limite de la perte de substance du parenchyme correspondant aux tissus sclérosés et infiltrés ; l'épaisseur des parois dépend de limportance des réactions péricavitaires, C’est l’image typique de la bulle.
30 On n'obtient qu'un foyer d’ombre arrondi, devenant elair à la suite de la toux ou lors d’un examen ultérieur,
Concordance des images radiographiques et des pièces anatomiques. PI. I, graphie 1 : cette radiographie correspond à la pièce anatomique Î que nous avons décrite dans le précédent chapitre.
Au point de vue radiologique nous trouvons :
a) Une caverne de 6 centimètres de diamètre, dont la partie inférieure se projette à 2 centimètres au-dessous de la clavicule gauche et dont la partie interne est à 1 centimètre du manubrium sternal.
b) Une caverne de la dimension d’une pièce de un franc siégeant dans la partie supéro-externe de la région apexienne gauche.
c) Des taches foncées irrégulièrement dispersées.
Nous voyons que les images radiographiées se superposent bien exactement aux constatations néCropsiques. E
Types évolutifs de bulles.
Cette division, dificile à faire, repose sur les différents aspects des contours cavitaires.
a) Cavernes à contours flous et indécis creusées dans un lobe infiltré : la constatation des bords flous indique
une Ron en tes commande la prise de radiographies pratiquées à intervalles réguliers.
f) Cavernes à contours nets dansun pa renchyme clair: . cette catégorie paraît répondre à la forme fibreuse. - +) Cavérnes à contours effacés : on à alors affaire à une 5 excavation éteinte dont les bords se confondent avec le tissu réparateur,
IT. — Aspecis fpongreute
Cet autre aspect radialogique des cavernes pulmo- naires est de constatation plus délicate, caril peut prêter à confusion. Ils ont été décrits par MM. Mautoux et. HET à FF,
À. — Aspect en mie de pain.
Sur une aire plus ou moins étendue de tonalité générale IE on Apeneou des se sombres SAR |
D tre et circonscrivent des ne plus Aou L° enble - rappelle l'aspect d’une pierre meulière, ou, mieux, celle d’une tranche de pain bien levé avec ses alvéoles iné-
gales et multiples. »
B. — Aspect en nid cie
COn dirait que tous les espaces clairs sont d’égales dimensions, ayant moins de un centimètre carré de surface; : fréquemment les plus petits ont un contour polygonal et sont régulièrement espacés. Il est rare qu'ils se groupent en très grand nombre, La distance entre les : uns et les autres est habituellement faible. Ils se pro
jettent sur un À 0H gris. On afraht Vo sous les peux “un morceau de radiateur d° automobile. »
Cet aspect est généralement plus facile à voir sur les clichés que sur l’écran ; il s’observe surtout dans 14 = #5 moitié supérieure du thorax, La visibilité est bonne si & ". les alvéoles sont larges et contrastent avec P opacité du fond, ce qui arrive pour la zone comprise entre la elavicule et le hile. | ; LT 2 Concordance des images radiographiques et des pièces 0 >; anatomiques. PI. 1, graphie 2: Cette radiographie correspond aux pièces anatomiques IT et IIT. On constate : Poumon droit: Aspectspongieux au-dessous de la cavE cule ; il est formé par des lignes sombres s 'entrecoupant
et limitant des alvéoles RE et ee se ur
pain.
Poumon gauche : Aspect spongieux au-dessous et en ne
dehors de l'articulation sterno-elaviculaire. Il est constitué par des espaces clairs rapprochés les uns des attire, à contours polygonaux ou circulaires, se projetant sur. un fond gris. C’est de l'aspect en nid d’abeïlle. Krpee Ces images radiographiques se superposent aux exca- er. vations constatées à l’autopsie. L'aspect en nid d'abeille F2 Ye \ Re de à une grande caverne cloisonnée; l° ne en “ mie de pain a des géodes multiples. ARE
IT. — Cavernes avec bronche de drainage.
Cette sorte de caverne a surtout été étudiée par P. Ameuille. L'image eavitaire est sous forme d'une zone plus où moins opaque présentant des fragments de contours. De là part une mince bande claire bordée de
# | deux Hdinées. linéaires et parallèles se dirigeant vers le Chile.
- Cétte bronche de drainage a, à l'écran, des parois
| Éniits plus nettes que celles des grosses bronches.
EC
Résultats statistiques.
+ = Les recherches pratiquées à Pampithéâtre, en com- Er parant les images me et les pièces anatoee Eu nous ont montré
FF La fréquence plus ARE des images à type Bou- chard pur, de 50 à 52 #.
IT. La rareté des aspects spongieux qui n’atteignent rune 13 e des cas considérés,
B. — ASPECTS RADIOSCOPIQUES.
Tous lès mouvements, quels qu'ils soient, détermi- nent des répercussions dans l’appareil respiratoire et * c’est par des ombres en mouvement que la physiologie s'exprime actuellement sur l'écran puisque la radiocinématographie n’est pas encore assez entrée dans l’usage pour qu'on puisse prendre un film comme on prend un. tracé électrocardiographique.
Nous envisagerons successivement les variations de orme des cavernes puis les modifications aux mouveme nts.
# 10 Modifications de forme. — Elles sont surtout nettes rsqu'il s’agit de cavernes jeunes, peu sclérosées. Au jment de la toux, la périphérie de l’image se déformé,
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l'aire circonserite diminue d’étendue et la cavité sé
plisse «comme une bourse dont on tirerait les cordons ».
Cette variation de forme est pathognomonique de la
caverne ; elle est d'importance considérable. Malheu-
-reusement, il faut que la caverne soit du type Bouchard
à parois peu épaissies, pour que l’on puisse constater
: cette déformation. Les aspects spongieux et les cavités sclérosées ne présentent pas cette modification, ;
20 Modifications aux mouvements. — a) Lors des
mouvements respiratoires les cavernes centrales suivent
les déplacements de Parbre bronchique ; dans quelques
cas la caverne se dilate un peu à linspiration, se rétré-
cit parfois à l'expiration.
© b) Les cavernes présentant du liquide sont HUE EN
aspects spongieux changent peu d'aspect.
c) Au moment de la toux les cavités centrales, situées
les mouvements de l'arbre bronchovasculaire ; len-
14 ment costal et l'amplitude de ce mouvement dépend
| + *, de l'éloignement de lécran.
; e L'aspect en nid d'abeille, difficile à constater à l'écran, Fe ù est très peu modifié par la toux, tandis que l’aspeet en FA mie de pain est susceptible de changer de configuration | L£ 2
"e dans ses grandes lignes et de se déplacer en masse.
° # | d) Les déplacement: latéraux ne modifient pas les 4es aspects hydroaériques. Les schémas ci-dessous mon- > 5 trent que le niveau du liquide reste toujours parfaite- HA ment horizontal quelle que soit la position du malade. Fe Lorsque la caverne est d'assez grande dimension AE ca le liquide bien fluide et en quantité suffisante, le fait à ec | | A
Ge. ‘ Ex
Ve par les battements cardioaortiques. Les bulles et les
semble se déplace toujours en sens inverse du mouve-
près du hile ou des grosses bronches, jouent en suivant
À nee
de secouer le malade fait onduler la limite supérieure du liquide et permet d’avoir la sensation de flot : c’est ce qui correspond à la suceussion hippocratique de l’auscultation,
À côté de ces variations d'aspect constatées et admi-
ses par la majorité des radiologistes, il nous faut parler
= RL = FF Fi. 7 Fic. 8 Position verticale: Inclinaison du thorax du côté gauche
d’une modification découverte, chez un tubereuleux avancé, par MM. Herscher, Guénaux et Thévenard. Les auteurs virent qu’en position postérieure la caverne examinée se voilait pendant les secousses de toux, de là le nom donné à ce signe : le phénomène du rideau. I semble bien que les explications fournies par les auteurs après constatation nécropsique soient insullisantes pour que ce signe passe dans le domaine courant et de plus 1 n'y aeu qu'une seule observation relatant ce phénomène,