‹ Les Cavernes PulmonairesChapitre 14 sur 22 · B. — FAUSSES CAVERNES · texte numérisé non relu

B. — FAUSSES CAVERNES

La difficulté est bien plus réelle pour éliminer les fausses cavernes, Il est classique de réserver cette dénomination à des cavités intrapulmonaires mais non pas parenchymateuses : telles le pneumothorax partiel, la dilatation des bronches. ’

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Ï. — Origine pleurale,

1° Pneumothorax partiel,

C’est sans doute le pneumothorax localisé qui constitue la fausse caverne dont le diagnostic e$t le plus malaisé, Classiquement le diagnostic paraît simple : les signes du pneumothorax, hyperelarté, aspect hydroaérique, phénomène paradoxal de Kienboeck doivent suffire. En réalité aucun de ces signes n’est pathognomonique : Les images hydroaériques avec mouvement de flot se voient dans les deux cas pourvu que la caverne remplisse certaines conditions dont nous avons parlé au chapitre des aspects radioscopiques. De plus les signes tels que le phénomène paradoxal de Kienboeek et le mouvement pendulaire du médiastin n’existent que si le pneumothoràx est en rapport avec le diaphragme ou le médiastin.

Seules des nuances permettent d'orienter le diaonostic : | S

a) Le liquide dans le pneumothorax partiel est généralement plus abondant que dans la caverne, et il a peu de tendance à diminuer ou à disparaître. -

b) La localisation du pneumothorax localisé est de règle aux bases, exceptionnellement aux sommets.

c) Le contour du poumon et de la plèvre viscérale, normalement confondu avec le contour de la plèvre pariétale, se voit d'habitude ainsi que les adhérences pleurales qui se présentent sous forme de bandes ou de tractus allant de la plèvre pariétale au poumon rétracté.

d) Forme : Le signe le plus important, du pneumothorax partiel, à notre avis, c’est que l’on ne trouve

ar

presque jamais un contour circulaire et qu'il y a irrégularité constante de forme,

20 Pleurésies enkystées vidées.

Les pleurésies enkystées évacuées par vomique sont souvent difficiles à différencier d’une image hydroaérique et particulièrement lorsqu'il s’agit d’une pleurésie interlobaire ou diaphragmatique,

a) Pleurésie interlobaire enkystée. — On obtient une image lacunaire un peu spéciale, La zone claire, remplie de l’air qui a pénétré au moment de la vomique, est à grand axe horizontal ; le liquide donne, à la partie inférieure, une ombre opaque assez limitée, c’est une image en fuseau. I peut arriver que l’image change de forme, que le contour devienne convexe sous la poussée des liquides. Il faut revoir le malade plusieurs fois ; l’image de la pleurésie interlobaire est essentiellement variable puisqu'il suffit que la vomique vienne de se produire pour qu'il n’y ait plus qu'une cavité claire entourée d’un tissu de sclérose pleurale. À ce moment il est impossible de porter un diagnostic et ce n’est que lors d’un examen ultérieur, si le liquide s’est reformé, que l’on peut prévoir l’origine de la lésion. ;

5) Pleurésie diaphragmatique enkystée. — L'image est celle d’une cavité remplie de liquide, mais le contour supérieur de la poche est le plus souvent mal délimité, peu net.

3° Abcès sous-phréniques vidés.

Cette erreur est plus rare. Il s’agit de collections sous

diaphragmatiques s’ouvrant dans les bronches et se

traduisant à l’écran par une petite poche claire au sein

LIARS

d'une ombre anormale. Le signe de Kienboeck, les symptômes cliniques et surtout la localisation en hauteur doivent guider le radiologiste vers l’idée d’une

lésion sous phrénique.

4° Sclérose interlobaire.

Fréquemment chez des tubereuleux présentant des zones de condensation de la partie supérieure du poumon, on croit voir un aspect cavitaire. En réalité, 1l s’agit d’une fausse caverne dont le fond et les parois sont constitués par l’interlobe supérieur sclérosé, déformé ensuite, présentant une concavité regardant l’apex et, en avant par l'ombre de la deuxième ou de la troisième côte. Ce qui différencie cet aspect d’une caverne c’est que le contour circulaire est incomplet puisque la partie supérieure se perd dans l’opacité du sommet condensé,

De ce type de fausse caverne on peut rapprocher celui déterminé par une symphyse cardiaque après résorption d’un pneumothorax.

Il. — Origine pulmonaire, 1° Sclérose lobaire.

Elle a surtout été étudiée par Ameuille qui a donné de nombreux exemples de sclérose pulmonaire prise pour des cavernes du lobe supérieur. Elle semble se caractériser par sa localisation aux sommets, par l’irrégularité des contours donnant assez peu souvent un aspect circulaire ; les contours de la plèvre viscérale ont d’ordinaire une apparence claire, ainsi que l’espace situé en dehors de la rétraction. Un exemple récent nous a permis de vérifier ces signes.

Dilatation des bronches - Nid de piseon

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