‹ Les Cavernes PulmonairesChapitre 15 sur 22 · ER · texte numérisé non relu

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2° Dilatation des bronches.

Autrefois 1l était pour ainsi dire impossible de faire, à l'écran, le départ entre une caverne et une bronchectasie à forme cavitaire, On ne voyait qu'un élargissement des ombres hilaires ou quelquefois, au sein d’une obscurité des bases, des rubans clairs répondant au trajet des bronches dilatées.

Depuis l’emploi du lipiodol pour l'examen des cavités bronchopulmonaires, l’anatomopathologie radiologique des bronches a fait un grand progrès.

Actuellement on peut décrire trois types bien différents de dilatation des bronches :

a) Aspect en grappe de raisin. — Le malade étant debout, on injecte 15 à 20 centimètres cubes de lipiodol par voie transglottique. On obtient une image formée par un nombre plus ou moins grand de petites geodes groupées par deux ou trois à la manière de valvules et présentant un niveau liquide surmonté d’une clarté arrondie en dôme, :

Les bronches normales s'opposent par la netteté de leurs divisions aux images des dilatations voisines. Les lésions sont disposées en étage le long de la bronche dilatée. |

Dans le décubitus on obtient des taches polygonales groupées autour de l’arbre bronchique et les geodes ressemblent ainsi à des fruits arrondis suspendus à une branche. C’est ce que Sicard et Forestier ont désigné sous le nom d’aspect en grappe de raisin. Cet aspect caractérise la dilatation ampullaire.

b) Aspect en algue. — Ce second type répond à la dilatation en doigt de gant. La station verticale ou le

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décubitus modifie peu cet aspect ; il n’y a pas de niveau liquide. Sur les radiographies on a une image rappelant une algue ou une branche de fucus.

c) Aspect lacunaire. — Il est déterminé par les grandes dilatations bronchiques remplies de mucosités. Le lipiodol ne peut y pénétrer et seule cette bronche bouchée ne se dessine pas. Si on fait tousser le malade au cours de l'examen, il peut arriver que les mucosités se déplacent ; le lipiodol pénètre alors dans la cavité que l’on voit nettement communiquer avec la bronche efférente,

Cette forme est de diagnostic très diflicile surtout avec les cavernes munies d’une bronche de drainage. Dans ce cas la caverne est noyée dans un tissu condensé et opacifié et ne se dessine que par la bronche efférente.

3° Adénopathies vidées.

IT faut encore éliminer certaines ombres annulaires situées près du hile et produites par des ganglions caséeux vidés. La situation spéciale de ces images, l’opacité très grande des contours, les densifications péribronchiques ont des chances d’aiguiller le diagnostie

vers la lésion causale.

49 Calcifications.

Au niveau des hiles chez certains tuberculeux en voie de guérison ou chez d’anciens mineurs, on peut rencontrer des aspects annulaires qui correspondent à des calcifications ou à des dépôts de charbon disposés en cercle, le plus souvent le long du bord gauche du cœur. Ce qui les distingue d’une caverne c’est surtout l’opa-

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cité très grande comparable à celle d’un corps étranger et la netteté des bords. On trouve également ces faux aspects au niveau des régions apexiennes.

Il faut encore citer les déviations de la trachée, le plus souvent à droite ; déviations angulaires ainsi que l’ont montré Armand-Delhlle et Darbois.

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