CHAPITRE V
AUSCULTATION ET RADIOLOGIE
Pour décrire et situer les cavernes pulmonaires avec tant d’exactitude, la radiologie peut sembler le seul mode d'investigation utile. On n’a pas manqué de le dire — à tout le moins de tenir l'investigation clinique pour caduque et d'intérêt très accessoire.
«M. Laennec décrit les cavernes pulmonaires comme s'il les voyait » disait pourtant Broussais. Et dans la majorité des cas il faut convenir que l'exploration clinique du thorax nous apportait des résultats suffisants.
Il y a plus : elle fournit parfois des renseignements que la radiologie ne peut donner et ce serait une grave erreur que de condamner et abandonner la méthode de Laennec. Elle ne fait pas double emploi avec la radiologie : ces deux méthodes se complètent l’une l’autre harmonieusement.
J. — Lésions échappant à la radiologie et perçues à l’auscultation.
En effet, on a pu aller jusqu’à prétendre que l’exploration du poumon pouvait se passer de l’examen radiologique, puisqu'il est des cas où palpation, percussion, auscultation dépistent des lésions qui échappent au
radiodiagnostic.