‹ Les Cavernes PulmonairesChapitre 18 sur 22 · SUD · texte numérisé non relu

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Un exemple : certaines lésions tuberculeuses, des cortico-pleurites de faible densité ne s’accompagnant d'aucune densification du parenchyme pulmonaire restant, donnent des signes indiseutables à l’auscultation, mais, restent invisibles aussi bien sur l’écran que sur la plaque. C’est à Mantoux et Maingot qu'on doit la démonstration de cette limite de sensibilité de Pexploration radiologique.

IT. — Les poussées évolutives.

Ce ne sont là que cas d'exception. Le grand intérêt de l’auscultation reste de renseigner sur le mode évolutif des lésions. Bruits secs et bruits humides, quoi qu’on en dise, sont de valeur bien différente pour le pronostic. Qui songe à nier l'importance de l’auscultation du parenchyme péricavitare? -

Sans doute, comme nous l’avons montré, 1l est permis d’après l’aspect de la eaverne, la confrontation d'images en série, d'évaluer à peu près l’âge de la cavité et sa tendance anatomoévolutive. Mais c’est encore l'oreille —- sous laquelle elle éclatera — qui sera le meilleur juge de la poussée évolutive.

[TL — Tout praticien n’est pas radiologiste.

Malgré les efforts des constructeurs pour mettre au point un matériel transportable et de prix abordable et la diffusion de la radiologie, le praticien n’a ni les appareils, m1 les notions spécialisées nécessaires au radiodiagnostic.

Les cas sont nombreux où, appelé d'urgence, exet:

çant en pleine campagne, il doit se contenter des méthodes stéthacoustiques.

La radiologie, 11 va sans dire, comporte d'énormes avantages. Elle permet d'affirmer à coup sûr la caverne, de la situer en profondeur comme en hauteur, de voir ses rapports avec les ombres bronchovasculaires. En un mot, elle est capable de dresser « la carte » des lésions. Par-dessus tout elle fixe une image durable et elle rend possible la comparaison avec-un cliché antérieur ou bien ultérieur. |

L'avantage lui reste encore lorsqu'elle dépiste des cavernes que l’auscultalion ne trahissait point et nous allons revenir sur ces cavernes muettes.

Nous envisagerons en effet :

19 La concordance des signes radiologiques et cliniques.

= 29 La discordance de ces signes.

30 Les lois régissant et expliquant cette discordance.

49 La nécessité de l'association et de la confrontation

de ces signes,

1° Concordance des signes cliniques et radiologiques.

A. Le syndrome cavitaire parfait. — C’est celui où tous les signes cliniques se trouvent réunis pour prouver l'existence d’une grosse perte dé substance circulaire.

Cliniquement : Matité, souffle et râles caverneux, gargouillements, retentissements de la voix et de la toux,

Radiologiquement : Bulle de Bouchard.

Il faut le redire : c’est le cas du «trou dans le poumon » et il ne représente que 52 % des cas examinés.

B. Les syndromes cavitaires accessoires. — Ces syn-

LEFOURNIER SE

dromes sont certes presque aussi souvent rencontrés. Ils donnent :

Cliniquement : Des signes de ramollissement en masse, spélonculaire, avec matité, souffle, râles bulleux de toutes tailles, retentissement de la voix et de la toux.

Radiologiquement: Ce sont les aspects en mie de pain et en nid d'abeille que nous avons décrits.

La concordance de ces signes entraîne évidemment d'emblée le diagnostic. Ce sont les cas « faciles ». Is ne

sont pas les seuls.

29 La discordance.

Depuis les travaux de De Cérenville, Sabourin, Ribadeau-Dumas, Rist, Ameuille et Gally, 1l est devenu banal de signaler la discordance entre la réalité et la traduction radiologique d’une eaverne d’une part et son expression clinique d'autre part.

Nous distinguerons : e

19 Les cavernes muettes ;

20 Les cavernes masquées ;

30 Les cavernes camouflées ;

4° Les erreurs de localisation clinique des cavernes.

Enfin nous exposerons les lois qui régissent et expliquent cette discordance entre la chinique et la radiologie.

À. — Les cavernes muelles.

, Les cavernes muettes sont celles qui ne se traduisent pas à l'oreille — tout en donnant une image cavitaire typique.

Pour Burnand et Carrard 55 % des cavernes pulmo=. naires sont muettes. Sur 121 cas, où l’image radiologique

était indiscutablement cavitaire, l’auscultation dans 69 cas ne donnait pas de renseignements.

I faut du reste s’entendre sur le terme de « cavernes muettes »,

a) Parfois : aucun signe clinique n’est perçu. Celleslà seules méritent vraiment le nom de cavernes inaudubles.

6) Plus souvent : les signes sont discrets, faisant croire à une lésion bien moins importante. À vrai dire, : elles entrent plutôt dans les catégories suivantes.

B. —— Les cavernes masquées.

Ce sont celles qui, associées à d’autres lésions pulmonaires : induration, condensation, ou pleurales : pleurites, épanchement, dissimulent leurs signes propres derrière ceux de ces lésions associées,

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