‹ Les Cavernes PulmonairesChapitre 20 sur 22 · LE SITES · texte numérisé non relu

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des fausses cavernes cliniques, qu’on ne retrouve pas à la radio : ce sont les cas bien connus :

de la dilatation des bronches ;

du pneumothorax partiel ;

des pleurésies enkystées évacuées ;

des pleurésies abondantes avec poumon plongeant;

des scléroses pulmonaires comprimant une grosse bronche.

Dans la tuberculose pulmonaire elle-même :

les poussées évolutives ;

les phénomènes de la « pneumonie nécrosante » de Sabourin ;

les corticopleurites intenses.

Tous ces cas peuvent réaliser un syndrome pseudocavuaire que lexamen radiologique viendra démentir.

Enfin, dans ce cadre, nous ferons encore entrer les cavernes propagées : on croit à des cavernes bilatérales, alors qu'il n’y a que propagation de bruits cavitaires du côté malade au côté sain. Ce cas est certes plus fréquent qu'on ne le croit, ainsi que l’a montré Salomon (Soc. Méd. Hop. 1921). Lorsqu'on veut poser l’indication d’un pneumothorax thérapeutique, on voit tout l'intérêt qu'il peut v avoir à réduire par la radiologie Pétendue des lésions cavitaires et à prouver leur unila-

téralité, 3° Raisons des discordancés cliniqués et radiologiques. Los régissant la sttéhacoustique des cavernes pulmonaires.

Depuis longtemps déjà Grancher avait montré que pour impressionner l'oreille les cavernes pulmonaires

étaient soumises à certaines lois,

nn

Ces lois sont aujourd’hui connues avec une précision suffisante ; :

A. — Loi du volume minimum.

Pour se révéler à l’auseultation, une caverne pulmonaire doit avoir une étendue suflisante, ne s’abaissant pas au-dessous du volume d’une petite noix. Elle doit renfermer aussi un certain volume d’air, plus grand que le volume des solides et des liquides contenus par la caverne. Cette loi, édictée pour la bulle unique, vaut

aussi pour les cavernes spongieuses, à bulles multiples.

B. — Loi de la profondeur maxima.

Une lésion pulmonaire située trop loin de loreille peut rester ignorée de celle-ci. Les auteurs modernes — et en particulier P. Ameuille — ont prouvé que la profondeur de la zone auscultable variait de trois à cinq centimètres. Cette profondeur varie encore : suivant la densité du tissu pulmonaire ; suivant les régions examinées.

Il en résulte que certaines parties du poumon échappent à l’investigation du clinicien. Des reliefs du squelette : clavicule, articulation scapulohuméraie, omoplate surtout, gênent encore l’auscultation et augmentent le

nombre de ces zones inaccessibles,

Zones inaccessibles.

Nous allons illustrer cette loi de la profondeur maxima et des zones inaccessibles par lexamen de trois coupes du thorax.

Fi. 10.

Coupe I. — Cavcrnes inaudibles du sommet. — Coupe passant par la

1te dorsale.

En hachures : Zone auscultable,

I et 11 : Cavernes inaudibles situées en dedans de l'articulation scapulohumérale.

L'une (caverne I) est trop centrale, trop profonde pour pouvoir transmettre un bruit quelconque à l'oreille collée à l’une quelconque des parois thoraciques.

L'autre (caverne 11) est plus superficielle, mais elle est mal placée : elle siège juste en dedans de l'articulation scapulo-humérale. Aucun siéthoscope ne pourra ÊtEe mis en bonne position pour l'interroger.

me Le. :

Fig. IL.

Coupe 11. —Cavernes centrales inaudibles.— Coupe passant par la 3e dorsale.

En hachures : Zone auscultable. à I : Caverne centrale : ne donne aucun signe au stéthoscope À qui ausculte en avant, ou À’ qui ausculte dans l aisselle. La loi de la profondeur maxima indique qu’elle est trop profonde pour être étendue, II : Caverne plus superficielle, mais mal placée : elle est située en dedans de l’omoplate, d’une côte et par là inaccessible au stéthoscope B, € e-

Cette même coupe (IT), faite plus bas, au niveau de la base, vaudrait pour des cavernes centrales qui seraient là encore inaudibles,.

En résumé : la loi de la profondeur maxima et l’existence de zones inaccessibles font que les cavernes échap-

pant à l’auscultation sont :

Fic: 12.

Coupe 111. — Cavernes inaudibles du hile, — Coupe passant par la 6e dorsale,

En hachures : Zone auscultable.

I et IT: Cavernes situées le long du bord médiastinal du poumon dans la région hilaire; cavernes trop profondes pour être perçues par les stéthoscopes A ou B.

19 Au sommet : les cavernes situées en dedans de

l'articulation scapulo-humérale.

20 À la base : les cavernes médianes ou juxtamédias-

tinales.

39 Partout : les cavernes centrales ou juxtamédiasti-

nales,

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