CHAPITRE PREMIER
(Mode de formation des images cavitaires)
L'image radiologique d’une taverne correspond-elle toujours à une excavation du parenchyme pulmonaire? Telle est la question actuellement en suspens.
Ce doute a été soulevé principalement par les auteurs américains Honei], Sampson, Heise, Brown et surtout Anderson. En Europe Jacquerod, de Jong et Pestel cette année ont admus que beaucoup d’ombres annulaires étaient d’origine pleurale.
Les travaux de Burnham et Kingbrown, de Bèclere, Sergent, Piguet et Giraud, ceux de Burnand et Carrard en Suisse, de Saye en Espagne et surtout la très belle étude d’Assmann en Allemagne nous amènent à contredire lopinion des anticavernistes. Les recherches que nous avons pratiquées à l’amphithéâtre de Laënnec nous permettent d’aflirmer que là où il y a image eavitaire 1] y a trou dans le poumon.
Et cependant les lésions que l’on trouve à Pautopsie ne sont pas identiquement semblables à celles constatées sur le cliché. La loi française interdit les autopsies avant que quarante-huit heures se soient écoulées. Pendant ce temps les phénomènes cadavériques transforment les cavités ; celles qui étaient sèches se remplis-
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sent d’exsudat ou de sérosité : d’autres s’affaissent ; et maloré ces modifications Les lésions révélées par le film se superposent étroitement à celles constatées à la nécropsie,
Pour qu'aucune perte de substance n'échappe à l’examen, nous débitons le poumon comme un cerveau en grandes tranches minces et parallèles au plan frontal. Ces coupes répondent à la projection du poumon sur le chché et permettent le contrôle exact,
À la suite de ces recherches nous avons vu que les images radiologiques de caverne correspondaient à quatre types anatomiques .de cavités.