‹ Les cavernes superficielles et leur traitement par le pneumothorax: Importance de l'exploration pleuraleChapitre 18 sur 27 · PARALYSIE DE L’'HÉMI-DIAPHRAGME · texte numérisé non relu

PARALYSIE DE L’'HÉMI-DIAPHRAGME

Phrénicectomie

Les résultats obtenus par l’arrachement du nerf phrénique et la paralysie de l’hémidiaphragme ne semblent pas réguliers.

On a signalé, tantôt des guérisons, tantôt aucune amélioration, enfin, même après une disparition passagère de la cavité, un assez long temps d’observation est nécessaire, car les récidives ne sont pas rares.

La radiokymographie nous a montré, d’ailleurs, qu’assez souvent les mouvements d’une caverne étaient directement en rapport avec ceux des côtes et non avec ceux du diaphragme.

Dans un pneumothorax qui n’est pas complètement efficace, si nous constatons que le poumon est adhérent au diaphragme et que la cavité, par sa situation, est dépendante de la mobilité de la base pulmonaire, la phrénicectomie pourra en compléter heureusement l'action.

Les conditions de l’intervention ont été mises en évidence dans un article récent de M. G. Porx et KR. ETIENNE.

Si le pneumothorax est impossible et que les cavernes soient localisées à la base, peut-être la para-

lysie de l’hémi-diaphragme pourra-t-elle donner un espoir de guérison.

Enfin, si la thoracoplastie ne peut être envisagée, la phrénicectomie sera une opération palliative qui pourra amener une amélioration de l’état général et même une stabilisation des lésions.

Si cette opération a l’avantage d’une gravité moindre dans l'intervention, par contre, elle diminue la surface respiratoire, ce qui explique les moins bons résultats obtenus dans la thoracoplastie après phrénicectomie.

L’incertitude des résultats a amené les chirurgiens à envisager une opération d’épreuve.

Alcoolisation du nerf phrénique

Lorsqu’elle a été réalisée avec soin, elle nous donne des résultats comparables à la section du nerf phrénique. Elle a l’avantage de ne pas paralyser définitivement le diaphragme. Elle permet ainsi de récupérer la base pulmonaire si, dans l’avenir, une autre intervention était nécessaire.

Son action, qui dure pendant quelques mois, nous indique les avantages que peut tirer le malade de cette intervention et, si cela est nécessaire, elle peut être complétée dans la suite par une phrénicectomie.

Section du nerf sous-clavier et phrénique accessoire

L’arrachement du nerf phrénique pouvant, dans certains cas, ne pas donner une paralysie absolue et

définitive de l’hémidiaphragme, on a complété l’intervention par la recherche et la section des nerfs sous-clavier et phrénique accessoire qui, par leurs anastomoses, peuvent occasionner la reprise des mouvements du diaphragme et supprimer ainsi l’action recherchée.

SCALÉNOTOMIE ET ALCOOLISATION DES NERFS INTERCOSTAUX

Dans les lésions du sommet, on peut avoir intérêt à immobiliser la paroi thoracique et à empêcher le développement fonctionnel des mouvements de l’hémithorax supérieur que provoque souvent la phrénicectomie. C’est alors que la section des muscles scalènes unie à l’alcoolisation des nerfs intercostaux complètera l’action de la paralysie du diaphragme.

L'APICOLYSE

S’adressant à des lésions du sommet, elle peut agir, quand le pneumothorax est impossible. Par sa gravité moindre, elle peut intervenir alors que l’état général du malade ne permet pas une thoracoplast'e. Cependant la mise en place d’un corps étranger à proximité des lésions fait courir à notre malade un risque qui ne peut être négligé.

Toutes les méthodes de collapsus chirurgical que nous avons passées rapidement en revue et même le pneumothorax nécessitent chez notre malade une défense active de son organisme contre la maladie.

COR OOE"

La rétraction des lésions favorise la guérison et aide la cicatrisation. Mais la cure sanatoriale reste notre élément le plus actif pour permettre au malade la mise en action de tous les éléments qui lutteront contre l'infection tuberculeuse.

Page 1