LES AUTISTES DE LA RENAISSANCE
d'Ecouen, celle splendide demeure que tous les artistes du temps, y compris Bernard de Palissy, furent appelés à décorer de peintures, statues et bas-reliefs. Partout s'y lisait la devise de la famille : Dieu soit en aide au premier baron chrétien.
En montant sur le trône, Henri II s'empressa de rappeler le connétable, qui perdit la bataille de Saint-Quentin. Anne, vers la fin de sa vie, avait toujours môme valeur, même impétuosité, mais la forlune, qui aime surtout les jeunes, s'était tournée contre lui. Catherine de Médicis, quoiqu'elle le détestât, se servit de Montmorency |Kiur l'opposer aux protestants, qui avaient grandi au point de tenir campagne contre les troupes royales. Montmorency ne fut pas heureux dans la guerre civile : à Dreux, il fut fait prisonnier; à Saint- Denis, où il avait pour adversaire le prince de Condé, il tomba frappé de huit coups mortels. On le transporta à Paris, où il expira au bout de deux jours de souffrance. Il répondit au religieux qui l'exhortait à avoir bon courage : «Croyez-vous donc que j'aie vécu qualre-vingtc ans pour ne pas savoir mourir un quart d'heure? »
Ses obsèques furent magnifiques : Ronsard en a consacré le souvenir par une longue épître à l'honneur d'Anne de Montmorency, premier baron chrétien.
m.viii