‹ Les Celtes dans les vallées du Pô et du DanubeChapitre 106 sur 144 · Brizio, op. luud., pi. VI · texte numérisé non relu

Brizio, op. luud., pi. VI

i 76 LES CELTES ET LES GAULOIS

caractère, tendent donc à restreindre considérablement le rôle des Gaulois en Cispadane. Les Gaulois y ont plus détruit qu'ils n'ont fondé. Ils n'ont fait que passer dans la contrée sans y prendre racine, si ce n'est sur la bande de terre occupée par les Sénons où le rédacteur du Périple de Scylax les trouve encore établis vers l'an 300 en les qualifiant de restes de Vinvasioîi, à::cÀ£'.©0évT£ç tyJç vtpaxtiaç. Mais les nécropoles sénonaises n'ont pas encore été retrouvées.

Nous avons dit que les Gaulois {Galettes) avaient laissé de leur passage dans le Milanais des traces analogues à celles que nous avons signalées dans la Cispadane. Les points explorés sont ici encore plus nombreux, bien qu'à vrai dire les constatations de ce fait ne remontent pas au delà de 1878.

Avant cette époque, pouvait dire M. Pompeo Castelfranco2,

Fig. 111. — Bracelet gaulois à godrons, tombe des environs de Bologne ".

on considérait comme introuvable en Transpadane une tombe gauloise. Celles qui eussent mérité ce nom étaient alors classées sous les étiquettes de ligures , ^ombriennes ou d'étrusques, quand elles n'étaient pas qualifiées de romaines. L'élément gaulois n'avait été reconnu sans conteste que dans la Cispadane, àMarzabotto, au predio Benacci et à la Certosa*.

M. Castelfranco, le premier, montra dans quelle erreur on était. Un mémoire publié par lui en 1879* a ouvert un horizon nouveau en signalant, dans la Brianza, entre Côme et Milan, des tombes auxquelles il était impossible de refuser un

Page 1