Sacken, Hallstatt, pi. VIII, fig
4° Casque ayant la forme d'une demi-sphère ou d'une coupe, se terminant par une pointe comme la Pickelhaube moderne et orné sur les côtés de cercles, dont le centre est marqué par des pointes. Ce casque, porté par les cinq fantassins qui forment le second groupe de la situle de la Certosa, n'était encore connu que par cette représentation, lorsqu'on en a découvert plusieurs tout semblables dans les tumulus de Sanct- Margarethen (fig. 62, n° 3).
5° Au cours des fouilles faiters en 4880, par le Musée de Laybach, on a trouvé un chapeau conique en treillis avec un grand nombre de clous de bronze. Ce casque tomba malheu-
Fig. 60. — Situle de Trezzo.
reusement en morceaux, mais il est facile d'en reconnaître le type dans la coiffure des quatre derniers guerriers de la situle de Bologne.
Nous ne pousserons pas plus loin cette énumération. Ce qui précède suffit à établir deux faits d'une haute importance :
1° Que les casques figurés sur les situles de Bologne et de Watsch se sont retrouvés en nature à Watsch et à SancU Margarethen ;
2° Que plusieurs de ces types de casques ne se rencontrent pas ailleurs.
Il n'en faut pas davantage, semble-t-il, pour prouver que les guerriers figurés sur les bronzes de la Certosa et de Watsch ont réellement existé en Carniole et ont été ensevelis dans les tombeaux de cette région. Il devient, dès lors, tout à fait im-
Fig. 61, 62. —Casques de Watsch et de Sanct-Margarethen.
possible de voir dans ces objels autre chose que le produit d'un art local et indigène.
Plusieurs guerriers de la situle Zannoni (fig. 68) et de la plaque Windischgraetz (fig. 67) portent sur l'épaule ou brandissent de la main droite une hache d'une forme particulière. Elle est attachée à un manche flexible, uni au fer de l'arme à l'aide d'un système de clous; la tête de ces clous est parfaitement visible sur l'un de nos monuments (fantassin de droite de la plaque de Watsch, fig. 67). Celte arme, que l'un de nous a proposé d'identifier à la cateia gauloise l, est certainement particulière aux tribus de cette région ; des fers de hache analogues, en bronze et enfer, se sont souvent rencontrés dans les sépultures, tant de la Cisalpine que de la vallée du Danube. On en connaît même deux exemplaires qui sont
Fig. 63. — Situle de Capodaglio (Este).
des armes de luxe, et ont servi d'insignes de commandement. L'une d'elles, dont le manche en ivoire est rehaussé d'ambre, appartient au Musée de Florence.
En queue de la procession religieuse (seconde zone de la situle Zannoni, fig. 68), marche un personnage coiffé d'un chapeau bizarre, qui rappelle celui de Basile dans le Mariage de Figaro. Ce personnage tient à la main, suspendue à la façon d'un seau plein d'eau, une plaque de forme singulière qui commença par intriguer beaucoup les archéologues. Cette plaque a été retrouvée près de plusieurs urnes cinéraires, notamment à Villanova. Le battant en bronze qui l'accompagne toujours en révèle l'usage : c'est une plaque- cloche analogue à celles dont on se sert encore en Autriche, dans les stations de chemin de fer, pour annoncer le départ des trains.