‹ Les Celtes dans les vallées du Pô et du DanubeChapitre 75 sur 144 · Voir L. Rouaselet, L'Inde des Rajahs, p. 12G · texte numérisé non relu

Voir L. Rouaselet, L'Inde des Rajahs, p. 12G

DANS LES VALLÉES DU Pft ET DU DANUBE

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Kuffarn (Slyrie), présente une seule zone figurée, que nous reproduisons sur trois registres (fig\ .74) avec une vue d'ensemble de la situle restituée (fig. 75). Nous y retrouvons le combat du ceste, précédé d'une scène religieuse à détails obscurs et suivi d'une course de chars. Dans la scène religieuse (à gauche), un personnage debout devant un homme assis, coiffé du grand chapeau à la Basile, tient une cuiller à pot ou simpulum : or, un simpulum analogue a été découvert dans la tombe de Kuffarn1. Un détail curieux et où l'on serait presque tenté de voir une intention de caricature est celui de l'oiseau posé sur les reins cambrés de l'aurige, qui conduit le char à droite du troisième registre; il n'y a là cependant qu'un exemple malencontreux de l'emploi de l'oiseau comme motif banal de décoration.

Nous ne pouvons oublier la situle Benvenuti découverte à Este (fig. 76), qui, bien que les scènes y soient moins compliquées et entremêlées de figures fantastiques, confirme également, par quelques épisodes du premier et du troisième registre, le réalisme des précédentes. Elle a été publiée avec grand luxe par son propriétaire, qui a cherché à en expliquer les détails dont quelques-uns sont encore obscurs ; nous renvoyons le lecteur à ces hypothèses, où nous ne saurions nous attarder ici 8.

Comme nous publions les gravures de la plupart des situles dont il subsiste autre chose que des fragments indistincts, il est inutile, après ce qui vient d'être dit, de les décrire avec détail. Toutes ces scènes se mouvant, si l'on peut dire, dans une même sphère, portent témoignage de la même civilisation. Enfin, nous appellerons l'attention sur une intéressante série de fragments découverts à Moritzing dans le Tyrol (fig. 77). On croyait autrefois qu'ils avaient appartenu à une même situle, mais M. F. de Wieser a démontré, en 1891, qu'il faut y voiries débris de plusieurs objets, dont deux, une ciste et un vase à

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