XXX INTRODUCTION
les réponses qui les suivent, sont à peu près les mêmes, avec moins d'accentuation toutefois, que ceux que nous avons observés dans les Rondeaux du xv e siècle l ; ils se rapportent toujours à des faits de prononciation.
i° Dans les mots où au xm e siècle Ye forme diérèse avec la voyelle ou la diphtongue qui suit, l'absorption de Ye est beaucoup moins avancée que dans les Rondeaux :
— dans le groupe e -f a, la diérèse persiste :
créant lx, i5; lxxxv, ii; meschè'ance xxxvi, 34; néant lxxxiii, 25 ;
(néant lxxiv, 3, en une seule syllabe, semble bien être mis pour nient lxiv, 9, etc.).
— dans le groupe e -f é, la diérèse persiste généralement :
veés XLVin, 19; lxvh, 7; lxxii, i6;lxxxiv, i; (vejr, en une seule syllabe, ne se rencontre qu'une fois xxxh, 22).
— dans le groupe e + i\ la diérèse est de règle :
apreïsse lxiv, 27; meïsmes rép. vu, 26;
asseyr xi, 16; preïst xxin, 4;
beneïsse lxiv, 25; veïr iv, 12; lxxxii, 25; rép.
déistes xl, 27, etc. ; xni, 17, etc.
feïst xxvii, i5; lxi, 25, etc.;
1. Rondeaux et autres poésies du xv« siècle, publiés pour la Société des Anciens textes français (Paris, 1889), p. lt-lix*