‹ Les cent ballades: poème du XIVe siècle composéChapitre 17 sur 77 · INTRODUCTION XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIII

quente conseulx, rimant en eus (lxxxiv, x 5> txxxvm, 10; c, 4; rép. m, 9).

5° L't adventice des verbes en ter tend à disparaître (plutôt dans les réponses que dans le corps du poème). Nous voyons ainsi, rimant en er :

eslongnier lxxxi, 16; jugier rép. vin, 32; x, 5;

chargier rép. vin, 12; prisier rép. vin, 16.

— rimant en é :

conseillé rép. vu, 21 ; courroucié rép. vu, 23 .

— rimant en ée :

alegiée xxx, 12.

6° Dans les mots aprins, pourprins (un, 5, i5), où l'analogie a fait rétablir Yn tombée du latin prensus, nous constatons la prononciation ins (au lieu de is) justifiée ici par la rime, prononciation qui a été hésitante jusqu'au xvi e siècle ".

A la date où furent composées les Cent Ballades, la déclinaison depuis longtemps déjà n'existait plus dans la langue, qui ne connaissait pour les substantifs d'autre distinction que celle du singulier et du pluriel. Dans un assez grand nombre de cas cependant 9 pour les besoins de la rime, ou plus rarement pour la mesure du vers, le nominatif en s de l'ancien français prend la place du cas régime. Ce sont là de vraies licences poétiques

1 . Ch. Thurot, De la prononciation française, t. Il (i883), p. 497-

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