‹ Les cent ballades: poème du XIVe siècle composéChapitre 59 sur 77 · INTRODUCTION LXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LXIX

vaient répondre autrement que par là glorification de la fidélité, aux enquêteurs des Cent Ballades. Et cependant, à les juger d'après leurs actes, que de chevaliers se montrent oublieux de lçurs devoirs envers les femmes,. comme ceux dont M. Piaget a rappelé les noms, après les avoir cités au nombre des membres de sociétés amoureuses M

Quant aux réponses favorables au caprice en amour, elles sont assez peu aimables pour les dames du xiv* siècle, qui ne sauraient toutefois y trouver une appréciation exacte de leur moralité ; dictées à deux vieillards par lès regrets du temps passé, ces réponses rie : fôftt <juë répéter contre la femme, en se servant d'exemples connus, des lieux communs rertouvèféà : de l'annuité et des Pères de l'Église.

Le procès reste pendant^ et les quatre réponses qui ne prennent parti, ni pour, ni Contre, déclarant par exemple, comme Jean de Mailly, que les deux solutions sont bonnes, le compliquent encore . Là question est posée d'ailleurs depuis longtemps, depuis toujours ; c'est une des formes de l'éternelle lutte du réel et de l'idéal, du matériel et du spirituel, t du Corps et de l'Ame, entre lesquels l'humanité doit faire son choix. De nos jours, Alfred de Musset a résumé les arguments des deux parties dans une charmante poésie 2 , de style déjà un peu vieilli, mais restée vraie quand même. Lui. non plus, n'a pas conclu ; et les deux jeunes hommes qui dans son Idylle vantent les charmes si différents de leurs

i. Romania, t. XX, p. 446-447.

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