XXIV INTRODUCTION
réponses, ce qui nous frappe, en dehors d'une faute commune à A et à C due au rubricateur, Chatnbrillart au lieu de Chambrillac (ii, i), c'est surtout la parenté très étroite ' de A et de B :
son amie gaillarde (A) au lieu de sa manière gaillarde i, 22 ;
de s* amie gaillarde (h) — —
servir — sieuir v, 21;
interversion des deux rimes droittement et nettement w, 35;
femme au lieu de seule vu, 22 ;
mainte dame — par tout dame vu, 27;
son corps — son temps viii, 26 ;
par tout s'' amour — s' amour par tout ix, 8 ;
priant par tout — par tout priant iHy 14.
Pour rétablissement de notre texte, ne pouvant arriver à donner un classement exact des manuscrits, nous les avons divisés en deux groupes ABC et EFG, et avons suivi le ms. C, qui est le plus ancien et a été écrit à Tusage d'un des auteurs ; il porte de plus de nombreuses corrections qui prouvent le soin avec lequel il a été révisé. Nous avons mis en notes les leçons fautives de C que nous rejetons et aussi quelques mots que nous avons corrigés, où des finales féminines comme soies j tristes j etc., se confondaient graphiquement avec les terminaisons masculines soie\y triste^^ etc. Nous avons distingué aussi, suivant rétymologie latine, les sons sifflants du ç et de 1'^, et adopté la graphie parçui^ (xcix, 3o) et non parsuis, poursevoir (c, 19) et non pourcevoir, etc. Quant aux
I . Ces manuscrits ont encore ce point commun que tous deux commencent leur second feuillet par le m6me vers : Ma dame^ ma chierté loée (ii, i3).