‹ Les cent ballades: poème du XIVe siècle composéChapitre 42 sur 97 · INTRODUCTION XLIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLIII

prépondérant dans la composition des Cent Ballades (c'est lui en effet qui demande leur concours à ses trois collaborateurs; c'est à lui, à l'exclusion des autres, que s'adresse l'une des réponses, celle de Jean de Mailly), on comprendra facilement que l'auteur du Livre des faits^ ayant à rappeler la part prise par son héros à cette œuvre poétique, n'aurait osé ne pas mentionner à côté de lui le nom de l'auteur principal et reconnu pour tel par les contemporains, tandis qu'il pouvait se permettre de passer sous silence les deux autres comparses, morts depuis plus de dix ans. Nous dirons donc, en combinant les données fournies par le Livre des faits et par le poème des Cent Ballades, que ce dernier ouvrage, dont le cadre est l'œuvre commune des quatre auteurs \ a été presque en entier versifié par le sénéchal d'Eu, aidé partiellement par Boucicaut, par Crésecque et par Philippe d'Artois, dont la collaboration ne saurait être exactement définie, la langue, la versification et les idées développées ne présentant pas d'éléments suffisants d'appréciation.

Ce sénéchal d'Eu qu'on a voulu identifier avec Guillaume d'Eu % avec Guillaume des Bordes 3, ou son fils, Jean des Bordes % n'est autre que Jean de Saint-Pierre, deuxième du nom, dit le Seneschàl,

1 . On a vu plus haut (p. vu) que pour Gaston Paris le cadre du poème est Tœuvre du sénéchal d*Eu.

2. Delaville Le Roulx, La France en Orient, cotft^/émeitf (1886), p. 80.

3. Léger, loc, cit., p. 18 et suiv. (cf. Hellot, loc, cit., p. i5, note i).

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