‹ Les cent ballades: poème du XIVe siècle composéChapitre 65 sur 97 · LX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LX INTRODUCTION

les amours vagabondes de Gauvain ' et d'Aubri le Bourgoing ^.

Les partisans de l'amour loyal, au nombre de sept, sont tous de jeunes hommes, fidèles au code d'amour en usage de leur temps. C'est d'abord monseigneur* de Tourainey Louis, frère du roi, qui avait épousé, le 17 août iSSg, Valentine de Milan. Ce prince ami de la poésie, qui devait plus tard porter le titre de conservateur dans la Cour amoureuse ^, ne saurait se ranger à l'avis de Renaud de Trie et de Chambrillac; la conclusion de sa chanson royale (réponse m) est que l'amant volage est haï de toutes les dames.

Lionnet de Coesmes qui vient ensuite, émet dans sa ballade ^ (réponse iv) l'idée qu'il faudrait avoir plusieurs cœurs pour aimer plusieurs dames. Ce personnage qualifié de messire par le manuscrit F, n'a laissé aucune trace dans l'histoire. Il devait appartenir à la famille des seigneurs de Lucé et de Pruillé; fils probablement de Brisegaud de Coesmes, frère par conséquent de Charles, de Jean et de Guillaume de Coesmes, dont les noms seuls

I. Gauvain, le neveu d* Arthur dans Tépopée arthurienne, est renommé pour ses galantes aventures (G. Paris, ïoc, cit., p. 100). ■ 2. Sur les amours de ce personnage, voy. Tanalyse du roman (TAuberi le Bourgoing^ par P. Paris, dans VHistoire littéraire^ t. XXII (i852), p. 318-334.

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