LXX INTRODUCTION
maîtresses, l'une toute de pureté intangible, Tautre de beauté plus abordable, terminent leur dialogue par ces vers :
Nous aimons^ c*est assez; chacun a sa façon... Et la femme qu'on aime aura toujours raison.
C'est, mieux exprimée, la pensée de Jean de Mailly. Nous nous garderons bien de prendre position dans un pareil débat; nous laissons aux lecteurs le soin de juger eux-mêmes, et d'après leur expérience, leur âge, leurs goûts, leur tempérament, leurs idées morales, de dire qui a raison du bon chevalier Hutin ou de la Guignarde jolie.
En terminant cette introduction, nous ne saurions oublier d'adresser nos plus vifs remerciements à tous ceux qui ont bien voulu contribuer à améliorer notre travail, et en particulier à notre commissaire responsable, M. Auguste Longnon, qui une fois encore nous a permis de mettre à contribution sa science à la fois si précise et si variée.
Paris, 3 novembre 1905.
Une fois pieça chevauchoie Entre Pont de Ce et Angiers.
Ainsi qu'en chevauchant pensoie, Vint près de moy uns chevaliers :
« A quoy pensez. vou^, amis chiers? »
Je lui dis que je ne^Woie.
Lors m'apflrIâ''tr<H>'voleDtiers, Pour ce qu'il vit -que jeune estoie.
r. Ct titre ett emprunté a>
H. A et F, où il figure à texptieit.
On lit en tête 4e cette ballade, dam B, nu destout de Ut de tête : Le chevalier anciao. — a. Epona.
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« Amis, vostre cuer est en voie Amoureaseï et voz destriers ; S'avez droit, car je ne saroie - - — - 1 2 Deviser un plus doulz mestiers.
Aussi Amours en ses dangiers Me mist quant vostre aage avoie* Et me ftt doulz es fais premiers,
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Lors entra en mon cuer la joie Qui y fu puis dix ans entiers, Car Amours, que si cliier tenoie^
20 Me fist de ses biens parsonniers
Et me fu vraiz et droicturiers, Car il sceut que ioiaux seroie ; Sy m'en fist ses dons plus pleniers,
24 Pour ce qu'il vit que jeune estoie.
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iW. Nia., ms.fr. aj6o.
Et des biens qu'Amours me donna Le premier fu Ooulce Pensée, Qui depuis tenu joieuz m'a Plus que nulle autre, mainte année, Car dedens moy fii si fermée Qu'a peine s'en peilst partir ; Et avec I7 me fu donnée Plaisance et Amoureux Désir.
Et
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De servir m'amour désirée, Ma dame, ma chierté loée, Mon cuer, quanque je volz chérir; Par quoi me crut nuit et journée Plaisance et Amoureux Désir.
Alors mon cuer dutout laissa Le désirer d'autre rien née ;
Vert II. Ce vtrt ttt tf/wli en marge dont C.
Plus ne volt, plus ne couToita Fors la joieuse destinée D'estre amé de la plus prisée Qu'on peUst ou monde choisir, Pour qui en mon cuer fist entrée Plaisance et Amoureux Désir.
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