LES GBtft fiÂLLÀDES
Lors lui prierez humblement Que sa douice plaisance adresse A croire et savoir fermemeat Que ce mal dont elle vous presse
2$ N'avez pas fait, et sa noblesse
Vueille cela tenir pour voir.
Lors ne le pourra desvouloir Par semblant; et s'ainsi avient.
Sien serez sans riens remanoir^
3<^ Car tousjours droit a droit revient.
Vers sg. rien* tst ajout/ dans C.
LES CENT BALLADES 8l
xu
Lors congnoistra de venue
Qu'avenue Est a son droit désirier ;
Desor vous tendra en mue, Sans que mue 6 Pour vous son vouloir premier.
Et se pour vous alîër
Et lier A s'amour qu'ârez voulue, Vous donnoit au rapaîsîèr Un baisier, 12 ' c Pour tant droit ne se remue.
Car sa manière esperdue-
Ne perdue N'ara ja de vou$ tricbier.
Telle guise a maintenue
Et tenue 1 8 Long temps, ce n'est d'uy, ne d'ier :
Bien vous sara apaier
Et paier
82 LES CENT BALLÂD0S
De vostre desconvenue ; Se vous la comparez chier, Ami chier, 24 Pour tant droit ne se remue
Lors iert l^amour parcreUe,
Dont creûe Fu Fausseté qu'eslongier Vous deffendra la vetie
Que eue . .
3o Arez par son faulx dangier
De celle qui de legier .
Alegier
Ne vous veult, trop s'en tient mue; S'il lui plaist vo cuer plaissier
Et blecier, 36 Pour tant droit ne se remue.
Vers 35. La troisième strophe (v. 25-^6) nwnqufi dans F. 3i . C a ajouté en marge De celle.
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Et direz' : "-
QiriJ'jinikis ésbateriièni' ' " '
N'arez tant qùé vous" verrez "'""
Et sarez
6 Que vousâlmelbiàlmëht ;"•'"•"'
Cuer, corps amouréùsèméilît, "^ '
Ligetnent ' En la servir sbùbzmèttrêz,' Et de ciier éntiëreineni ' ' ' Fermement'" ' I» Atousiours'mais'l'àmérèz.'"" '
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Adonc joieux devendrèz/ '^
Car en grez Prendra l'amoureux présent De vo cuer que lui dourrez, "• ^ Qui iouldi^îr^':: — 1 8 Que sien soit sans partement.
Vers 9. C surmettrez. — 18. C soit entièrement.
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